Tours à décolleter. Tours revolver
Ou doit souvent réaliser des pièces en très grand nombre, identiques entre elles, à partir d'une longue barre cylindrique de fer,
d'acier ou de laiton : nous trouverons plus loin des exemples dans la fabrication des petits poids de cuivre et des vis (tj§ 81 et I.'t3>.
La barre (de plusieurs mètres), mise en rotation par le tour, traverse l'arbre du tour. Des guides percés de trous circulaires, extérieurs au tour, l'empêchent de fouetter, ce qui arriverait infailliblement pour uu long cylindre flexible, mis en rotation rapide. Alors même qu'au [début il a pour axe de figure l'axe géométrique de rotation, cette position étant d'équilibre instable, il tend à fléchir dès qu'il en sort.
A l'instant voulu, un premier mécanisme produit le desserrage du mandrin reliant la barre au tour, l'avancement longitudinal de celte barre d'une quantité toujours la même (hauteur du poids, longueur de la vis,... le déchet en plus), puis un nouveau serrage du mandrin.
La barre ayant la position voulue, une came ou un levier met en
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Fig. 78.
prise un outil, ou successivement plusieurs outils, dont les formes sont déterminées de manière à réaliser le profil plus ou moins complexe choisi. Par exemple, dans le cas du poids de cuivre, l'outil doit découper le boulon du poids, détacher celui-ci de la barre et d rosser la nouvelle section terminale de cette barre, section qui servira de base au poids suivant.
Lorsqu'on fait agir successivement plusieurs outils, ils sont portés par un support tournant : le tour est dit revolver.