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Montage des verres d'optique

1*. — La figure 39 représente les trots procédés usuels de montage des lentilles dans les tubes de laiton destinés à les porter.

En 1 est figuré le sertissage. Sertir, c'est enchâsser dans le métal par rabattement du bord de la cavité préparée à l'avance : par exemple, les pierres sont serties dans le chaton d'une bague. Dans l'épaisseur du tube T est ménagé un épaulement sur lequel s'appuie la lentille; la paroi amincie est rabattue sur la lentille par la pression d'un outil rond.

Je rappelle aux chasseurs que sertir une cartouche, c'est rabattre et refouler le bord du cylindre de carton d'une douille, de manière que le bourrelet ainsi formé maintienne le disque de carton placé sur les plombs et les empêche de ballotter.

Pour rendre étanche le sertissage et préserver les surfaces internes des lentilles de la poussière et de l'humidité, on enduit le logement [barillet) d'un mastic fait de chaux éteinte et de caoutchouc naturel fondu; après refroidissement, ce mastic conserve longtemps la consistance d'une cire molle.

En 2, la lentille est maintenue dans le barillet par un collier C que fixent trois vis i>, à 120° Tune de l'autre. Ce dispositif est très généralement employé pour les objectifs des viseurs.

En 3, la lentille est maintenue par un collier vissé [contre-barillet). Le procédé 2 exige un réglage préalable de la largeur du collier,

pour que la lentille ne ballotte pas et ne soit pas trop serrée; on utilise parfois des cales de papier.

Le procédé 3 règle le serrage à volonté; mais il présente l'inconvénient, pour les appareils qu'on transporte, que les trépidations desserrent le contrebarillet; d'où décentrage des verres et même rayure de leurs surfaces.

Parfois on colle les faces en regard des objectifs achromatiques au baume du Canada, dont l'indice est voisin de celui des verres : il supprime les réflexions partielles trop intenses. Mais le procédé présente de graves inconvénients. A la chaleur solaire et sous l'influence des pressions inégales, la couche de baume cesse d'être uniforme; les images deviennent mauvaises. Le procédé n'est admissible que si les courbures^des faces en regard sont si parfaitement égales que l'épaisseur de la couche soit évanouissante.

2°. — La figure 39 représente en 4 la monture ordinaire des besicles. Dans la cavité A tournent les branches qui, passant sur les oreilles, maintiennent les verres dans une inclinaison convenable. L'anneau qui entoure le verre peut avoir la disposition 5 (verre convergent d'hypermétrope) ou (> (verre divergent de myope), suivant que le verre est mince ou large sur son pourtour.

Fig. 3ï>.

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