‹ Construction et aménagement des salles d'asile et des maisons d'écoleChapitre 108 sur 223 · ASILE COMMUNAL DE LA RUE JEAN-DE-BEAUVAIS A PARIS (PL · texte numérisé non relu

ASILE COMMUNAL DE LA RUE JEAN-DE-BEAUVAIS A PARIS (PL

Architecte : M. DECONCHY

Cet asile est situé à l’angle des rues Jean-de-Ueauvais et du Sommerard. 11 a double entrée : la principale sur la rue Jean-de-Beauvais, qui communique facilement avec la classe, le préau couvert et le préau découvert; l’autre est une issue directe de la salle d’exercice sur la rue du Sommerard.

La première est bien surveillée par le concierge; celui-ci a sous la main la cuisine oit l’on tient au chaud les aliments apportés par les enfants.

Les proportions des salles sont bonnes. On a adjoint une classe pour l’enseignement de la méthode Frœbel; celle-ci est, comme il convient, en communication directe avec le préau couvert.

Les water-closets sont faciles à apercevoir de la classe ou des préaux. On remarquera que l’architecte a eu soin

SALLES D’ASILE

de les placer à l’ouest du bâtiment pour que le vent habituellement régnant à Paris ne rejette pas l’odeur sur les classes.

Tous les mouvements de l’école à l’entrée, à la sortie, aux récréations, se font facilement. Cet asile est un bon exemple de disposition ramassée et cependant commode, où l’on a tiré parti de l’exposition sur deux rues.

La dépense se décompose comme suit :

Terrasse et maçonnerie. . . . .' 56,362 fr.

Charpente 6,497

Couverture et plomberie 5,717

Menuiserie 9,942

Serrurerie 8,940

Fumisterie 2,513

Peinture et vitrerie 1,750

Gaz 455

Total 92,176 fr.

ASILE PORTALIS, a taris (Pc. 4-5)

Architecte : M. TRAIN

Le plan de cet asile est gêné par la pénétration de l’école des lilles de la rue de la Bienfaisance et la forme assez singulière du terrain; en outre la surface en est très restreinte. L’architecte en a tiré très bon parti et a pu résoudre à peu près convenablement le problème difficile de placer les cabinets d’aisances sous la vue de la maîtresse; on doit cependant regretter que les stalles ne soient pas vues de face; la première masque les suivantes. On n’eut rien gagné, — au contraire, — si l’on avait adossé les water-closets de l’asile au fond du préau ; il est facile de voir que dans ce cas l’institutrice placée sur l’estrade n’aurait pu exercer aucune surveillance. La position de cette estrade est imposée par la distribution des deux salles de l’asile. l)u reste, lors même qu’on eût pu la reporter à droite, le mur séparatif des deux préaux découverts aurait encore été un obstacle à toute surveillance.

L’entrée, accompagnée d’un côté par le logement du concierge et la cuisine, donne de l’autre communication avec la salle d’exercices et avec le préau couvert; il n’v a pas communication directe avec la classe, mais on comprend, à l’aspect du terrain, que cela était impossible; il est d’ailleurs suffisant que les enfants aient accès au préau, où ils doivent passer au préalable pour faire leur toilette, prendre ou recevoir quelques soins de propreté; ce n’est qu’après cette première opération qu’ils se rendent à la classe. Celle-ci ne peut avoir de communication directe avec le préau découvert, par suite de l’emplacement singulier que le terrain imposait pour ce dernier.

On voit avec quelles difficultés a dù lutter l’architecte,

très habile, qui était chargé de ce travail, et c’est à ce titre que cet exemple nous a paru fort intéressant.

Les prises d’air, le chauffage et la ventilation sont installés avec soin, ce que l’on ne rencontre pas dans toutes les écoles; les plans suffisent à montrer le système adopté : l’extraction de l’air vicié se fait, par les fentes longitudinales des plaques fixées dans le plancher, sur une assez grande étendue pour que le renouvellement se fasse régulièrement; l’air est ensuite entraîné par les cheminées d’appel placées aux angles.

La dépense se décompose comme suit :

Terrasse et maçonnerie 31,138 fr.

Charpente 6,283

Couverture et plomberie 9,442

Menuiserie 9,401

Fumisterie 2,888

Peinture et vitrerie 3.691

Pavage et asphalte 757

Total 74,379 fr.

Il faut ajouter à cette somme 9,396 francs pour mobilier de l’asile et quelques travaux en régie.

ASILE DE LA RUE DU JOURDAIN, a faris (Pl. 6-7)

Architecte : M. SALLEUON

Gomme le précédent, le bâtiment de cet asile présente dans sa simplicité un bon aspect architectural ; sans rien sacrifier à un luxe inutile, l’architecte a su donner à sa construction l’aspect attrayant, si nécessaire à ces sortes d’édifices; en quelques points principaux seulement quelques ornements sobres, finement étudiés, suffisent à réveiller l’ensemble.

L’espace n’étant pas mesuré aussi étroitement que dans l’asile précédent, l’architecte a pu prendre ses dispositions plus à l’aise. La construction est solidement et sagement établie. On remarquera avec quel soin les murs ont été assainis.

L’entrée dessert directement les classes ou préaux, sous la surveillance du concierge, placé en annexe, et qui reste cependant à portée de toutes les parties de l’asile; avant d’arriver dans le préau ou dans les classes, les enfants passent par le vestiaire qui est convenablement situé; la cuisine pour les enfants a trouvé sa place dans le voisinage du préau.

La salle de classe principale et le préau sont placés bout à bout, conformément à la disposition la plus favorable; ils prennent le jour et l’air sur les deux faces; les conditions hygiéniques sont donc bien observées. La surveillance des water-closets est facile. En résumé,

SALLE D’ASILE SUISSE

nous estimons que ce plan, clans sa simplicité, est un bon modèle de salle d’asile; les proportions relatives des surfaces attribuées à chacune des parties y sont bien observées.

Le prix de revient est établi comme suit :

Terrasse el maçonnerie 07,285 lr.

Charpente 9,779

Couverture et plomberie. . . 11,771

Menuiserie 19,783

Serrurerie 15,013

Fumisterie 3,200

Peinture et vitrerie 3,455

Pavage 1 ,690

Gaz 462

Total 132,438 fr.

On remarquera que le prix moyen comparé au nombre d’élèves varie peu dans les asiles de la ville de Paris. Pour l’asile de la rue Jean-de-Beauvais, il est de 659 fr.; de 676 francs pour l’asile Portalis. Pour l’asile de la rue du Jourdain, il faut tenir compte de l’addition d’une classe annexe pour enfants un peu plus âgés, et qui peut recevoir 64 élèves; en rapportant au nombre total d’enfants, le prix moyen par place est donc de 620 fr. La moyenne générale est donc de 650 francs en nombre rond, par place.

Le prix est beaucoup moins élevé pour l’asile de Greil ; cette différence tient en partie à la moindre élévation des prix des matériaux et de la main-d’œuvre, et surtout à ce fait qu’une moindre surface a été accordée à chaque élève; en outre, les bâtiments annexes pour les maîtres ont une moindre importance. Du reste on doit reconnaître que les travaux y ont été économiquement conduits; mais on demanderait aujourd’hui plus de confortable.

SALLES D’ASILE ANGLAISES

ASILES TYPES. — ASILE DE LYMM (Pl. 8 et 9)

Le premier de ces deux spécimens est un type préconisé par le conseil des écoles; on y reconnaîtra, dans ses traits principaux, la disposition que nous avons déjà indiquée précédemment, pages 135 et suivantes du premier volume.

En B se trouve le porche caractéristique de toute école anglaise, réduit ici à sa plus simple expression; en A et À' la classe commune pour les plus jeunes enfants des deux sexes, et celle des enfants un peu plus âgés. On voit aussi sur cet exemple que les Anglais ne craignent pas de donner à leurs écoles l’apparence la plus rustique. Ils ne cherchent pas la symétrie du plan; ils semblent, au contraire, l’éviter et rechercher de parti pris les décrochements parfois les plus singuliers à pre-

mière vue. Il n’en reste pas moins vrai que, à l’user, ces écoles sont commodes, peu coûteuses, et que leur aspect n’a rien de déplaisant.

La seconde école, pour 150 enfants, a été construite, tout récemment, à Lymm, par MM. Bell et Doper; le plan rappelle, comme de coutume, le type déjà décrit, avec trois classes pour enfants d’âges différents; on remarquera que dans cet asile les vestiaires et les lavabos sont très largement installés. Une des entrées est spécialement réservée au service des réunions du dimanche.

Par exception, l’architecture vise ici à un style plus sévère, bien qu’apparaissent çàet là les traces du caprice anglais; la construction est d’ailleurs fort simple; les murs sont élevés en brique ordinaire, les parements vus en brique rouge; la toiture en tuiles.

SALLE D’ASILE HOLLANDAISE

ASILE COMMUNAL A LA HAYE (Pl. 10)

Architecte : M. REINDERS

La disposition des lieux n’a pas permis l’entrée directe des enfants dans les classes; l'accès à l’asile se trouve rejeté à l’extrémité de l’abri couvert Q; les élèves doivent suivre cet abri dans toute sa longueur pour arriver jusqu’au couloir de dégagement qui dessert les classes et le préau. Ce dernier n’aurait pas chez nous une surface suffisante.

La distribution du plan et la séparation des services sont fort simples et faciles à saisir : sur la droite le groupe des classes; sur la gauche le logement de l’institutrice; les vvater-closets sont répartis le long du couloir de dégagement à proximité des classes. Ce voisinage aussi immédiat, n’est acceptable que par suite du soin très minutieux apporté à l’installation des cabinets d’aisances, dans les écoles hollandaises. Nous avons déjà décrit cette installation.

Les prises d’air et la ventilation sont presque toujours convenablement traitées dans les écoles de ce pays, et l’architecte a soin de ménager les conduits nécessaires sous plancher et les gaînes d’appel, pendant la construction; exemple qui devrait être plus souvent imité par nos architectes français.

SALLE D’ASILE SUISSE

ASILE DES PAQUIS, A GENÈVE (Pl. H)

L’asile représenté est choisi parmi les plus simples que l’on rencontre en Suisse, où les bâtiments scolaires

SALLES D’ASILE

sont toujours confortables, et souvent luxueux. Les surfaces sont très larges relativement au nombre cl’enfants qui occupent chaque classe.

On remarquera que les water-closets sont compris dans l’enceinte du bâtiment. Cette disposition sera rarement imitée chez nous; elle exige des soins de propreté, un constant entretien, une ventilation parfaite, sur lesquels on ne compte guère en France, jusqu’à ce jour tout au moins. Il nous reste à faire de grands progrès à . cet égard; en attendant, il est plus sage de reléguer les

cabinets à quelque distance du bâtiment, sans trop les écarter toutefois, pour un asile, à cause de l’âge peu avancé des enfants.

En résumé , on voit que ces sortes d’établissements ne présentent que des dispositions tout à fait élémentaires ; pour les proportions à observer dans les diverses parties, et pour leur agencement, plusieurs des écoles françaises que nous reproduisons, et notamment les salles d’asile de Paris, peuvent être prises comme modèles à imiter.

ASILES ET ÉCOLES

T II

ASILES ET ECOLES

ÉCOLES FRANÇAISES

ÉCOLE DE LA RUE RAMEY, a paris (Pl. 12, 13-14)

Architecte : M. DECONCHY

Cette école comprend les classes de filles et l’asile; il est possible que plus tard on y adjoigne une école de garçons qui compléterait le groupe scolaire.

Le bâtiment des filles est à deux étages, l’asile a un seul étage qui est occupé par les logements des institutrices tant de l’école que de l’asile.

Dans l’école, le rez-de-chaussée est occupé par les préaux couverts; au premier étage se trouvent trois classes et une salle de couture; les classes sont de 48, 48 et 60 élèves, soit un total de 156 enfants pour cet étage. Au second se trouvent cinq classes, dont trois de 52 et deux de 60 élèves environ, soit un total de 275 enfants. L’ensemble de l’école comprend donc 425 places.

L’asile qui occupe le rez-de-chaussée du second bâtiment, comprend une classe pour 150 enfants en bas âge, et une classe d’environ 32 enfants un peu plus âgés, soit en tout 180 places dans l’asile.

Les bâtiments peuvent donc recevoir au total 600 élèves, en nombre rond, tant filles que jeunes enfants. Les surfaces sont largement comptées, car chaque enfant dispose en moyenne de 2 mètres carrés; le matériel à deux places y est bien disposé.

Les baies sont percées sur les deux murs de face, sauf pour les classes qui sont placées en ailes ; pour celles-ci la présence du mur mitoyen n’a pas permis d’éclairer des deux côtés. La disposition de l’éclairage et de 1 aération pour les autres classes est celle qu’on retrouve habituellement dans les écoles parisiennes : sur la gauche de la classe, les haies éclairent directement; sur la droite les baies donnent dans le couloir de dégagement. Au premier étage, le couloir, en communication directe

avec le palier de l’escalier, est placé du côté de la rue; au second étage la disposition est renversée, le couloir est reporté du côté de la cour, et les classes sont renversées en conséquence.

Dans l’asile on reconnaît également la disposition que nous avons déjà observée : la salle de classe et le préau couvert, bout à bout; la classe annexe placée perpendiculairement; tous les bâtiments se trouvent ainsi dégagés sur deux faces, sans se développer sur une trop grande longueur, ce qui permet de mieux grouper et de ramasser en quelque sorte les services.

Les entrées de l’école et de l’asile sont bien distinctes : la première donne directement accès dans le préau, dont la première travée a été facilement convertie en vestiaire ; la seconde, reportée sur le côté, longe les bâtiments de l’école; à l’extrémité de ce couloir se trouve la pièce qui sert de vestiaire pour l’asile.

Le concierge est bien placé pour surveiller les mouvements des élèves, à l’entrée et à la sortie de l’école et de l’asile.

La dépense se décompose comme suit :

Terrasse et maçonnerie 109,375 fr.

Couverture et plomberie 11,289

Menuiserie. . 28,058

Serrurerie 32,939

Fumisterie 9,058

Peinture et vitrerie 7,615

Pavage 6,453

Caz 572

Total 221,575 fr.

ÉCOLE DE LA RUE DU PONT-DE-LODI, a paris (Pl. 15-16, 17-18)

POUR 270 ENFANTS Architecte : M. CO R DIE H

Dans la précédente école, l’asile était placé derrière l’école, le terrain étant disposé en profondeur, avec peu de façade. Dans l’école de la rue du Pont-de-Lodi, l’ar-

ASILES ET ÉCOLES

chitecte a pu placer l’asile et l’école côte à côte, grâce au grand développement de la façade; il avait de plus cet avantage de se trouver à l’angle des rues de Lodi et des Grands- Augustins.

En conséquence, il a placé ses entrées dans la partie médiane, séparées par le logement du concierge, le parloir et autres pièces de service; la surveillance, à cheval sur les deux entrées, est ainsi rendue très facile et les services de l’école et de l’asile n’en restent pas moins bien distincts. On voit en même temps que les corridors d’entrée donnent accès et communication très ample avec les préaux. Un vaste vestibule transversal, placé au fond, reçoit l’escalier qui dessert les classes de l’école, placées au premier étage, et est en communication avec l’escalier particulier des maîtres. Tout ceci est excellent pour la facilité des services.

A gauche et à droite, symétriquement, sont placés le préau couvert de l’école et la salle d’asile comprenant classe et préau placés bout à bout, comme de coutume. Ces salles sont donc dégagées complètement sur une face; sur l’autre, elles sont bordées par les corridors qu’il fallait, en conséquence, largement aérer; les dispositions prises à cet effet sont indiquées dans la coupe transversale : les petits bâtiments placés suivant l’axe n’ont qu’une faible hauteur; au-dessus les corridors prennent leur jour et leur air, bien qu’on ait ménagé la place d’un couloir aux étages supérieurs.

Au premier étage se trouvent deux classes pour 32 élèves, deux de 45, et une grande classe de 66 élèves à laquelle fait pendant la salle de dessin. Toutes ces classes sont desservies par le couloir qui contourne la cour intérieure. L’aérage des classes est en même temps assuré par cette disposition. La seule objection que l’on pourrait faire, c’est que ce soin de grouper les services autour d’une cour centrale, s’il a facilité le service, a pour conséquence de créer au milieu des constructions un entonnoir où le jour n’entre pas suffisamment, où l’air ne circule pas avec toute l’abondance désirable. Si le plan adopté par l’architecte a d’incontestables avantages, il prête par ce côté à la critique.

Une partie des classes prend son jour principal sur la droite, car sur l’autre côté, le couloir, quelque clair qu’il soit, est interposé entre la classe et la cour intérieure, et la classe ne reçoit de jour direct que par-dessus ce couloir. En conséquence, il serait peut-être préférable de tourner les bancs en sens contraire, afin que le jour franc venant du préau découvert arrive par la gauche.

Au second étage se trouvent des logements séparés pour les maîtres de l’école et les institutrices de l’asile; une séparation plus complète encore serait désirable.

Nous n’avons pas à rappeler ici avec quel soin sont aménagés le chauffage et la ventilation dans les écoles

construites par M. Gordier ;. nous en avons déjà parlé avec détail dans la première partie.

Il ne peut être fourni aucun renseignement, soit pour le détail, soit pour la totalité de la dépense faite, les travaux ayant été exécutés par un entrepreneur général, et ayant donné lieu à des contestations qui n’ont pas encore été réglées.

ÉCOLES ANGLAISES

ÉCOLES DE ST-COLUMB ET DE STAINCLIFFE (Pl. 19)

Architectes : MM. S. TREVAIL et W. HANSTOCK

La première école a été élevée en 1879, à St-Golumb- Minor, comté de Cornouailles, dans le voisinage de Newquay, d’où relève cette commune; les terrains ont été donnés par le duc de Cornouailles. On a choisi pour construire les bâtiments un site qui domine toute la région.

L’installation, prévue pour 225 enfants, comprend les classes pour jeunes enfants, classes mixtes et classes pour les élèves un peu plus âgés; entrées distinctes, résidence du maître avec huit pièces ; l’architecte a apporté un soin particulier à l’éclairage, au chauffage et à la ventilation. La dépense a monté à 1,600 livres.

La seconde école a été construite à Staincliffe, par la Société baptiste ; elle servira à la fois d’école et de chapelle pour le service du dimanche, jusqu’à l’érection de la chapelle définitive, ce qui explique la disposition particulière du plan et la manière dont sont rangés les bancs de la classe.

Les devis approximatifs s’élevaient à la somme de 1,331 livres, y compris les appareils de chauffage, les travaux de peinture, etc. Cependant la dépense totale a été finalement de 2,400 livres. Cette différence considérable avait besoin d’être justifiée, d’autant plus que le prix de revient dépasse celui des autres écoles construites peu de temps après par le même architecte. Cette comparaison est indiquée avec détails dans The Architect de Londres, auquel nous empruntons ces différents documents.

L’école communale de Healey a coûté 3,714 livres; l’école de grammaire de Batley, 4,400; celle de Ghurwell, prèsLeeds, 3,895; celle de Parle Itoad, 8,443; celle de Warwick Road, 8,352. Si l’on ramène à la même surface, on établit que l’école de Staincliffe aurait dû coûter seulement 2,300 livres au taux de l’école de Healey; 2,234 au taux de l’école de Batley; 2,000 au taux de Ghurwell; 2,177 au taux de Park Road, et 2,048 au taux de Wanvick

ECOLES ANGLAISES

Roacl. On voit que le prix reste supérieur. L’architecte explique cette différence en faveur des écoles plus récentes par une diminution très considérable des prix de la main-d’œuvre et des matériaux, survenue récemment, à la suite d’un arrêt presque complet des travaux dans cette région. Il en cite plusieurs exemples très caractéristiques.

Il y a sept ou huit ans, la fonte pour colonnes, traverses, etc., se vendait au prix de 13 schellings (16b 25) par tonne; ce prix est descendu au quart; la fonte pour gouttières est descendue de 15 à 5 schellings; les vitres de 5 schellings par pied carré à 2sch 1/2; la meilleure ardoise, de 24 sur 12 pouces, a passé de 12 à 4sch 1/2 par yard carré (le yard vaut 0,,,q.84) .

L’installation pour 500 enfants attribuant 18 pouces, environ 0m.45, par place, on remarquera combien est peu élevé le prix de revient, par enfant, pour cette école comme pour la précédente : ce prix est de 180 fr. par tête pour la première, de 120 fr. pour la seconde. La construction n’en est pas moins soignée et bien établie; les murs ont 21 pouces, les fondations 2 pieds 3 pouces en épaisseur; les façades principales sont construites en pierre de Delph, une des meilleures de l’Angleterre; les frontons et corniches en pierre également; les fenêtres, portes, plinthes, planchers et escaliers en pitch-pin verni, le lambrissage, la charpente en pitch-pin également. Toutes les portes intérieures, avec vitrage dans la partie haute, ont 1 pouce 3/4 d’épaisseur.

De larges prises d’air, des ouvertures pour l’évacuation assurent la ventilation; le chauffage est fait au moyen de l’eau chaude, circulant dans des tubes en fer de 1 pouce 1/4 de diamètre; ce système est connu, en France également, sous le nom de Perkins, son inventeur.

ÉCOLE DE CHURWELL (Pl. 20)

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