‹ Construction, description et emploi des appareils de mesure et d'observationChapitre 250 sur 402 · Micromètre étalon · texte numérisé non relu

Micromètre étalon

L'étalonnage du micromètre d'un microscope implique qu'on possède un millimètre étalon. Or, le millimètre n'existe que comme subdivision du mètre. La construction d'un millimètre étalon implique donc qu'on obtienne une règle ayant, sinon la valeur exacte du mètre légal, du moins une valeur connue par rapport à ce mètre. On la divise aussi exactement que possible en mille parties égales, enfin on étudie ces parties par la méthode du § 93 (étalonnage des millimètres). Toutes ces opérations effectuées, on connaît, par rapport au mètre, la valeur d'une quelconque des divisions qui peut être prise pour étalon.

Il ne faudrait cependant pas croire toutes ces opérations indispensables. En effet, le microscope tel que nous l'avons employé mesure au maximum un millimètre. Posons que la mesure doit être exacte à 0,1* près. Il suffit que le mètre dont on part soit exact au dix-millième près, c'est-à-dire au dixième de millimètre, ce qui est une précision grossière. Cette simple considération a permis l'étalonnage des microscopes du Bureau international dès l'origine des travaux de ce bureau, avant qu'on eût étudié complètement l'une quelconque des règles.

Sur une règle divisée avec beaucoup de soin, on mesure avec le microscope à étalonner vingt millimètres consécutifs, par exemple. On fait la moyenne des résultats : on peut considérer cette moyenne comme exacte à. la précision des mesures avec le microscope. Rien n'empêche, du reste, de mesurer de proche en proche tous les millimètres et de faire la moyenne des résultats.

On possède aujourd'hui des millimètres étalons qui rendent le travail facile, à supposer la vis micrométrique elle-même étalonnée, ce qui est une opération longue et délicate.

Page 1