‹ Construction, description et emploi des appareils de mesure et d'observationChapitre 360 sur 402 · Phares électriques · texte numérisé non relu

Phares électriques

i°. — L'emploi de Tare électrique à la place des lampes à mèche soulève quelques problèmes intéressants.

Dans un arc continu, seul l'éclat intrinsèque de cratère positif est suffisant. Si Taxe est vertical, le charbon positif en haut, le flux lumineux est dirigé vers le bas : la lumière est très inégalement répartie sur le panneau. De plus, il est à peu près impossible que Tare reste contré : la répartition de la lumière entre les divers panneaux est donc inégale et variable. Si Tare est horizontal, Taxe des charbons doit être dirigé suivant Taxe optique du panneau, le charbon positif en arrière; il faut donc un arc par panneau.

L'arc alternatif e$l seul employé en France. Son rendement lumineux est moindre; mais il rachète largement cet inconvénient par

PHARES ET SIGNAUX LUMINEUX

une répartition meilleure de la lumière. La fréquence doit être supérieure à 50. Les diamètres des charbons sont de 14 à 28 millimètres, pour des ampérages de 30 à 120 ampères sous 45 volts.

Les diamètres des cratères correspondants varient de 6 à 12 mm.

Les charbons sont distants de 5 mm.

2°. — La distance focale des panneaux est de 30 cm. ; leur amplitude horizontale varie de 60 à 180°.

En raison de la petitesse de la source' éclairante, la divergence est faible (§ 361); l'éclat s'étale sur moins de 2° de part et d'autre de l'axe optique. Dans ces conditions, les distances focales trop grandes sont à rejeter comme restreignant encore la portion d'horizon simultanément éclairée, ou, si l'on veut, comme raccourcissant à l'excès la durée de l'éclat, pour une vitesse donnée de l'optique.

Fixons les idées par un exemple. Posons que le tour se fait en 20 secondes ( période des éclats groupés). Posons que l'éclat reste suffisamment voisin du maximum dans l'angle de 1°, soit 1:360 de tour. La durée de l'éclat est donc :

Or l'expérience montre qu'elle doit être 09,2 environ, en tout cas supérieure à 0%1, pour que l'œil perçoive l'éclat aussi distinctement que s'il était constant.

Or, un cratère d'un centimètre de diamètre est vu à la distance de 30 cm. sous l'angle de 2° : telle est la divergence théorique. Le cratère ayant généralement moins d'un centimètre, on comprend pourquoi l'on ne dépasse pas cette distance focale. Toutefois, on n'est pas tenté de la réduire, ne serait-ce que pour éviter un échauffement trop grand des lentilles par rayonnement.

Fig. 420.

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