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Lunette de Galilée

i*. — La lunette de Galilée (fig. 243) se compose d'un objectif

achromatique L et d'un oculaire divergent O formé d'une lentille de flint dont la distance focale /*est ordinairement [de 2 à 3 cm. Les objets examinés étant loin relativement à [la' [distance focale de l'objectif, celui-ci en donne une [image voisine de son plan focal principal. On s'arrange de manière ^qu'elle soit, un peu au delà du foyer fde l'espace, l'objet du verre concave.

Soit/? sa distance (négative) à l'oculaire; celui-ci en donne une image virtuelle à la distance (négative) p' :

Fig. 242 ter.

r><- EL.

/désigne la valeur absolue de la distance focale de l'oculaire.

On a par hypothèse — />>/*• La distance — p' doitJêtre*supérieure à la distance a du punctum proximum de l'œil qui observe.

Cherchons la distance D des verres qui correspond à la*distance a à laquelle on regarde l'image. On a :

Quand a augmente, le second terme du second nombre décroît; donc D croît. Conséquemment, pour regarder dans les mêmes conditions d'accommodation, les myopes rapprochent les verres, les hypermétropes les éloignent.

viseurs, lunettes, jumelles m3

2*. — Grossissement angulaire.

L'œil est très près de l'oculaire; l'image donnée par l'objectif est très près du foyer principal de celui-ci. Par suite le grossissement angulaire est :

C'est le rapport de l'angle sous lequel est vue l'image quand on se place au centre optique de l'oculaire, à l'angle sous lequel est vu l'objet quand l'observateur est en un point quelconque voisin de l'appareil (en particulier au centre optique de l'objectif).

Le grossissement ordinaire est de quelques unités.

SoitF— 10cm. /"=2 cm.; on a G=5.

C'est le grossissement de la jumelle dont parle le Manuel officiel des instruments nautiques.

y. — Champ.

La lunette de Galilée montre d'une façon nette quel arbitraire rencontre la définition du champ.

- Supposons que l'image réelle de l'objet est simultanément aux foyers des deux lentilles (fig. 244); confondons la pupille PQ, de diamètre P, avec le plan moyen de l'oculaire.

Le champ est deux fois l'angle « que fait avec l'axe le rayon passant parle centre optique de l'objectif et aboutissant au point A le plus éloigné dont les rayons entrent dans l'œil.

C'est ici que la définition devient arbitraire.

à) On peut admettre que le point A est dans le champ s'il envoie dans l'œil un seul rayon : la droite MA passe par le point P.

Posons RC=Z.

Soit 0 l'ouverture de l'objectif, I la grandeur de l'image. On a :

Le champ est :

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