NANÇAY
vert, d’environ 80 mètres superficiels, ce qui se rapproche beaucoup des proportions exigées actuellement.
Les écoles de Nançay, filles ou garçons, présentent des détails de construction fort intéressants; nous en avons antérieurement signalé quelques-uns, notamment en ce qui concerne la construction des fenêtres et celle des planchers. M. Tarlier, qui a construit un grand nombre d’écoles fort bien étudiées, estime que les planchers en fer et briques ont sur les planchers en bois l’avantage de l’économie et de la solidité ; voici quelques chiffres qui nous sont communiqués par lui, correspondant aux prix de la localité.
Par mètre superficiel le plancher en fer demande :
8 kil. solives en fer, à 0f.40 3' .20
Voûtains en briques creuses de 0"'. 03 d’épaisseur et enduits d’une face 3 .00
Peinture des solives 0 .30
Total par mètre superficiel 6' .60
Le plancher en bois comporte :
0“c.06 bois à 100 fr 6' .00
Plafond en plâtre 2 .00
Plancher de grenier sur solives 3 .50
Ce dernier plancher est nécessaire si l’on ne veut que le plafond soit bientôt exposé aux taches.
Les fenêtres, entièrement en fer, dont nous avons donné les croquis, permettent d’ouvrir avec la même tringle les quatre panneaux, ou, à volonté, de n’ouvrir que les deux panneaux du haut lorsque cela suffit pour l’aération. Le prix de ces fenêtres est de 25 francs par mètre superficiel, et ne dépasse pas par conséquent celui des fenêtres en bois avec leurs ferrures.
La dépense s'établit comme suit:
1° Logement.
Maçonnerie 3, 128'. 28
Charpente 779 .43
Couverture et zinguerie 606 .40
Menuiserie 999 .14
Serrurerie 217 .80
Plâtrerie 277 .77
Peinture et vitrerie 38.40
2° Clause et gréait.
Maçonnerie 3,447'. 13
Charpente 843 .80
Couverture et zinguerie 1,476 .94
Menuiserie 468 .01
Plâtrerie 278 .16
Peinture et vitrerie 43 .08
Cabinets d’aisances 590'. 77
Puits et clôtures . 1,354 .12
Total général
ÉCOLES DE FILLES
ÉCOLE DE CREIL (Pl. 26-27)
P Ol’ 1! 240 ENFANTS. — DÉPENSE ! 65,200 FR.
Architecte : M. DK IN'
Cette école, beaucoup plus vaste que la précédente, comprend, au rez-de-chaussée, trois classes de 80 élèves chacune, et au premier étage l’ouvroir et le dortoir. On retrouve dans les classes la disposition des bancs telle quo nous l’avons déjà rencontrée ; elle serait à modifier aujourd’hui d’autant plus que l’éclairage ne se trouve pas ainsi bien réglé; pour la classe du milieu, il vient exclusivement de l’avant. Dans cette école on a tenu à ce que les classes fussent réunies en une même salle dont les séparations pourraient disparaître au besoin. La surveillance de la directrice s’opère ainsi très bien, mais l’éclairage est sacrifié. Il faudrait aujourd’hui reporter chaque estrade en faisant un quart de tour; chacune des trois classes aurait le jour à gauche; les deux classes extrêmes auraient même l’éclairage bilatéral, bien n’empècherait de laisser subsister des cloisons vitrées pour les deux séparations. Le nombre des élèves par classe serait trop grand aujourd’hui, il ne pourrait dépasser 40 ; le nombre total devrait de même être réduit de moitié d’après la surface du bâtiment des classes. En fait, cette école ne recevrait aujourd’hui que 120 élèves.
Les abris couverts devraient aujourd’hui être augmentés en surface, lors même que le nombre des enfants serait ramené à 120 ; au taux prescrit par le règlement, la surface devrait être oncore de 240 mètres ; les deux préaux réunis n’en donnent que la moitié. Cette extension ne serait peut-être pas facile à trouver, si l’on veut que les abris couverts soient suffisamment protégés contre le vent. Dans la position actuelle l’abri est garanti sur trois côtés. Mais on ne peut guère songer à les faire déborder en avant sur le pavillon central; si on les prolonge sur les côtés ou bien en retour d’équerre sur le bâtiment, l’un au moins des abris sera ouvert aux vents régnants.
On peut à ce sujet faire une observation générale : comme nous le disions plus haut, l’abri paraît préférable au préau complètement fermé; encore faut-il que les enfants soient protégés contre les vents qui fouettent la pluie, contre les vents d’ouest dans nos régions. — Ceci n’est pas absolument général, car dans plus d’une localité, par suite du relief topographique du sol, cette direction des vents généralement régnants peut être différente. - — On devrait donc se préoccuper, beaucoup plus qu’on ne le fait habituellement, de l’orientation des abris; il faudrait toujours opposer un mur plein à l’action de ces vents.
Les observations que nous venons de faire à propos de l'école de Creil montrent que la disposition suivant
laquelle on range les salles de classes en un long bâtiment sur lequel s’implante perpendiculairement l’habitation, n’est pas sans présenter quelques difficultés pour l’agencement. En séparant franchement l’habitation, comme le demande actuellement le règlement, on aura un plan moins symétrique, peut-être des combinaisons moins heureuses pour la façade, mais ces difficultés disparaîtront.
Dans l’école de Creil, l’architecte a été fort gêné par l’exiguïté du terrain qui ne lui laisse pas des cours aussi spacieuses qu’il conviendrait.
La construction de cette école est fort soignée ; d’après les renseignements fournis par l’architecte, nous pouvons entrer dans quelques détails à ce sujet.
Les fondations sont en moellon et mortier de chaux sur libagesen grosvergelé. Les murs en élévation du pavillon du milieu sont en pierre de taille vergelé des carrières de Saint-Yaast-les-Mello.
Les murs en élévation des bâtiments des classes sont en pierre de taille de même provenance avec remplissages en briques de Clermont enduites en plâtre à l’intérieur, et jointoyées à l’extérieur en joints saillants dits joints picards. Les refends sont en parpaings de pierre de taille, même provenance, de 0,n.15 d’épaisseur.
Les lieux d’aisances sont construits en parpaings de pierre de taille, 0"‘. 20 d’épaisseur.
Les murs de clôture sont construits en moellons smillés et jointoyés aux deux parements avec chaînes et encoignures en pierre, la partie sur la rue avec grilles et pilastres en pierre. La charpente de tous les combles est établie avec sablières et blochets en chêne, toutes les fermes et chevrons en sapin du Nord.
Les planchers sont en fer à double T de 0“.15 de hauteur, hourdés en plâtre avec fentons et entretoises, plafonnés en plâtre et parquetés en sapin à frise pour le premier étage.
Les fenêtres portant planchers sont formées de deux barres à T de 0,u.30 de hauteur réunies au moyen de brides et entretoises.
Le rez-de-chaussée, à l’exception de la cuisine, est parqueté en chêne à bâtons rompus sur bitume système Gourguechon.
Les croisées des classes sont en chêne formant quatre châssis ouvrants avec meneaux en bois; celles du premier étage sont en chêne ouvrant à deux vantaux ordinaires.
Les cloisons entre les classes sont vitrées et mobiles, elles peuvent s’enlever pour les distributions de prix.
Les portes de distribution sont en sapin de üm.034 à petits cadres, deux parements, panneaux 0m.020.
Les préaux ont leur charpente en fer et sont vitrés. Dépense de la construction :