Cercle de réflexion de Borda
la cercle de réflexion de Borda, bien que ne différant pas essentiellement du sextant (les ré- Kig. 332.
glage» sont exactement les mêmes), a une telle importance historique que je crois devoir en parler. II est tombé
dans l'oubli en même temps que la méthode de 'répétition {§ 147; dont il rendait l'application possible, et en raison même du perlée-
tionnement de la fabrication industrielle des cercles divisés qui rend cette répétition inutile, à la précison des mesures usuelles.
En principe, l'instrument de Borda est un sextant dont le limbe est un cercle complet. Le perfectionnement essentiel est l'éloignement du petit miroir qui rend possibles les observations croisées.
Voici ce que cela'signifie.
Soient deux points éloignés A et B.
Visons B directement, et simultanément A par réflexion sur les miroirs. Il existe un* azimut M du grand miroir qui met les images en coïncidence. Visons A (devenu A') directement : il existe un azimut M' du miroir qui amène encore les images en coïncidence. Ces azimuts M [et M' font un angle précisément égal à l'angle ? à mesurer.
Borda fait observer qu'on mesure sur le limbe l'angle môme i déterminer (et non plus sa moitié); la précision est doublée, le nombre des opérations restant égal à deux. En effet, la détermination du point de parallélisme devient inutile, et l'expérience montre quec'est la plus difficile^celle où la précision est moindre.
Pour que les observations croisées soient possibles, il faut reculer le petit miroir jusqu'au bord du limbe. Pour utiliser successivement toutes les parties du limbe (réitération, § 147), la lunette et le petit miroir sont fixés sur une alidade indépendante.