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METHODES GÉNÉRALES L'ENREGISTREMENT

lération angulaire est constante. Mettons les choses au mieux; posons que la roue met un tout petit peu moins d'une seconde à faire un tour : l'arrêt fonctionne. Pour ( = 1, l'angle parcouru est 2r. D'où la formule du mouvement uniformément accéléré : i)^2tt/*, tandis que nous nous proposons de réaliser le mouvement uniforme : H'=.2tJ. Évidemment 0 = 8', pour/ = 0eU — 1. Mais cela nesuflitpas.

On peut plaider les circonstances atténuantes, à savoir, que les frottements croissant très vite quand la vitesse croit, celle-ci croîtra, non pas proportionnellement au temps, mais d'abord très vite, pour se maintenir ensuite constante. Tout cela ne fera pas un mouvement quasi uniforme, à moins de supposer les frottements énormes, ce qui est à éviter dans tout mécanisme bien réglé.

•I*. — La solution très simple consiste à donner au nez R une certaine élasticité, à le constituer par une lame de ressort. A la condition que l'avance du mouvement d'horlogerie par tour soit faible, il ne sera plus arrêté, il recevra seulement nue impulsion retardatrice dont la grandeur croîtra automatiquement avec cette avance. Le problème est entièrement changé. Certes une petite irrégularité existera nécessairement au passage du ressort par la verticale, mais rien n'empêche de la réduire, même de l'annuler pratiquement par un réglage convenable de l'appareil; tandis qu'avec le nez rigide, peu importe que l'arrêt soit court, du moment qu'il se produit.

En serrant plus où moins la vis V, on raidit plus ou moins le ressort. L'avance se règle par variation du poids moteur : l'expérience montre qu'on peut la réduire à 0*,01 par tour.

258. Emission d'un courant instantané toutes les secondes on toutes les a secondes.

Au £ 124 du second volume de mon cours de Mtignftisim'. j'ai expliqué comment on utilise les horloges pour l'émission de courants instantanés à intervalles réguliers; l'intervalle est la seconde dans le cas ordinaire où le pendule bat la seconde. Plus généralement l'intervalle est le battement.

La solution de certains problèmes expérimentaux exige l'envoi des courants à des intervalles dont la valeur est de plusieurs secondes (entretien d'oscillations lentes, par exemple). Comme on peut faire varier dans d'assez larges limites la durée d'oscillation d'un pendule (Mécanique rationnelle, S 4l>9), il suffît de pouvoir modifier par intervalles brusques le nombre de battements du pendule qui séparent deux émissions. Le procédé que voici m'a donné de bons résultats. Sur une plaque épaisse d'ébonite sont fixés des secteurs de laiton, à égales distances les uns des autres, le long d'une circonférence. Le cercle continu de laiton C peut être relié aux secteurs par des fiches analogues à celles d'une boîte de résistance, l'n bras It tourne d'un mouvement saccadé autour de l'axe 0; il est solidaire d'une roue d'échappement qui avance d'une dent à chaque émission d'un courant auxiliaire [Magnétisme, 'tome II, g 122). 11 résulte de ce dis-

positif qu'un circuit électrique aboutissant en 0 et en C, est ou non fermé au niveau du distributeur, suivant que la fiche correspondante au secteur actuellement au contact du frotteur R est en place ou non. On conçoit que ce circuit soit précisément celui que doivent traverser les courants instantanés.

En définitive, au moyen de contacts faciles à imaginer, l'horloge produit deux effets. Dans l'intervalle de deux battements, elle envoie un courant auxiliaire qui fait avancer le frotteur R d'un secteur au suivant : c'est l'opération préparatoire. Au voisinage de l'çlongation nulle, elle envoie le courant instantané; il passe ou ne passe pas, suivant que la fiche correspondante au secteur actuellement sous le frotteur est en place ou ne l'est pas.

Pour la commodité, le nombre des secteurs doit avoir un grand nombre de diviseurs. Avec 36 secteurs, on peut envoyer des courants instantanés toutes les secondes (toutes les fiches sont alors en place), toutes les 2 secondes (on supprime une fiche sur deux), toutes les 3 secondes (on supprime deux fiches sur trois), toutes les 4, G, 9, 12, 18 et 36 secondes. En utilisant l'un des contacts habituels de l'horloge pour les courants auxiliaires, et l'autre pour les courants instantanés d'usage, on fait les émissions toutes les 2, 4, 6, 8, 12, 18, 36 et 72 secondes. Le mot seconde est

Fig. 2U5.

ici pris dans le sens général de battement.

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