Autres mesures pour liquides
1°. — A partir du demi-décalitre jusqu'au double hectolitre, les mesures pour liquides ont la forme d'un cylindre dont la hauteur égale le diamètre. Elles peuvent être fabriquées en cuivre, tôle, fonte ou fer battu, à la condition d'être étamées.
Voici leurs hauteurs (en dixièmes de millimètre) :
Double hectolitre
Hectolitre
Demi-hectolitre
Double décalitre
Décalitre
Dem i-décalilre
Les règlements fixent l'épaisseur minima des tôles nécessaires
SfSTKME METMQCF 1T7
pour éviter des déformations trop rapides. Certaines mesures destinées à l'industrie laitière portent intérieurement des rainures formant des subdivisions.
L'erreur qui peut être tolérée en plus est fixée à 0,002 de la capacité, soit 2 décilitres par hectolitre. Je voudrais bien savoir quel procédé autre que la pesée serait capable de fournir cotte approximation.
:.*". — Pour le lait, les mesures (en fer-blanc'; sont des cylindres dont la hauteur égale le diamètre. Les erreurs tolérées sont un pou plus fortes que celles des mesures en étain.
131. Mesures de capacité en bois pour matières sèches. Les mesures en bois pour matières âèches 'graines,...' sont des cylindres dont le diamètre intérieur égale la hauteur. Quand, par raison de solidité, elles sont intérieurement garnies de traverses, lu hauteur doit être augmentée proportionnellement à l'espace occupé. Le tableau des hauteurs du S 130 est complété comme suit :
Double litre liïOG
Double tlécililn
Les mesures en bois (fi;
>re Demi-film
litre Demi-décilitre
nt formées d'une feuille mince de
Bordure^
chêne, de châtaignier, de frêne,... enroulée sur un mandrin et clouée à recouvrement. Leur bord supérieur est garni d'une lame de tôle rabattue intérieurement; leur bord inférieur est fretté d'un cercle de fer; le fond doit présenter une solidité suffisante. La rigidité est accrue par une traverse ou deux traverses en croisillon, quelquefois par une potence verticale.
La meilleure manière de vérifier la capacité des mesures en bois est d'utiliser une graine sèche et coulante (graine „ de navet). Par l'ouverture d'une frémi?.
(sorte d'entonnoir quadrangulaïre en bois fermé à sa partie inférieure par un tiroir), on fait tomber la graine dans l'étalon. On passe une règle iradoirt) de manière à remplir bien exactement, à ras du boni. On renverse la graine ainsi mesurée dans la trémie préalablement vidée, puis on remplît avec elle la mesure à vérifier. Si. la mesure étant pleine, il reste de la graine, le poinçonnage est refusé. Si l;i. graine ne remplit pas, il est possible de corriger le défaut.
Cette méthode de vérification exige un certain soin : elle n'a de
sens que si le tassement est le même dans les deux opération:
Ki
agitant les graines, surtout quand elles sont de formes irrégulières, on en modifie notablement la quantité qui remplit en apparence une capacité. C'est un art (!?) de verser la graine dans un boisseau de manière à n'en donner que le strict nécessaire pour ne pas voler formellement; c'est également un art (?!) d'user « habilement » de la radoire. La tromperie élémentaire consiste à la prendre flexible : elle est réservée contre les citadins qui se mêlent accidentellement d'agriculture.
J'insiste pour que mon lecteur réfléchisse à la difficulté d'étalonner et d'utiliser correctement les mesures de capacité, et aux raisons qui amènent peu à peu leur remplacement complet par des pesées. Cent kilogs se pèsent aisément à quelques centaines de grammes près : l'erreur est donc de l'ordre de quelques millièmes; cent litres se mesurent difficilement à un litre près. Si maintenant on remarque que, dans les transactions de graines, le gain des intermédiaires est de quelques centièmes du prix total, on comprend la nécessité de diminuer l'incertitude des mesures.
Poids.
.132. Poids de fonte.
Les poids en fonte de 50 et 20 kilogrammes sont des pyramides à base rectangle et à arêtes arron- ^ ^J*"*
Les poids de 10 kilogrammes p /n(\ 1
jusqu'au demi-hectogramme sont / //À\ \ 1
des pyramides dont la base est ^/4L^\Jfà*
un hexagone régulier (fig. 149). I / \ 1
Chaque poids est formé d'un J^/M^y)Jw
Fig. 149.
corps, d'un lacet, d'un anneau et d'une masse de plomb coulée servant à parfaire le poids^et à maintenir le lacet solidaire du corps. Le lacet est en fer forgé; l'anneau, également en fer, doit être soudé à chaud au marteau; il doit rester au-dessous du bord supérieur du poids. Le nom doit être inscrit sur la face supérieure.
Le plomb doit être coulé d'un jet et ne peut être rajusté à la lime. On le prend donc légèrement par défaut. On enfonce dedans un poinçon; dans le trou obtenu, on mate le petit morceau de plomb nécessaire à l'ajustage : c'est sur lui que le poinçon légal est appliqué.
Les dimensions des poids sont fixées par l'ordonnance, mais on exige seulement que leur forme ne s'éloigne pas trop manifestement des types indiqués. Voici les tolérances (en plus) et les erreurs relatives e en millièmes qu'elles représentent :
10 kilogs
5 kilogs
2 kilogs
kilog
1/2 kilog.
6 gr.
SrSTEME MÉTRIQUE
ble hectog.
hertog.
demi-hectog.
0,3 gr.
Les tolérances sur les poids de 20 et de 50 kilogs sont 10 et 20 grammes. '
L'ordonnance recommande d'opérer les vérilications par double pesée. Au reste, je ne vois pas très bien la vérification des poids de 50 kilogs à 20 grammes près.