‹ Construction et aménagement des salles d'asile et des maisons d'écoleChapitre 112 sur 223 · ÉCOLE BELGE DE CHËNÉE · texte numérisé non relu

ÉCOLE BELGE DE CHËNÉE

Terrasse et maçonnerie 31 ,071'. 48

Charpente 3,145 .67

Menuiserie 5,168 .71

Serrurerie 12,997 .70

Couverture et plomberie 4,040 .59

Peinture et vitrerie 1,597 .25

Parquets sur bitume, système Gour-

guechon 3,021 .94

Préaux couverts, charpente en fer, couverture vitrée 2,969 .87

Pavage 1,120 .23

Total 65,133' .44

On remarquera que pour les écoles précédentes le prix moyen de construction revient en moyenne à 300 fr. en nombre rond; l’école de Greil, malgré l’existence de dortoirs, ouvroirs, etc., serait notablement au-dessous de cette moyenne, mais on doit tenir compte de ce que le nombre des élèves y est très élevé par rapport à l’étendue de l’école, ce qui compense amplement la dépense occasionnée par l’établissement de ces services accessoires. Avec les exigences des nouveaux programmes, les prix seront plus élevés, on ne peut guère se faire d’illusions à cet égard.

Les écoles que nous venons de passer en revue sont établies dans les communes rurales ou dans les villes de faible population. Dans les grandes villes la dépense ressortirait à des prix plus élevés.

ÉCOLE BELGE

ÉCOLE BELGE DE CHÉNÉE (Pl. 28-29, 30).

roui; 270 enfants. — dépense : 109,600 fd.

Architecte: M BAILLOT-DETOMBAY.

Les bâtiments primitifs ne contenaient que deux classes au rez-de-chaussée et deux classes au premier étage, chacune de 68 élèves. La constructio n des ailes doublera le nombre de ces classes.

Bien que cette école soit déjà importante, l’architecte n’a pas occupé son rez-de-chaussée par des préaux couverts, comme on le fait dans nos grandes villes; un vaste abri entourant la cour lui a paru suffisant. Le rez-

de-chaussée est utilisé pour les classes. L’abri occupe une surface de 350 mètres environ, il serait facile de l’étendre davantage si on le jugeait nécessaire.

Le pavillon d’habitation occupe le centre de l’édifice, nettement séparé de l’école, comme le demandent chez nous les prescriptions actuelles. La circulation des élèves a été largement aménagée; chaque groupe de deux classes a son entrée spéciale donnant accès directement dans les classes; au fond de ces vestibules sont établis les lavabos qui se trouvent ainsi sur le trajet des enfants au commencement ou à la fin des récréations ; les soins de propreté ne peuvent que gagner à cette disposition .

Les classes sont disposées en largeur avec mobilier à deux places ; le nombre d’élèves par classe est plus grand qu’on ne l’admet maintenant chez nous; en outre, la surface de 9 sur 7 mètres, soit 63 mètres carrés environ pour 68 élèves, paraîtrait insuffisante. Le nombre de places, si l’on utilisait ce type d’école qui est excellent, devrait donc être réduit.

L’éclairage bilatéral remédie à la trop grande largeur des classes; cependant nous préférons, on le sait, une classe plus étroite et plus longue. La surveillance des privés est facile.

Les fenêtres sont à imposte ouvrante, sur pivot central; ce modèle peut être employé par les constructeurs français.

Nous n’avons pas besoin de faire remarquer avec quelle ampleur sont installés le chauffage et la ventilation. Deux calorifères hémi-cycloïdaux, à air chaud, desservent toute l’école, classes, escaliers, lavabos. L’appel de l’air à extraire est obtenu au moyen de cheminées parcourues par les tuyaux de fumée du calorifère ; les coupes indiquent suffisamment le dispositif pour que nous n’ayons pas besoin d’insister. De larges prises d’air, au-dessous des fenêtres, sont également ménagées.

La dépense se décompose comme suit :

Contribution de l’État 37,263' .96

— de la province 28,492 .44

— de la commune 43,837 .60

Total 109,594' .00

l’ameublement non compris. Le prix de revient est donc de 400 francs environ par place.

ÉCOLES DE GARÇONS

ÉCOLES DE GARÇONS

ÉCOLES FRANÇAISES

ÉCOLE DE LAIGNÉ-EN-BELIN (Pl. 31-32)

Architecte : M. GOMBERT.

On retrouve dans cette école le même parti pris qu’à Yasselay : le bâtiment d’habitation dans l’axe, les classes d’un côté, le préau de l’autre. La plupart des observations que nous avons déjà faites s’appliqueraient ici.

Des deux classes l’une comprend 62, l’autre 44 élèves. La surface de la grande classe n’est que de 52 mètres environ; il faudrait donc l’augmenter, ou mieux, il faudrait réduire le nombre des élèves à 40, comme l’exige le règlement. Le mobilier à deux places exigerait d’ailleurs des passages intermédiaires qui obligeraient à cette réduction du nombre de places.

Le préau, qui n’est qu’un abri couvert, a des dimensions plus restreintes qu’on ne demande aujourd’hui. Un véritable préau fermé doit être en communication directe avec les classes ; cette nécessité ne s’impose pas au même degré pour un simple abri qui ne doit être considéré que comme un refuge.

Il faudrait encore ajouter aujourd’hui des vestiaires, dépôts de paniers, aux classes de cette école; il serait facile d’utiliser à cet usage l’une des pièces du rez-dechaussée que l’on mettrait en communication avec la classe. Le jour de celle-ci est suffisant, avec l’éclairage bilatéral , mais la hauteur devrait être augmentée ; le chiffre de 4 mètres est un minimum au-dessous duquel il ne convient pas de descendre, et qui est d’ailleurs imposé maintenant.

D’après les renseignements que nous devons à l’obligeance de l’architecte, nous donnons ci-dessous un état détaillé des dépenses :

Page 1