‹ Construction, description et emploi des appareils de mesure et d'observationChapitre 71 sur 402 · TRAVAIL PAU DIVISION «T · texte numérisé non relu

TRAVAIL PAU DIVISION «T

tante. Elle porte un taquet T qui coulisse dans la rainure du levier AO' mobile autour de l'axe G'. La tige Ali, articulée en A sur le levier, est animée d'un mouvement rectiligne alternatif dont les vitesses d'aller et de retour, inégales, sont entre elles en raison inverse des arcs abc et cda. On s'arrange de manière que l'outil travaille pendant la demi-période lente et ne travaille pas pendant l'autre.

65. Travail de l'outil. Vitesse de coupe. 1°- — Quelle que soit la forme de l'outil qui sert à travailler les métaux (burin, crochet, ciseau...), il possède un tranchant dont l'angle optimum - est déterminé par l'expérience pour chaque niélal à travailler. Une des faces de ce tranchant faitavec la surface sortante un angle de dégagemcnt.\o\i de dépouille S dont la grandeur n'est pas indifférente. Le profil de l'outil est déterminé par l'angle t : sa position par rapport à la surface à obtenir est déterminée par l'angle S.

L'expérience montre que l'angle è doit être aussi petit que possible ; l'outil doit juste laisser la place pour le dégagement de la pièce, afin d'éviter tout frottement inutile.

L'angle -c doit être tel que l'outil ait une solidité suffisante et que le copeau se dégage. C'est à l'expérience de décider.

L'angle de dégagement est de quelques degrés, de 5 à 10 pour fixer les idées. Voici les valeurs généralement adoptées pour -, intermédiaires entre celles qui font durer l'outil, accélèrent le travail et diminuent la force motrice, conditions contradictoires :

Fer et acier. Fontes. Bronzes et laiton*.

- = de 55" à 65* de 65" à 75° rî'>"

2". — La vitesse de coupe est la vitesse linéaire relative de 1 outil par rapport à la matière à désagréger. On l'exprime généralement en mètres par minute. Voici quelques nombres :

Acierdoiu: Laiton. Mois.

Mètres par minute. 10 in. ■"><) ni. *>"0 ni.

Centimètres par seconde. l»i cm. 83 cm. 1.000 cm.

g«t COySTSUCTIOX DES IXSTRCME.VTS DE MESURE

On donne toujours à la vitesse de coupe des valeurs de l'ordre de celles que nous indiquons; on augmente l'épaisseur du copeau en proportion de la force de la machine.

La vitesse de coupe minimum est celle au-dessous de laquelle la desagrégation ne s'opère pas. L'expérience montre que l'outil n'agit plus de la même manière si le mouvement relatif est trop lent; on compare le phénomène à celui de la faux qui, mue trop lentement, incline le brin d'herbe sans le couper.

Pour obtenir une vitesse de coupe déterminée quand on se sert

du tour (voir plus loin), il faut calculer la vitesse de rotation d'après

les dimensions de la pièce à tourner, d'après le diamètre de l'arbre,

s'il s'agit d'un cylindre : d'où la .nécessité de poulies et de trains

d'engrenages convenables

pour faire varier la vitesse

angulaire de rotation do l'axe

du tour.

Le travail est effectué par une série d'opérations élémentaires qui sont les passes. Dans chaque passe, on enlève un copeau d'une certaine épaisseur, épaisseur qui mesure la profondeur de coupe ou serrage. Comme l'outil n'est généralement pas assez large pour enlever le copeau sur toute la pièce, on ledéplace à chaque passe, parallèlement à lui-même et normalement au copeau , YiSw i;5. d'une longueur qui consti-

tue Yai-anre.

Le serrage et l'avance sont grands pour les passes de dégrossissage, petits pour les passes de finissage.

On doit à l'ingénieur américain Taylor de remarquables expériences sur l<-s meilleures conditions de la taille des métaux. C'est lui qui, pour chaque mêlai et chaque épaisseur de copeau, démontra l'existence d'une vitesse de coupe optinia; d'où nue économie obtenue par de fortes avances avec des vitesses de coupe relativement petites, au lieu des petites avances et des grandes vitesses qu'on employait auparavant. Il réalisa les conditions optima par le moyen d'outils larges a bec rond.

.'."'. — Dieu qu'un outil à tailler les métaux ressemble à un coin, tant s'en faut qu'il agisse comme un coin. Seul le dessus de l'outil reçoit la pièce à travailler; par définition même, le dessous ne doit jamais être au ronlact. L'outil agit donc par refoulement, arrachement, à peu près comme une cisaille. La pression du copeau ne

TRAVAIL PAR DIVtSIO.V Iffl

s "exerce que sur le- dessus do l'outil; c'est elle que la puissance de la machine est employée à vaincre. Le travail par unité de temps est le produit du déplacement linéaire relatif de la pièce et de l'outil. par la force qu'exerce la pièce sur l'outil.

La figure b'ô montre le refoulement de la matière sous le tranchant de l'outil et la désagrégation périodique, du copeau. Celui-ci. tordu de bas en haut par la face supérieur de l'outil, produit un couple qui aide au détachement de la portion suivante. Le refoulement du métal est prouvé par l'épaisseur du copeau, qui est plus grande que la profondeur de coupe; le rapport dépend de la dureté du métal; le refoulement croit à mesure que le métal est plus mou.

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