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Supports divers des abrasifs pulvérulents

4°. — Melles.

Comme substratums des abrasifs pulvérulents on emploie des meules en feutre, en drap, en coton, en peau de gant, en peau de chamois, en cuir de buffle, en cuir de morse. Le feutre, le drap, sont pleins ou appliques sur du bois.

Ici se présente le problème môme de la possibilité d'une usure dans les conditions précédentes. Comment use-t-on l'acier avec une meule de feutre, puisque évidemment le feutre est moins dur que l'acier?

Voici la réponse. Quand deux corps différents frottent l'un contre l'autre avec interposition d'un abrasif, c'est non pas le plus dur qui s'use le moins vite, mais bien celui qui retient le mieux l'abrasif. Personne ne s'étonne -'qu'un diamant emmanché dans un bout de bois use le verre et n'use pas son manche, parce que le mouvement relatif du verre et du diamant est évident, de même que le repos relatif du diamant et du manche. De même on use l'acier avec du papier ou de la toile d'émeri, non pas évidemment parce que le papier et la toile sont plus durs que l'acier, mais parce que les grains d'émeri se font un logement dans le papier ou la toile. Tout se passe alors comme si Ton frottait l'acier contre un bloc d'émeri.

2°. — Papiers, tampons.

Au lieu d'utiliser une meule comme support de l'abrasif, on peut employer du papier ou un tampon. La pièce à polir est généralement immobile; on la frotte avec le papier ou le tampon.

Tout le inonde connaît le papier de verre. On l'obtient en pilant

TRAVAIL PAR USURE. — RODAGE 'iT

du verre, en tamisant la poudre et en la collant sur du papier. Parfois on mélange du sable au verre. On fabrique de même des papiers et des toiles à l'émeri. Le numérotage des papiers fins est toujours le même ; par ordre de grosseur croissante dos grains, on a les numéros 0000, 000, 00, 0. Pour les grains plus gros le numérotage se fait de 1 à G, dans un sens ou dans l'autre suivant les fabricants.

Les tampons ont des formes diverses (tig. 'M)}; ils sont en coton, en feutre ou en cuir.

3". — Courroies.

Le support de l'abrasif est parfois constitué par une courroie de cuir sans lin, passant sur deux poulies dont l'une est motrice; l'autre sert de renvoi

et de tenseur. Le joint de la courroie doit être un long biseau colle. L'abrasif est de l'émeri agglutiné par un procédé quelconque (§ r.iH).

40. Polissage et dépolissage au tambour. 1". — Le tambour est un cylindre horizontal !lig. 31':, à bases octogones formant caisse, et tournant autour d'un axe horizontal dont les extrémités seules sont matériellement réalisées. On y place les objets à polir (chaînes, crochets, etc.) avec un abrasif en poudre;

on le met en rotation assez lento. Les objets sont polis peu à peu.

Par exemple, pour nettoyer les clefs, lés chaînes..., on les brosse avec de la sciure de bois.

l'". — La fabrication des dragées utilise un procédé analogue. Les noyaux des dragées (naturels comme les amandes ou artificiels) sont placés dans des bassines dont les parois sont chauffées à la vapeur et qui tournent autour d'un axe incliné passant par le milieu du fond : les noyaux roulent les uns sur les autres. On les arrose d'un sirop i:

Fi* 31.

sucre fondu qui se solidifie, nciellemeot.

mveloppe les noyaux et se polit super-

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