Niveau à réflexion (Burol
Regardons dans un miroir vertical : la ligne de visée qui rencontre le centre de l'image de la pupille est horizontale (d'une manière générale, la droite qui joint un point et son image est normale au miroir).
Pour appliquer ce principe au nivellement, un pendule est suspendu à un axe A. Il est formé d'une plaque métallique P, des deux côtés de laquelle sont collés deux miroirs, de manière que leurs faces réfléchissantes soient parallèles. Une vis V permet de changer la position du centre de gravité du pendule, par conséquent de rendre verticales les' faces réfléchissantes quand le pendule est
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librement suspendu. L'axe A n'a pas besoin d'être rigoureusement horizontal, il suffit qu'il le soit à peu près.
Pour faire un nivellement, on place devant l'œil O une plaque
Fig. 173.
d'ivoire S percée d'un trou- qui représente la pupille : un trait noir N est tracé sur la plaque. On tient la plaque contre l'œil, de manière que le trait soit à peu près horizontal.
On se place à un mètre de l'instrument, de manière à voir l'image
N' du trait N dans le miroir, à peu pris au milieu de Véchancrure ÀB ménagée dans le tube T : le plan NN' est horizontal. Regardant à moitié dans le miroir, à moitié hors du miroir, on détermine les points de la mire qui sont dans le plan NN'. Pour vérifier la verticalité du miroir, on le soulève, on le retourne et on recommence la visée (fig. 175). On doit trouver le même trait de la mire. Sinon, on partage la différence en agissant sur la vis V. Le réglage est obtenu quand on lit le même trait delà mire avant etaprès le retournement.
La précision est d'un centimètre sur une mire à 30 mètres.
J'engage vivement le lecteur à construire un tel niveau (avec de la glace à miroir), ne serait-ce que pour se rendre compte de la possibilité d'une visée simultanément dans et à côté d'un miroir, et bien comprendre le principe de cettç méthode de retournement que nous allons
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Fig. 176.
retrouver sous un grand nombre de formes.