Rôle des diaphragmes
i°. — Un système optique n'est généralement pas stigmatique : au point À objet ne correspond pas un point A' image. Parmi les rayons issus de A, considérons seulement ceux qui forment un cône de petit angle solide : après la traversée du système optique, ils s'appuient sur deux petites droites normales entre elles et au rayon moyen du pinceau, droites qui sont les focales de Sturm. Entre ces droites se trouve la section du pinceau qui présente Taire minima (cercle de diffusion). Si les focales sont voisines, le cercle de dilïu-
sion joue le rôle d'image.
Comme ces propositions sont absolument générales, un système devient pratiquement stigmatique par une limitation des faisceaux utilisés, au moyen d'un diaphragme percé d'un trou assez petit.
Interposons donc un diaphragme limitant beaucoup l'angle solide des pinceaux. L'ouverture utile de l'appareil restant grande par hypothèse, chaque pinceau n'en utilise pour son compte qu'une très petite partie : il est comme traité par un appareil spécial dont il décèle les propriétés, ;'°. — Par exemple, un objet AB est placé devant un miroir M d'ouverture trop grande pour qu'il soit stigmatique. Disposons un écran K percé d'un petit trou devant l'objet. On trouve pour cet écran une position qui rend l'image A'B' la plus nette possible.
Quand ce résultat est obtenu, le faisceau issu du point lumineux A est réduit à un pinceau qui n'utilise qu'une petite partie du miroir : le point A n'émet de rayons utiles à la formation de l'image A' que ceux du cône qui s'appuie sur l'élément s.
(iénéralement l'image A'B' est déformée. L'appareil rendu stigmntique au sens imparfait délini ci-dessus, possède un champ courbe; de plus il y a généralement distorsion.
De l'étude des déformations de l'image, on peut déduire les propriétés des éléments superficiels du miroir et, d'après la manière dont ils se conduisent clans la formation des images, vérifier la définition géométrique de l'ensemble.
Fig. î'J-2.
OtlTEXTIOX ET ESSAI DES MIROIRS PLANS ET CO.VCAfES 231