Presse hydraulique. Tubes et fils de plomb
l'\ — Dans certains cas on moule le métal, non plus à l'état liquide, mais à l'état demi-fluide ou pâteux. On doit alors exercer une pression qui peut être considérable.
On utilise commodément la presse hydraulique.
Elle est basée sur le principe de Pascal [Mécanique physique, § 175) : toute pression exercée sur une partie de la surface d'un
liquide se transmet en tous les points de ce liquide. Elle s'ajoute aux pressions qui préexistent en vertu, par exemple, de la pesanteur. Par conséquent, si dans la chambre E nous comprimons avec une pompe de l'eau à j> atmosphères [p kîlogs par cm1), nous exerçons sur le piston A dont la section droite est de Scm', une force totale de pS kilogs, force qui peut se chiffrer par un grand nombre de tonnes.
La construction d'une presse hydraulique ne présente rien de particulier, à l'exception du cuir embouti qui empêche l'eau comprimée de fuir entre le cylindre A et les parois du corps de pompe dans lequel il se meut. Ce cuir a la forme (représentée en B) d'une gouttière circulaire; ses portions cylindriques sont fortement appliquées contre les parois du cylindre et du piston, par la pression de l'eau qui se ferme elle-même le passage.
2*. — Tubes et fils de plomb.
Lés fils et tubes de plomb et d'ëtain sont fabriqués à la presse hydraulique. La chambre cylindrique C est fermée par un piston P. Le métal y est maintenu à une température convenable par un procédé quelconque (un bain d'huile H, par exemple). Quand la presse fonctionne, le métal est chassé par le trou d'une filière (§ 16).
Pour obtenir un tube, on arme le piston d'une tige cylindrique T.
Pour filer à froid, le plomb exige des pressions de l'ordre 5.000 atmosphères; l'étain exige 7.500 atmosphères. Mais la pression nécessaire diminue beaucoup si l'on chauffe. Fi 4
On utilise actuellement le même procédé pour le zinc chauffé de 30° à 70", et même pour les laitons.
On fabrique directement par compression des plaques de plomb et d'élain.