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Partie mécanique des plans à éclats

1*. — Ainsi le système optique transforme le cône des rayons émis par un point voisin du foyer théorique, en un cylindre horizontal dont les génératrices font avec l'axe optique du système un angle facile à calculer.

Quatre ou six systèmes optiques sont généralement groupés en panneaux verticaux à égale distance de la source; si la source était ponctuelle, elle fournirait quatre ou six cylindres horizontaux de lumière.

Tout l'horizon n'est donc pas simultanément éclairé, même quand la source a des dimensions notables. Pour fixer les idées, employons une lampe à 5 becs (dont la surface apparente est un rectangle vertical d'environ 12 centimètres de largeur horizontale) et un panneau projecteur de 60 centimètres de distance focale. L'image de la flamme sur l'horizon occupe un angle de 0,2 radian environ, soit 12°.

L'éclairement de cette image est le même que l'éclairement donné à la même dis- Fig. 417.

tance par une source d'intensité horizontale eS (§ 138). Soit S=un mètre carré, e = 5 bougies par centimètre carré; eS=50000 bougies. Dans les mêmes conditions, la puissance de L'appareil est donc notablement supérieure à la puissance d'un feu fixe de dimensions analogues.

Mais l'horizon n'est pas éclairé en totalité; un artifice transforme cet inconvénient en un avantage. Faisons tourner le système des projecteurs dioptriques d'un mouvement uniforme autour d'un axe vertical, avec la vitesse d'un tour en 10 ou 20 secondes : nous obtenons des éclats distribués dans le temps d'une manière qui dépend de la répartition des projecteurs autour de l'axe de rotation : la loi de distribution des éclats caractérise le feu. On ne perd rien en portée, pourvu que la durée de l'éclat soit de l'ordre de deux dixièmes de

seconde, l'expérience prouvant que l'effet sur la rétine n'est pas augmenté par une durée plus grande.

Si le tambour fait un tour en 20 secondes, l'éclat dure

(20<xl2) :360=0%G6,

dans l'hypothèse où le faisceau occupe 12° sur l'horizon. Quand on emploie l'arc électrique, le diamètre horizontal de la source est de l'ordre du centimètre : la durée de l'éclat est comprise entre un demi-dixième et un dixième de seconde.

2°. — Pour obtenir une rotation relativement rapide du tambour optique dont le poids atteint plusieurs tonnes, on le supporte par un axe qui repose sur une crapaudine (fig. 417).

Pour soulager cet axe et diminuer les frottements, le tambour flotte sur une cuve à mercure. En faisant la base du flotteur presque identique à la cuve, on réduit le volume du liquide à un petit nombre de litres. L'énergie est fournie par la chute d'un poids ; le mouvement est régularisé par un volant à ailettes.

Le litre de mercure pesant 13,6 kilogr., une capacité de 73 litres suffît pour maintenir une tonne. Une cuve annulaire de 30 cm. de hauteur et dont les rayons sont 20 et 50 cm. contient

(25— 4)3 7t = 198 litres,

de quoi supporter 2,7 tonnes.

Le travail nécessaire, pour faire tourner une optique de 3 tonnes, à raison d'un tour en 20 secondes, est fourni par un poids de Tordre de 50 kilogr. tombant de 6 mètres à l'heure ; c'est 300 kilogrammètres par heure, moins de 0,1 kilogrammètre par seconde.

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