Machines à diviser les règles
La machine à diviser est une vis qui entraîne un écrou; on peut rendre l'écrou solidaire d'un chariot qui supporte la pièce a diviser. C'est donc un appareil déjà maintes fois décrit. Je n'en parle qu'en
Fig. 116.
raison de détails utiles à connaître, parce qu'ils se retrouvent souvent. Ils sont décrits par les professeurs de Spéciales à leur mode habituelle, c'est-à-dire en dépit de tout bon sens.
i". — Glissière.
Elle a la forme représentée dans la ligure 117 en haut et à droite. La pièce est parfaitement guidée par le banc D sans aucun contact inutile. On évite ainsi les coincements ou les frottements exagérés.
S". — • Appareil limitateur de course.
Il est schématiquement représenté dans la ligure 116. La manivelle M entraine un axe AA et un tambour solidaire T, fileté d'un sillon hélicoïdal dans lequel s'engage la pointe P. Cette pointe P glisse sur les tiges QQ; elle bute sur l'arrêt D qui limite la course dans un sens;
Dans l'autre sens, la course est limitée par la tige B'. Grâce aux vis V et V, on peut faire en sorte que l'arrêt se produise sur une
VIS ET RÈGLES GRADUÉES 127
quelconque des spires et en un point quelconque de cette spire- La pièce D qui porte la tige B' tourne librement autour de l'axe AA; la vis V* la serre contre le cercle E solidaire de cet axe.
La tige B' étant -en place, la course angulaire alternative de la manivelle et de l'axe A est limitée à un certain nombre de tours plus une fraction.
La tige filetée * n'est pas solidaire de l'axe AA; elle porte une roue à rochet R. L'axe A porte un cliquet (non représenté; voir Mécanique rationnelle, % 135) : l'entraînement ne se produit donc que dans un sens- -La manœuvre consiste à amener la manivelle à fond de
Fig. 117,
course, puis à revenir; le cliquet fait tourner la vis * de l'angle choisi. La manivelle retourne alors à la position première, le cliquet abandonnant la vis *. Et ainsi de suite.
L'angle « déterminé par les butoirs B et B' correspond à un nombre de dents de la roue à rochet compris entre l'entier n et l'entier n+ 1. Il est clair que la vis * ne tourne que de l'angle |î qui correspond à n dents : il y a donc généralement un léger temps perdu au début de l'entraînement. Pour le réduire il faut prendre la roue à rochet de grand diamètre et les dents très fines. C'est d'autant plus nécessaire que si l'angle « correspond presque exactement à un nombre entier n, l'encliquetage se fera pour ce nombre ou pour le nombre voisin n — 1, suivant les irrégularités de la dent que le rochet doit prendre.
Le nombre des dents de la roue à rochet est en général de 500.
,7°. — Tracelet.
Le tracelet est la pièce qui porte le burin b (fig. 117). Il s'agit d'obtenir des traits d'épaisseur uniforme et de longueurs convenables.
Pour que la pression du burin soit toujours la même, il est fixé à l'extrémité d'un levier L; il agit sur la surface P en raison du poids de ce levier. Le levier L qui tourne autour de l'axe A est relié à la barre L' par un (il F dont le bouton B permet de modifier la longueur. D'où résulte que le levier L ne devient quasi indépendant et le burin ne commence à agir que pour un certain azimut de la pièce D.
Appuyons avec le doigt en E : le burin cesse de toucher la pièce P. Soulevons le doigt; le ressort r agit, fait pivoter D autour de Taxe A'. Le burin attaque la surface P et trace un trait dont la longueur est limitée par la vis V. Le pivotement de D s'arrête quand V' bute sur le tambour T.
Pour régler la longueur des traits, il suffit de lier à ce tambour une roue à rochet et de ménager sur le pourtour du tambour des cavités de profondeurs convenables.
Le rochet fonctionne quand on appuie sur la pièce E; il fait tourner le tambour d'une fraction de tour.
Par exemple, la roue à rochet a dix dents; le tambour porte deux cavités de profondeurs différentes, diamétralement opposées. On obtient ainsi 4 traits courts, 1 trait demi-long, 4 traits courts, 1 trait long, et ainsi de suite, graduation habituelle des règles divisées, des thermomètres, etc.
Le tracelet des machines à diviser les cercles (§ 144) est identique au précédent, à la différence du nombre et de la profondeur des cavités du tambour.