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Perfectionnements divers

Comme on voit, les anciennes méthodes sont d'une extrême simplicité et ne mettent en œuvre que les opérations fondamentales. On a perfectionné la technique.

i°. — Il est d'abord évident qu'en obtenant le tube à partir d'une lame rectangulaire, il existe une génératrice du canon particulièrement faible, celle de part et d'autre de laquelle on a soudé. Le biseautage et le recouvrement des bords atténuent l'inconvénient sans le supprimer. On a donc remplacé la soudure autogène longitudinale par une soudure autogène hélicoïdale.

Au lieu de partir d'une lame rectangulaire qu'on enroule en cylindre, on part d'un ruban large, par exemple de 2 centimètres, et dont l'épaisseur varie d'un bout à l'autre. On l'enroule autour d'un mandrin comme un ressort à boudin et de manière que les bords du ruban soient en contact. On les amène du reste au contact par compression longitudinale.

On porte alors au blanc suant; on soude sur un noyau, comme nous l'avons expliqué plus haut. Ce mode de fabrication a l'avantage de faire travailler le fer à peu près dans le sens des fibres qu'a produites le laminage du ruban.

2°. — Forage d'un cylindre plein.

Aujourd'hui, les canons des fusils de guerre sont obtenus par forage d'un cylindre plein. On réalise ainsi un métal plus homogène et plus résistant; ce qui est nécessaire, les anciennes poudres ayant été remplacées par des explosifs au coton-poudre fournissant des pressions dans l'âme, par suite des vitesses du projectile incomparablement plus grandes, de l'ordre de 600 à 700 mètres par seconde.

Au marteau pilon on forge le lingot d'acier, on le recuit, on le passe dans un laminoir cylindrique. On réalise ainsi un canon légèrement tronconique et plein. On le recuit, on le dresse.

Il s'agit de le forer. On peut évidemment faire tourner la mèche (comme dans les perceuses), ou le canon (comme dans les tours en l'air). C'est le second procédé qu'on utilise : le canon tourne autour d'un axe vertical, la mèche avance. La seule difficulté est de percer

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axialement un cylindre de 80 cm. de longueur : on y parvient par une série de vérifications et de réglages.

Quand le foret est descendu de 5 centimètres, on enlève le canon, on le plonge dans l'eau pour le rafraîchir, on fait sortir les limailles.

Avec un cylindre du diamètre de la mèche, on vérifie que le trou est rectiligne, sinon on le redresse au marteau. Pour savoir si le trou est resié dans Taxe du canon, ou l'enfile sur un cylindre appointé vertical qui est parallèle à une règle. Sur cette règle se déplace une coulisse armée d'une pointe. L'ensemble constitue une espèce de compas à longues jambes. En faisant tourner le canon sur la pointe du cylindre, on vérifie que la pointe de la coulisse reste à la même distance de la surface extérieure du canon. SinoQ, Ton refoule au marteau le métal du canon en avant du trou, pour ramener la pointe du foret sur Taxe.

En définitive, on obtient un trou composé d'une série de cylindres s'écartant légèrement dans un sens ou dans l'autre de la direction générale. Le trou est notablement inférieur au calibre.

L'alésage est destiné à donner le calibre tout en rectifiant le trou. Les alésoirs sont des pyramides cjuasi cylindriques à arêtes tranchantes. On termine par un polissage à l'émeri.

On donne d'abord au canon une épaisseur notablement plus grande que l'épaisseur définitive, pour permettre les corrections dans la marche du foret. On le ramène en dernier lieu à la forme conique voulue en le passant au tour. Pour éviter les flexions que produirait nécessairement sur une pièce aussi longue la pression des outils, on commence par tourner deux courtes portées bien concentriques à l'ûme et divisant le canon en trois parties égales. Dans le tournage des parties intermédiaires, les portées reposent sur des coussinets montés dans des lunettes, supports qui se déplacent le long du banc. Le canon étant pris entre pointes, grâce aux deux portées, son axe se trouve avoir 4 points fixes; on n'a plus à craindre les flexions que sur une longueur égale au tiers de la longueur totale.

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