‹ Construction, description et emploi des appareils de mesure et d'observationChapitre 182 sur 402 · Télescopes de Grégorietde Cassegrain · texte numérisé non relu

Télescopes de Grégorietde Cassegrain

1°. — Quelques instruments étant construits suivant ces types (le télescope de Melbourne* par exemple), force est d'en dire quelques mots (Kg. 200).

Le miroir est creusé en son centre d'une cavité cylindrique. Il

\VVWV^WWVVVx^\\^^^^^

Cassegrain Fig. 206.

Crépon

donne de l'astre À une image réelle A'. Elle est reprise, par un miroir elliptique M' (Grégori) ou hyperbolique M" (Cassegrain) qui en donne une image réelle au niveau du miroir M. On la regarde avec un oculaire ou un microscope à long foyer V.

Ces dispositifs permettent l'observation dans la direction de l'axe optique du miroir, ce qui est infiniment plus commode.

Le télescope de Grégori donne des images droites par double renversement; le télescope de Cassegrain donne des images renversées, mais il est plus court que celui de Grégori : le miroir M" est placé entre le miroir M et son foyer, tandis que le miroir M' est placé au delà du foyer.

Il semble d'abord que la présence des miroirs supprime une fraclion notable des rayons incidents. A la vérité, les miroirs, se trouvant plus loin de l'image réelle que dans le dispositif de Newton, doivent avoir une surface supérieure à celle du prisme : elle reste toutefois une petite fraction de celle du miroir M.

Les astres de plus grands diamètres apparents sont la Lune et le Soleil : leur diamètre vaut environ 30', soit 9 mm. à un mètre. A 10 mètres, le diamètre de l'image réelle est de 9 cm. Posons que le miroir M'a 2() cm. de diamètre et le miroir M 120 cm. : les diamètres sont comme 1 : <>, les surfaces sont comme 1 : 36.

OBTE.VTW.t ET ESSAI DES MIROIRS P/.A.YS ET CO.XCA f'ES 2jl

Par exemple, dans le télescope de Melbourne, qui est du type Cassegrain, le diamètre de M vaut 122 cm., celui de M" en vaut Xi; la distance focale principale est de 8,54 mètres.

l1". — Discutons les difficultés de construction de ces télescopes. Celui de Grégori est complètement abandonné. 11 impose, en effet, la taille d'un miroir elliptique d'assez grandes dimensions et de distance focale relativement courte; de plus, il allonge encore un instrument assez encombrant par lui-même. A la vérité, il donne de A' une image agrandie; mais nous savons que le grossissement est d'intérêt secondaire; il peut, du reste, être obtenu plus commodément par le microscope Y.

Les foyers de la méridienne elliptique de M' sont imposés en A' et en A". Si, pour ne pas trop allonger le télescope, on rapproche M' de A', le grossissement augmente; mais l'ellipse dillère de plus en plus <le la sphère obtenue par usure sur une matrice. Si on éloigne M' de A', on allonge l'appareil; de plus, on est conduit à augmenter le diamètre de M' pour ne pas perdre la lumière réfléchie par M : ce qui est contradictoire.

Le dispositif de Cassegrain est beaucoup plus avantageux. Le télescope est plus court, ce qui n'est pas négligeable. De plus, les aberrations de sphéricité du miroir M supposé sphérique peuvent être compensées par celles de M" supposé également sphérii/ue. (voir notre Optique géométrique), tandis que les aberrations s'ajoutent dans le dispositif de Grégori.

Page 1