‹ Construction, description et emploi des appareils de mesure et d'observationChapitre 184 sur 402 · Sidérostat · texte numérisé non relu

Sidérostat

V\ — En théorie, le sidérostat estime inventiori merveilleuse; il n'a cependant donné que des résultats médiocres, nous allons voir pourquoi.

II se compose d'un héliostat ordinaire de Foucault, disposé comme l'indique la figure 210, qui renvoie horizontalement les rayons.émis

yS^ Fig. 210.

par un astre; on les reçoit dans une lunette fixe dans laquelle on observe commodément l'image. Là-dessus, le dithyrambe est facile; je renvoie au manifeste publié par « un groupe d'amateurs d'astronomie » désireux de doter la science d'un moyen d'investigation exceptionnel et qui a fini par montrer la lanterne magique à l'Exposition de 1000. Il a même offert le résidu de son projet à l'Université de Toulouse, qui, pour une fois, a montré le bon sens de le refuser. Il s'agissait d'avoir une lunette de ln,,2r> d'ouverture et de p0 mètres de distance focale : ce qui était idiot, puisque ceux qui ne sont pas « amateurs » savent que le pouvoir séparateur est indépendant de cette distance ('S 179; : il est proportionnel à l'ouverture. Certes on ne peut pas augmenter l'ouverture sans augmenter dans une certaine mesure la distance focale. Mais Foucault, qui s'y connaissait, adoptait comme suffisante une longueur de télescope égale à six fois l'ouverture /': O — 0; ce qui donne 7m,50 de distance focale pour lm,25 d'ouverture. Même à supposer un rapport f\ O plus grand pour une lunette, on ne voit pas la nécessité de passer du

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rapport 0 au rapport -W, alors que dans les viseurs les meilleurs re rapport est inférieur à 1(1, Donc l'impossibilité de construire une lunctto de l",i"ï d'ouverture complètement utilisée, sans la maintenir fixe et horizontale, est d'imagination pure. Il su ('lisait de loi donner une longueur raisonnable et de grossir l'image avec nu uiieroseope bien calculé; le pouvoir séparateur serait resté le même qu'en s 'efforçant d'obtenir d'un seul coup le grossissement utile que l'ouverture permet d'espérer.

Mais la grande difficulté est d'obtenir un objectif de l'",li."i d'ouverture avec une matière sans défauts, c'est-à-dire sans souillures, sans trempe, etc. Il y a quatre faces à travailler, sans possibilité rie retouches locales à cause de la difficulté de localiser les fautes sur l'une des quatre faces . A ces difficultés quasi însiiriiiuu tables, ou superpose la nécessité d'un miroir plan de diamètre supérieur à 1 '»,&). Le lamentable échec do l'entreprise montre ce qmi vaut la conception première.

;"". — Je ne m'étendrai pas sur les valeurs relatives du télescope et de la lunette (S 20U\ Pour des grossissements énormes, le télescope est indiqué. Il ne comporte qu'une surface à laquelle on donne, avec de la patience et de L'habileté, la perfection désirable. Quant à la stabilité du tube, on l'obtient avec des supports convenables : ce n'est qu'une question d'argent. Or, avec tout l'argent qu'on voudra, on n'est pas sûr de réaliser un objectif de très grandes dimensions dont les images soient acceptables.

A égalité d'ouverture, un télescope coûte beaucoup moins cher qu'une lunette. Pour fixer les idées, la maison Steinheil de Munich fabrique des miroirs paraboliques r/=-=lKï"i delTi cm. d'ouverture pour l.fHXl francs, do 40 cm. pour O.OOIl francs. Les objectifs de même ouverture (/"= 12.0) valent 4.000 et 10.000 francs.

Remarquons toutefois que le champ d'un télescope est très petit. On peut annuler les aberrations pour un point de l'axe du miroir et pour les points très voisins: par aucun procédé on ne peut rendre un miroir aplanétique pour un champ étendu. Au contraire, un objectif ayant quatre surfaces peut être corrigé pour un champ relativement grand, sinon rigoureusement, au moins d'une manière suffisante.

La conséquence de ces remarques est que, pour l'élude des détails, le télescope est à conseiller, puisqu'il n'est pas impossible de travailler une. seule- surface, serait-elle de diamètre considérable, et d'augmenter ainsi le pouvoir optique. Au contraire, on doit réserver les lunettes aux pointés, aux mesures inierométriqiies : mi peut alors subordonner le pouvoir optique à d'autres conditions stabilité, commodité,...). Un sidérostat de dimensions re-Rlreinles |»>nl dune rendre des services analogues à ceux qu'on attend des équaloriaux coudés (S 20.">); mais espérer « voir la Lum- â un mètre » comme conséquence de la construction d'un instrument tel que le rêvaient « les amateurs» de 1900, est pure folie : en compliquant l'instrument, ils s'éloignaient du but annoncé.

Généralités sur la mise au point.

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