Machine à raboter les métaux
i°. — Un banc horizontal porte une glissière (fig. 62) animée d'un mouvement alternatif. Un chariot vertical porte l'outil. Si l'outil (burin) est immobile, il enlève dans la pièce P à travailler (fixée sur la glissière) des copeaux rectilignes : la pièce est creusée d'un sillon dont le fond est parallèle à la direction de glissement.
L'outil n'attaque que pour un sens de déplacement du corps à travailler (sens de la flèche); quand la pièce revient, l'outil (qui est monté sur une charnière d'axe horizontal: se soulève et la laisse passer (fig. 63).
On voit la nécessité de trois mouvements (propres ou relatifs) : le mouvement alternatif de la glissière, que, pour préciser, nous supposons horizontal); un mouvement vertical du burin qui permet de régler la profondeur du sillon [serrage); un mouvement horizontal du burin, à angle droit du mouvement de la glissière, qui permet d'élargir le sillon (avancé].
Nous avons donc en général trois glissières. Dans notre description, nous supposons que le burin est monté sur un chariot vertical ; il a donc (en propre) deux des mouvements {serrage et avance). La glissière a le troisième mouvement : le banc est alors deux fois plus long que la glissière.
Dans certaines machines, au contraire, le burin est animé des trois
mouvements; la pièce à travailler est fixe : la machine est alors moins longue.
Le mouvement alternatif est généralement obtenu au moyen d'une bielle, entraînée par une roue à laquelle une machine motrice impose un mouvement de rotation uniforme.
2*. — Ktaus li- Fiç. ra. MEUIIS.
Les étaus limeurs sont des raboteuses destinées à dresser des pièces longues et étroites. L'amplitude du déplacement alternatif est inférieure à 10 cm.; il est normal à la longue dimension de la pièce à travailler.
La pièce, dont la surface à travailler est supposée horizontale, est fixée par un long étau; elle reste immobile. Le chariot se compose d'une longue glissière horizontale lixe parallèle à l'ctau, et d'une seconde glissière horizontale normale à la première dans laquelle se fait le mouvement alternatif; sur ceLte glissière est montée une petite glissière verticale qui porte l'outil par l'intermédiaire d'une charnière à axe horizontal. C'est l'ensemble formé par la petite glissière verticale, la charnière et l'outil, qui, porté par la seconde glissière, est animé d'un mouvement alternatif horizontal, normal à la grande glissière. On conçoit qu'après le parcours utile du burin normalement à la grande dimension de la pièce à dresser et pendant le déplacement de retour, une roue à rochet fasse avancer d'une certaine quantité le burin et son support (seconde glissière le long de la grande glissière.
Le mouvement alternatif est obtenu au moyen d'un excentrique (lig. 03;. La roue d'axe 0 tourne avec une vitesse angulaire cons-
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