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Equatorial coudé

1*. — Entre autres défauts, l'équatorial ordinaire exige le déplacement perpétuel de l'observateur, qui est tantôt debout, tantôt assis ou mieux couché. La lunette est enfermée dans une coupole dont les dimensions sont énormes; il faut de temps en temps déplacer la coupole : d'où perte de temps, dérangement, corrélativement diminution dans la précision des mesures.

Pour remédier à ces défauts, Lœvy a fait construire Véijutttort'al coudé, que représente schématiquement la figure 2.'il>.

La lunette est brisée à angle droit. La portion voisine de l'oculaire tourne autour d'un axe parallèle à l'axe du monde. Le raccord optique est réalisé par le miroir plan M' (de 2S cm. de diamètre . L'axe optique décrit donc l'équateur quand l'appareil tourne autour de son axe. L'angle horaire est mesuré sur un cercle voisin de l'oculaire.

En avant de l'objectif, ajoutons un miroir plan de ill cm., incline & 45* et faisant corps avec un cercle gradué {de déclinaison,. Il tourne

autour de Taxe de figure de la lunette. Pour la position représentée de la lunette, il envoie dedans les images des astres qui sont dans le plan horaire normal au plan de la figure 239 (par définition, le plan horaire passe par l'axe du inonde).

Avec ce dispositif l'observateur n'a plus à se déplacer. La lunette étant coupée en deux, son porte-à-faux est moindre : la stabilité est augmentée.

Pour éviter la ternissure du miroir argenté M à l'air, on peut mettre l'objectif en 00.

Fiff. 13».

2". — Le dispositif précédent est incommode pour une raison qu'il importe de préciser.

Ramenons d'abord l'équatorial coudé à sa plus grande simplicité théorique : une lunette se meut dans l'équateur; elle est terminée par un miroir à 45° sur son axe optique : c'est exactement le théodolite d'exploration du S 280, à la différence que, dans ce dernier appareil, la lunette décrit un plan horizontal, au lieu de décrire un plan parallèle à l'équateur.

Supposons d'abord la lunette solidaire du miroir, ce qui est le cas du théodolite d'exploration (le miroir est remplacé par un prisme à réflexion totale}.

riSEUJtS, LUNETTES, JUMELLES SSO

Représentons schématiquement{fig. 240) en OL la lunette, en OAH le plan horaire exploré (c'est un plan vertical dans le cas du théodolite) quand tourne le miroir autour de l'axe OL. Il est clair que les éléments A et B du cercle horaire font leurs images en A' et B'. Si nous voulons que les fils du réticule restent les uns parallèles, les autres normaux à l'élément de cercle horaire dont on voit l'image, il faut que * la lunette tourne avec le miroir, du même angle, dans le même sens; ce qui est le cas du théodolite d'exploration. Fi 2i0

Dans l'emploi de l'équatorial, à miroir solidaire de la lunette, le fil de déclinaison reste normal à l'image de l'élément de cercle horaire, comme dans la lunette méridienne.

Mais il n'en est évidemment pas ainsi quand la lunette et son

micromètre ne sont pas solidaires du miroir, dans l'équatorial coudé ci-dessus décrit en particulier. Quand le miroir tourne, le micromètre ne tourne pas automatiquement; il faut donc changer à la main son orientation, d'une quantité égale au changement de déclinaison.

Pour éviter cet inconvénient, on complique l'instrument d'une manière intéressante en théorie, qui me parait d'un fonctionnement précis douteux.

Si la lunette n'était pas coudée, on la ferait tourner en bloc, ce qui ne serait déjà pas une mince affaire. Comme elle est coudée, on la constitue par deux groupes de tubes ;'fig. 21J ;. Les extérieurs sont solidaires du cube G; le miroir M' leur est invariablement fixé. Les intérieures portent d'un côté le micromètre, de l'autre le système

miroir-objectif : ils engrènent l'un sur l'autre à angle droit par les extrémités qui se trouvent dans le cube G; ils tournent ainsi du même angle dans le même sens.

Je passe sous silence les systèmes de galets qui maintiennent les tubes mobiles à l'intérieur des tubes fixes leur servant de support, et tout le mécanisme d'une complication extrême, mais facile à imaginer. Pour changer la déclinaison, l'astronome agit avec une barre sur un système d'engrenages commandant simultanément les deux tubes mobiles.

Maintenant, quand on me raconte que le cercle de déclinaison donne les 10" d'arc, je reste sceptique sur la valeur effective de cette précision nominale!

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Lunettes diverses*

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