‹ Construction, description et emploi des appareils de mesure et d'observationChapitre 75 sur 402 · Mandrins ou chucks · texte numérisé non relu

Mandrins ou chucks

On appelle mandrins, plus exactement cftucks, les supports qui permettent d'assujettir les pièces sur le tour et de les centrer, autant que possible, automatiquement.

1". — .Quand il s'agit de forets, de mèches, d'outils de petits diamètres, le mandrin, très simple, est représenté dans la figure 70. Trois griffes P j'en suppose quatre pour simplifier le dessin), écartées l'une de l'autre par des ressorts à boudin non représentés, sont tron tenues dans un cône creux C. Mlles tendent donc à aller vers la base du cône et à offrir un trou T large. Mais la vis V qui se visse dans le talon du mandrin porte une rondelle qui, pressant sur les

TRAVAIL PAU DIVtSIOX 91

griffes, les repousse vers le sommet du cône. Elle diminue le trou T jusqu'à ce que les griffes arrivent au contact de l'outil à serrer.

La vis V se visse dans un cylindre fileté ménagé dans l'axe A A du tour. Le centrage des outils est donc automatique.

5*. — Pour les pièces de grandes dimensions, on emploie le plateau à quatre mordackes que représentent les figures dt> et 69. Chaque Fi„ 70 mordache sert d'écrou

à une vis; pour la rapprocher ou l'éloigner du centre, on agit sur le carré formant la tête de la vis, avec une clef creusée d'un carre correspondant (analogue à la clef de remontage d'une horloge). L'inconvénient de ce système est l'indépendance des mordaches.

FiS. 71.

Que la pièce à centrer soit irrégulière ou cylindrique, le travail de tâtonnement reste le même.

3°. — Les chucks à centrage automatique valent la peine d'être décrits, à cause d'un dispositif très intéressant, que nous retrouverons dans quelques appareils d'optique pour manœuvrer les feules [g 329).

11 s'agit de rapprocher ou d'éloigner d'un axe un nombre quelconque de mordaches simultanément de la même quantité (lîg. 71,!.

gt CONSTRUCTION DES INSTRUMENTS DE MESURE

Imaginons les mordaches M et M' guidées de manière à ne pouvoir se déplacer que suivant les directions D et D' fixes dans le tableau. Le plateau P porte aplat un filetage hélicoïdal; il peut tourner autour d'un axe O normal au tableau. Il est clair que si les mordaches portent par-dessous un filetage correspondant, la rotation du

plateau les rapprochera ou les éloignera de l'axe O simultanément et de la même quantité : le problème est donc résolu.

La figure 72 à droite montre comment les mordaches sont à la fois guidées et maintenues dans le mandrin. Le trou qui est en bas du

mandrin est destiné à recevoir un carré au moyen duquel on agit sur le plateau P.

Pour cela, ce plateau porte sur un biseau B des dents dans lesquelles engrène un cône denté C. Quand on fait tourner ce cône avec une clef, on entraine le plateau P : les mordaches se rapprochent ou s'éloignent de l'axe du mandrin.

Page 1