‹ Construction, description et emploi des appareils de mesure et d'observationChapitre 74 sur 402 · Tournage en l'air · texte numérisé non relu

Tournage en l'air

Supprimons la pointe/»; appliquons un corps sur le plateau Ci; il y sera maintenu par des griffes de formes diverses : on dit alors que le tournage est en l'air. Fixons l'outil sur le chariot parallèlement à

M CONSTRUCTION DES IfCSTItl'.VElVTS DE MESURE

la direction du banc (normalement à la position indiquée par la lig. 67) et attaquons le corps en nous servant de la vis ç.

Nous creuserons dedans une gouttière circulaire. Le centre du cercle est dans le prolongement de l'axe géométrique r de l'axe matériel A; le fonds de la gouttière est dans un plan normal à cet axe. II est clair qu'en nous servant des deux vis ç et 7', nous obtenons une surface de révolution ayant la droite r pour axe.

Pour qu'elle soit conique, nous utiliserons pour les dernières passes la vis •>' seule. Ce cône est un plan si la vis ?' déplace l'outil normalement à l'axe r. En tout cas, si nous obtenons un plan, nous sommes assurés qu'il est normal à l'axe r.

Ayant réalisé ce plan n exactement ou d'une manière approximative, devisons la pointe p'. Vissons à sa place un mandrin spécial; plaçons dedans une mèche à métaux. Rapprochons la poupée P'; en nous servant du volant V, attaquons le corps avec la mèche : nous creusons un trou cylindrique qui est exactement centré sur l'axe r, qui est par suite perpendiculaire au plan II.

Fiy. 6«.

C'est la conclusion déjà énoncée : sans aucun réglage, te tour donne une surface de révolution.

Ainsi l'obtention d'une telle surface est automatique; la difficulté commence quand il s'agît d'obtenir un cylindre, un plan, un cône,... parce qu'il faut associer au mouvement de rotation un mouvement de translation rectilignc- Conclusion : les parties les plus délicates du tour sont le banc et le chariot; nous sommes ramenés à l'obtenlîou d'une glissière rectiligne.

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