SI
l'appareil étant de révolution (centré), on peut déterminer complètement ses propriétés par son étude simultanée dans les divers méridiens pour des conditions différentes. On prend donc comme mire un quadrillage rectangulaire ayant l'équidistance 1 cm. dans le sens vertical, y2 dans le sens horizontal, et placé verticalement à 45° de l'axe optique.
On met au point sur la droite verticale qui s'appuie sur Taxe optique. On détermine la courbure du champ, la profondeur de foyer, etc., par l'observation de la netteté relative des images des traits. Je n'insiste pas, la méthode étant mauvaise.
2°. — Il est infiniment plus rationnel- de laisser le quadrillage normal à Taxe optique et d'incliner le cliché. On veut savoir ce que deviennent dans l'espace image les pinceaux émis par les points d'un plan de front de l'espace objet; il est donc raisonnable de prendre ce
Fig. 388.
plan de front pour objet. Afin de ne pas multiplier les clichés et s'appuyant sur la remarque que les phénomènes sont identiques dans tous les méridiens, on incline le cliché, de 10° par exemple, sur sa position normale (fi g. 388).
Vu la petitesse de l'angle 10° (sinl0°=0,174, coslOu=0,985), on
peut écrire :
OÂ=OB=.r;
la distance du point B du cliché au plan de front P' est
Elle reste la même pour toute la normale au tableau passant par 15.
Les rayons qui font l'angle a avec Taxe optique découpent sur le cliché une ellipse qui se confond avec un cercle de rayon ON'.tga.
Appelons p la distance d'un point du cliché au point O.
Ceci posé, la détermination de la courbure du champ et de ses diverses particularités devient facile.
Considérons le cône de demi-angle du sommet a et le cercle z correspondant. Sur ce cercle deux points D, D', sont le plus nets
tir-vç
possible : ils sont caractérisés par un certain x auquel correspond une distance o connue.
Si l'objectif est bien de révolution et si le champ est courbe, les points les plus nets du cliché forment une courbe telle que OD.
Si le champ n'est pas courbe, la courbe se confond avec Taxe <ty.
Pour mettre au point le centre O du cliché, on opère en lumière visible. Si le foyer chimique pour les plaques utilisées diffère du foyer pour les radiations les plus Jvisibles (X=0»*,560), sur le clicié le centre O n'est plus au point; la courbe de netteté maxima est transportée vers le haut ou le bas.
La courbe de netteté maxima peut avoir une forme plus complexe que celle représentée, lorsque la courbure du champ n'est pas partout de même sens; elle possède alors deux points d'inflexion.