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Méthode du Congrès

1". — Pour étudier le fonctionnement mécanique d'un obturateur (c'est-à-dire la loi suivant laquelle ses pièces se déplacent), on l'éclairé fortement au moyen d'un faisceau de rayons parallèles qu'on reçoit, sans interposition d'un objectif, sur une plaque sensible très voisine, animée d'un mouvement vertical connu. Entre l'obturateur et la plaque se trouve une fente fine horizontale * qui diaphragme le faisceau. Sur la plaque on enregistre donc, en fonction du temps, les longueurs d'une certaine droite horizontale découvertes par l'obturateur : cela suffît pour déterminer la loi du mouvement des pièces, connaissant par ailleurs la constitution de l'obturateur.

La vitesse de la plaque sensible est fournie par l'enregistrement optique des vibrations d'un diapason, comme dans la méthode précédente. Le diapason étant très près de la plaque sensible, il est inutile de projeter sur celle-ci, avec une lentille, le trou fortement éclairé qu'il fait osciller.

2". — Pour comprendre la méthode, raisonnons sur une guillotine G qui se déplace dans le sens de la flèche devant le trou TT diaphragmé par la fente *. La partie ombrée, à gauche de la figure 408, montre ce qu'on verrait après développement sur la plaque sensible très voisine de la fente, à supposer qu'elle se meuve verticalement d'un mouvement uniforme. Le diapason donnant la loi de son mouvement, on peut ramener à ce cas la figure effectivement obtenue.

Le point A, correspond au moment où la guillotine (dont la vitesse horizontale croit) atteint l'extrémité A de la partie utile de la fente; l'image par quasi-contact de la fente sur le cliché se réduit à un point. A mesure que la guillotine avance, la trace ad qui correspond à la partie découverte de la fente pour un instant donné, s'allonge. A partir du moment oii le point B est découvert, l'objectif travaille à pleine ouverture; la trace a une longueur constante a'b.

Puis l'extrémité A de la fente est recouverte; d'où les traces de longueurs décroissantes du côté gauche de la figure.

Si la guillotine avait une vitesse constante, les courbes A,B' et AtB" seraient des droites parallèles. La figure 408 suppose que la vitesse croit d'une manière continue du commencement à la fin de la pose, ce qui est le cas d'un mobile tiré par un ressort.

Connaissant en fonction du temps le mouvement de la guillotine, il est facile de calculer la quantité de lumière admise à chaque instant et la forme du faisceau.

Pour les obturateurs centraux, la partie noircie du cliché est symétrique par rapport à la droite médiane. La figure 408 à droite suppose la vitesse de l'obturateur continûment croissante : les cotés inclinés de l'hexagone ne sont pas recti- Hgnes.

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