Généralités
i°. — Mettre au point, c'est amener l'image réelle F d'un plan P dans un plan R déterminé par des repères convenables (fils d'araignée tendus, traits sur une surface de verre, surface dépolie d'une glace).
Dans le cas d'une surface translucide (verre dépoli), la mise au point consiste à obtenir le maximum de netteté (appareils photographiques). Dans le cas d'une surface transparente, ce critérium perd toute valeur. En effet, le maximum de netteté existe toujours pour un certain plan P' qui ne coïncide nécessairement pas avec le plan R. A la vérité l'œil, armé ou non d'une loupe, ne voit nettement à la fois que les points d'un plan. Mais, outre que la différence des visibilités simultanées est difficile à distinguer quand les plans P'et R sont voisins, Fœil change son accommodation avec une rapidité extrême, de sorte qu'il considère comme simultanées des observations en réalité successives.
Le seul procédé précis de mise au point repose sur la parallaxe relative des plans P' et R quand on déplace l'aûl (voir S 94). L'observateur hoche la tète : les points du plan image P' ne doivent subir aucun mouvement relatif par rapport aux repères du plan R.'Le critérium est d'autant plus précis que le trou de l'œilleton est plus grand : au besoin on supprime l'crilleton pour la mise au point.
Si le repère est un fil, il est clair que le hochement de tête doit être normal à sa direction. Suivant que le plan P' est en avant ou en arrière du plan R, une figure simple montre que le déplacement relatif est d'un sens ou de l'autre. On conseille de mettre systématiquement au point en commençant par produire systématiquement de mauvaises mises au point qui amènent bien nettement ces mouvements de sens contraires.
V". — Le réglage de l'objectif producteur de l'image réelle par rapport au plan R se fait dans les viseurs au moyen d'une crémaillère C fig. 211 et 212) fixée le long d'une génératrice du tube inté-
VISEURS, LVXETTES, JVBIELLES 2:,;
rieur porte-réticule T. On l'actionne au moyen d'un boulon II el d'un pignon qui tourne dans une pièce P fixée au tube porte-objectif extérieur. Celui-ci est doublé sur une certaine longueur, afin que la crémaillère trouve son logement.
Quand une précision plus grande est nécessaire, les tubes qui portent le réticule et l'objectif sont reliés par un collier à vis i-i W*). Une graduation permet un réglage systématique.
.*". — Parfois la mise au point est rendue difficile par l'indétermination de l'objet visé. C'est le cas d'un ménisque de mercure dans un tube étroit (Rg. 213). L'éclairage prend un rôle, extrêmement important. Observons avec un viseur dont l'axe quasi horizontal passe à peu près par le sommet du ménisque. L'ne lumière S située ttu-tles&us du ménisque donne des refléta au-dessous de lui : nous sommes exposés à pointer le ménisque trop bas. Le procédé le plus correct d'éclairage est d'em- »-^ ployer un faisceau de
rayons parallèles et *■
horizontaux donné par un collimateur. A défaut de collimateur, on diaphragme le faisceau quasi horizontal yi !|3 qu'envoie la source
2, par un écran E qu'on place très peu au-dessus du ménisque. ( in emploie commodément pour cela un morceau de clinquant dont une partie constitue un anneau glissant sur le tube.
Nous verrons plus loin comment on procède pour les surfaces larges qui sont alors à peu près rigoureusement planes et horizontales (S 245). .