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Valeur pratique du grossissement

i\ — Il parait d'aliord étrange que le pouvoir optique soit indépendant de la distance focale. C'est qu'on a une tendance à confondre le pouvoir sr/mrul'iir cl la «ti>.\:vi.s.\rnirHl. L'ne grande distance locale fournit un grossissement qu'on peut aussi bien obtenir avec l'ocu-

OBTESTtOtt ET ESSAI DES M/HOIRS PLA.XS ET CONCAVES 2'iO

la ire. Si les images de deux objets ne sont pas séparées, on aura Iicnu grossir, on ne les rendra pas plus distinctes. Le grossissement par allongement de la distance focale ou emploi d'un oculaire puissant ne peut, en aucune manière, suppléer au défaut, d'ouverture. Au contraire, avec une ouverture suffisante, les plus faibles grossissements, permettant de distinguer les images, su f lisent à rendre possible l'étude du détail, en raison de la linessc et de la netteté des images.

Quand, pour la même ouverture, on augmente la distance locale, on grossit dans le même rapport la distance des centres des images de deux points et le diamètre des disques qui constituent ces images. Le système est remplacé par un système semblable qui est plus grand, mais qui n'est pas plus distinct.

?**. — Revenons sur le grossissement que supporte raisonnablement l'image donnée par un miroir ou un objectif d'ouverture O.

L'n oeil d'acuité visuelle unité' voit nettement et distingue entre eux des caractères d'imprimerie ayant 5' de diamètre apparent.

Raisonnons sur un œil d'acuité 0,5; posons qu'il distingue le détail d'objets dont le diamètre apparent est 10' — (i00\

Nous venons de voir qu'un objectif parfait de 10 cm. d'ouverture sépare des objets dont la période est 1",45 : il ne sépare pas des objets de période apparente plus petite. D'où résulte qu'il est parfaitement inutile, avec un tel objectif, d'utiliser un grossissement supérieur à :

puisque ce grossissement rend nettement distincts à un œil me les derniers détails que l'instrument est capable de séparer.

Au lieu de 10 cm-, si l'ouverture est de 121.) cm. (télescope de Melbourne), le plus grand grossissement raisonnable est de l'ordre de :

411x12 = 5.000 environ.

Le télescope de Marseille a 80 cm. d'ouverture ; un grossissement de

414x8=3.300 environ

moyen

parait tout ce qu'il peut supporter utilement. Pour un grossissi plus fort, l'image est plus sombre et ne peut que paraître moins nette, étant plus grande et sans plus de détails. Que le lecteur se rappelle l'impression que causait à Gulliver la vue des charmes secrets des géantes : pour distinguer un objet, il faut ou embrasser l'ensemble.

3", — Mettons ce qui précède en formule, pour un n-il d'acuité 1 et pour la constante de Dawes ll",fi. L'ouverture l) étant exprimée en centimètres, le grossissement est :

G = 0 ^ = 2GO environ.

li.u

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Pour un objectif de 10 cm., le grossissement indiqué est 260. On trouve dans certains ouvrages la formule pratique :

qui donne des grossissements très faibles. Pour le grand cercle méridien de Paris, dont l'ouverture est de 24 cm. environ, G serait. compris entre 120 et 300. L'objectif, qui est excellent (Secrétan), doit supporter des grossissements plus forts : mais pour les observations méridiennes, il n'y a pas intérêt à l'imposer; en fait, les observations sont faites avec un grossissement de l.r>0, voisin de la limite inférieure.

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