DÉTERMINATION DU FIL SANS (ERREUR DE) COLLIMATION
Voici donc arbitrairement choisi un (il horizontal. Par son intersection avec ce fil, un des fils verticaux détermine Taxe optique. Le choix du fil vertical n'est pas arbitraire; on le prend tel que l'axe optique soit normal à Taxe de rotation de la lunette, qui, par hypothèse, doit être horizontal.
Pour faire ce choix, on utilise la méthode de retournement (fig. 252 bis). Déterminons le fil vertical Vt qui coïncide avec son image. Soulevons la lunette et retournons son axe de rotation MN bout pour bout : si le même fil coïncide encore avec son image, les deux conditions ci-dessus posées sont satisfaites.
Indépendamment du réglage de Taxe de rotation dans le plan horizontal, nous voyons que le fil sans collimation A est bissecteur des deux fils Vt et Vf qui sont en coïncidence avec leur image, avant et après le retournement.
D'où le procédé suivant.
Nous servant du fil vertical mobile du micromètre (§ 239), déplaçons-le de manière que, dans les deux positions de la lunette, il coïncide avec son image : la position du fil idéal sans (erreur de) collimation correspond à la moyenne des lectures au micromètre.
3°. — J'explique les opérations sur la lunette méridienne. Mais leur application est générale. Il s'agit d'amener un miroir M normalement à Taxe optique d'une lunette (goniométrie, § 281), ou d'amener Taxe optique d'une lunette normalement à son axe de rotation. La figure 252 ter prouve que la solution de ce dernier problème n'exige pas rautocollimation. Visons une mire éloignée : Taxe optique normal à l'axe de rotation est déterminé par la condition qu'avant et après retournement Je la lunette sur ses coussinets, le même point de la mire y fasse son image.
Nous définissons ainsi, non pas un axe optique, mais un plan d'axes optiques.
A la place d'une mire éloignée, on peut utiliser un collimateur C|.
'l0. — MÉTHODE DE GAUSS.
On peut encore utiliser deux collimateurs Câ et C2, placés de part et d'autre de l'axe de rotation, parallèlement au même plan passant
Fig. 252 bis.
riSKCrilS, LUNETTES, JUMELLES 305
par cet axe. Par commodité, on choisit ce plan à peu près horizontal; il n'est pas nécessaire que les axes optiques C, et C, soient dans ce plan, pourvu qu'ils lui soient parallèles.
On pointe les collimateurs l'un sur l'autre (on leur adjoint pour cela des oculaires qui les transforment en lunettes) ; on amène en coïncidence les images des fils Ft et F, de leurs réticules.
Si alors, en tournant la lunette autour de son axe de rotation, on
Fig. 15! ter.
re
pent successivement amener le même fil de son réticule en contact avec les images des fils F, et F, des collimateurs, les axes des collimateurs et l'axe de la lunette sont normaux à l'axe de rotation. Pour appliquer cette méthode, il faut évidemment ouvrir les plaques O du cube de la lunette L préalablement placée verticalement (fig. 231}.