Pouvoir résolvant, grossissement
Revenons sur l'importance de l'ouverture numérique de laquelle dépend \v pouvoir séparateur ou résolvant du microscope (comparer «1 S 177).
Il semble d'abord que le pouvoir grossissant soit la caractéristique essentielle du microscope : c'est, au contraire, le pouvoir résolvant. L*n fort grossissement n'a d'intérêt qu'associé a une séparation effective des images des points voisins de la préparation. Si l'objectif ne possède pas une ouverture nii/mhùjite suffisante (s'il n'est pas construit pour utiliser des rayons assez inclinés sur l'axe), s'il ne donne pas de ces lignes ou de ces points des images, sinon linéaires ou ponctuelles (ce qui est impossible, pour parfaite que soit la correc- ' tion des aberrations sphériques), du moins assez réduites pour no pas se confondre, on aura beau allonger le tube, employer un ocu- ■ laire puissant, on ne séparera pas ce qui est confondu. i A un pouvoir résolvant déterminé on doit associer un grossisso-
:- ment assez fort; car, pour effectivement séparées que soient les l images, faut-il encore que notre œil les voie distinctes. Admettons i qu'à 25 cm., il sépare des points distants de 0,1 nitn.; admettons | d'autre part que l'ouverture numérique rende possible la séparation \ de deux points dont la distance est Of.2. Le grossissement conven- - tionnel G doit être tel qu'on ait :
Oh,2xG=100, G = 500.
H est bon de le prendre an peu plus grand pour éviter la fatigue
de l'œil; niais en l'augmentant outre mesure, on ne verra pas un détail de plus.
Corrélativement il est inutile qu'un objectif peu grossissant ait une grande ouverture numérique; la séparation de deux points serait possible, mais non réalisée pour l'œil. On profite de cette inutilité pour augmenter la distance frontale.