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Étude expérimentale des phares

t*. — Les formules ne sont que pour fixer les idées. Pour connaître la valeur de l'optique d'un phare, on la détermine directement. Les expériences se font à Paris entre la lanterne du dépôt des phares près du Trocadéro et la première plate-forme de la tour Eiffel, qui sont à peu près à la même hauteur (distance, 600 mètres).

A 600 mètres, un éclairement d'une bougie-mètre exige une intensité horizontale de 600' = 360.000 bougies. On est dans l'ordre de grandeur voulue, puisque les puissances des phares de grand atterrissage sont voisines de 1.500.000 bougies; les intensités de 20.000 bougies sont très ordinaires. y

Les mesures à grande distance prouvent l'incorrection et l'inutilité des mesures à petite distance, comme oubliant par trop le rôle pratique de l'appareil : il faut l'essayer dans les conditions où il servira, c'est-àdire évidemment à plus de 600 mètres.

2°. — L'étude photométrique complète détermine la courbe de l'éclairement en fonction de la distance angulaire horizontale à l'axe optique du panneau. L'éclat couvre de 1" à 5" de part et d'autre de l'axe optique; a 600 mètres, un degré vaut 10 mètres en- p.

viron. On promène donc le photomètre dans

V éclat; il est même inutile de faire tourner l'optique du phnre si l'éclat ne couvre que 2°. On résume les expériences dans un graphique en coordonnées polaires tel que celui de la figure 419. Les distances angulaires sont grossies dans un certain rapport; les intensités sont portées sur les rayons vecteurs. La courbe est symétrique si l'optique est elle-même symétrique et bien construite; elle est dissymétrique dans le cas d'une optique dissymétrique même bien construite.

La variabilité angulaire de l'éclat empêche de caractériser la puissance par un nombre. Celui qui mesure l'intensité maxima en bougies ne donne qu'une indication incomplète; car la visibilité dépend non seulement de ce maximum, mais de la façon dont il est accompagné. Pour la même valeur du maximum, la visibilité décroît si l'intensité diminue rapidement avant et après. Le lecteur comprend la vanité des beaux calculs dont on farcit les bouquins. Nous retrouvons toujours la conclusion sur laquelle j'insiste si souvent : dans les questions pratiques, la science pure fournil des solutions schématiques simples de comparaison, par rapport auxquelles on discute

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o degré

Fig. 419.

point déterminé, combien de fois sur cent le feu est vu à chaque distance.

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