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Etude d'un obturateur

i\ — La figure 407 montre lo schéma de la méthode de Londe.

Un diapason vertical D entretenu électriquement, de 500 vibrations à la seconde, porte une petite plaque métallique P percée d'un Vrou. Le trou oscille donc suivant une horizontale; on l'éclairé avec

un arc; une lentille projette dessus le charbon positif; il constitue un point lumineux de grand éclat.

En O est l'objectif coiffe de l'obturateur à étudier.

Dans le plan AB vertical tombe un cliché avec une vitesse qui doit atteindre plusieurs mètres à la seconde. Il est porté sur un cadre glissant tiré par de forts caoutchoucs.

L'expérience consiste à découvrir l'objectif quand le cliché a une -vitesse suffisante : on enregistre une sinusoïde dont le nombre de périodes indique la durée de l'exposition.

Pour que l'obturateur fonctionne au bon moment, il est actionné par le cadre porte-cliché. On imaginera aisément un dispositif approprié aux divers obturateurs : par exemple, en passant, le cadre ouvre un robinet qui met le tuyau en caoutchouc servant à manœuvrer bon nombre d'obturateurs, en communication avec un cylindre métallique où de l'air est comprimé.

2°. — On adresse à cette méthode le reproche suivant : l'objectif ne fonctionnant pas tout le temps à pleine ouverture, le nombre des périodes inscrites dépend de l'intensité de l'éclairage du trou. 11 est clair que, pour une intensité réduite, la quantité de lumière qui passe au début et à la fin de l'exposition est insuffisante pour impressionner la plaque.

Si même l'éclairage est par trop médiocre, il ne viendra rien du tout.

Ce reproche me parait absurde, puisque rien n'empêche d'utiliser des plaques ultrasensibles et qu'un trou convenablement éclairé par un arc est une source d'un éclat énorme. Dans ces conditions, qu'il ne vienne rien au début et à la fin de l'exposition (parties a3 et fo de la courbe de la figure 404), prouve que l'obturateur est très mal conçu, puisqu'il n'atteint qu'en un temps très long une ouverture appréciable.

A la vérité, la méthode convenablement appliquée donne la durée totale de l'exposition, et non la loi de variation de l'ouverture utile en fonction du temps. Vu l'intensité de la source et la sensibilité des plaques, la sinusoïde vient comme si l'objectif travaillait constamment à pleine ouverture. De sorte qu'au lieu de reprocher à la méthode de ne pas donner tout le temps de pose, il faut lui reprocher de donner tout ce temps, y compris le commencement et la fin où, pour des éclairements moyens, rien ne viendrait.

On répond que la loi de variation est définie par la construction même de l'appareil : le temps d'exposition totale permet de calculer le temps d'exposition à pleine ouverture. Ce qui est vrai, à la condition que la vitesse de déformation de l'obturateur soit constante, condition qui n'est pas et ne peut être ordinairement réalisée, puisque les diverses pièces partent du repos.

Quoi qu'il en soit, il y a dans cette méthode le point de départ de jolies manipulations. On la varie en diaphragmant l'objectif de diverses manières (symétriques ou dissymétriques) et en mesurant

chaque fois la durée d'exposition totale. Elle dépend essentiellement de la forme du diaphragme. Par exemple, un volet qui s'ouvre de haut en bas laisse plus longtemps découvert le bas de l'objectif.

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