‹ Construction et aménagement des salles d'asile et des maisons d'écoleChapitre 130 sur 223 · ÉCOLE DE LA HAYE · texte numérisé non relu

ÉCOLE DE LA HAYE

li Lé de circulation, la rapidité des entrées et des sorties. La dépense est répartie comme suit:

Part de l’État 32,500 fr.

Part de la Province 32,500

Part de la Commune 65,000

Total 130,000 fr.

ECOLE MODÈLE DE BRUXELLES ( Pl. 67, 68, 69-70)

POUR 400 ENFANTS Architecte : M. HENDIUX

La disposition de cette école est très originale. Toutes les classesont été groupées à l’entour d’une cour centrale qui a été couverte de manière à former un vaste préau servant pour les exercices gymnastiques. Les classes ne prennent d’ailleurs pas leur jour sur ce préau, elles sont éclairées par les cours extérieures placées à droite et à gauche du bâtiment.

L’entrée placée sur la rue donne accès sur un vestibule flanqué du parloir, de la loge de concierge, et un peu plus loin du vestiaire. Le premier étage de ce pavillon central est occupé par la classe de dessin, le cabinet du directeur et une salle destinée à la réunion des professeurs; le second étage reçoit le logement des maîtres, qui se trouve ainsi complètement distinct de l’école.

On arrive au préau couvert d’où l’on pénètre directement dans les classes du rez-de-chaussée; aux deux angles du fond sont amorcées les sorties qui conduisent aux cours découvertes ; à l'arrière se trouve reporté l’escalier de l’école, qui est ainsi bien mis en évidence : il est flanqué du water-closet et des lavabos.

Cet escalier conduit sur une large galerie qui, au premier étage, fait le tour du préau et met en communication toutes les parties de l’école. On crée ainsi une grande facilité de service.

On retrouve, à droite et à gauche de l’escalier, le lavabo et le water-closet, qui peuvent être largement aérés au moyen des courettes réservées à l’arrière.

Les classes éclairées par un jour unilatéral sont longues et étroites, comme il convient dans ce cas.

Le c bauffage et la ventilation sont traités avec le soin que l’on rencontre habituellement dans les écoles belges.

Bien que peu partisan des préaux couverts en général, nous ne devons pas méconnaître qu’on en a tiré ici un aussi bon parti que possible, et que celui-ci rend la circulation des élèves très facile ; la disposition adoptée, différente de celle des écoles parisiennes, a permis de n’élever que des bâtiments à un étage, mais c’est en empruntant sur

la surface ce que l’on économisait en hauteur, solution qui n’est pas possible lorsque le terrain est parcimonieusement mesuré. En outre, nous ferons cette objection que les classes ne sont aérées que d’un seul côté; sans doute on aurait pu ouvrir, sur la seconde face donnant du côté du préau couvert, des baies en nombre suffisant; mais on ne prendrait ainsi jour et air que sur une vaste pièce close et confinée, ce qui ne nous paraît pas satisfaire aux nécessités hygiéniques. Enfin, nous devons l’avouer, jamais l’aspect de ces grandes balles fermées ne nous a paru bien agréable; il est plutôt triste; défaut que l’on devrait soigneusement éviter dans les écoles.

En dehors de ces critiques qui résultent surtout du parti pris peut-être imposé à l’architecte, il n’est que juste de dire que tous les détails de construction et d’aménagement sont très intelligemment étudiés dans l’école de la Ligue de l’Enseignement.

ÉCOLE HOLLANDAISE

ÉCOLE DE LA HAYE (Pl. 71-72)

POUR 600 ENFANTS Architecte : M. PiEINDEUS

L’école, avec deux entrées reportées aux extrémités, est desservie dans toute sa longueur par un corridor central; nous avons déjà rencontré et apprécié cette disposition, notamment pour les écoles américaines et hongroises. Le plan présente ici de grandes analogies avec celui des écoles autrichiennes, il présente les mêmes avantages et les mêmes inconvénients déjà signalés.

Le nombre d’enfants dans les grandes classes paraîtrait chez nous trop considérable; la surface par élève ne serait pas assez ample; les petites classes, à places trop nombreuses également pour leur surface, sont trop larges relativement à leur profondeur, surtout avec l’éclairage unilatéral qui a été adopté.

Le bâtiment des instituteurs est complètement isolé, comme on le demande aujourd’hui en France.

Les détails de construction et d’aménagement, les doubles murs assainis par une circulation intérieure; le chauffage, la ventilation; l’installation des waterclosets, etc., sont étudiés avec soin, suivant un type qui se rapproche beaucoup de celui que nous avons décrit dans le premier volume, d’après les prescriptions de la commission hollandaise.

ÉCOLES DE GARÇONS

ti

AVEC SERVICES COMMUNAUX

ÉCOLES DE GARÇONS

AVEC SERVICES COMMUNAUX

ÉCOLES FRANÇAISES

ÉCOLE DE LOnCY (PL 73-74)

Architecte: M. RATOUIN

Dans l’école de Lorcy, le petit bâtiment destiné aux services communaux est complètement distinct du bâtiment de l’école ; la mairie est reportée sur l’avant, eu façade, et la classe avec ses annexes rejetée à l’arrière du terrain. Le logement de l’instituteur est installé dans le bâtiment de la mairie. La disposition est tellement simple ici qu’il n’est pas nécessaire d’insister. Les réserves habituelles doivent être faites en ce qui concerne le nombre des élèves dans les classes, lequel devrait être réduit aujourd’hui, et l’étendue du préau couvert.

Comme nous l’avons fait pour les asiles et écoles simples, nous comparerons entre eux les prix de revient des écoles avec services communaux ; mais nous ne pouvons plus conserver le même mode d’estimation. Jusqu’à présent nous avions évalué la dépense par tète d’enfant, ce qui est le procédé le plus simple; cette évaluation ne donnerait plus des résultats comparables lorsque l’école est accompagnée de bâtiments communaux qui entrent souvent pour une large part dans la dépense totale. Il convient donc de ramener au mètre superficiel.

Mais il faut encore évaluer différemment selon que la construction ne comprend qu’un rez-de-chaussée, ou s’élève à un, deux, trois étages. Pour arriver à des conclusions raisonnables, nous suivrons un procédé analogue à celui qui a été adopté par l’administration parisienne.

A Paris on ramène le prix de revient au mètre superficiel par étage, comptant pour un chaque étage; les caves pour un, et les combles pour un demi. Nous

T. II

adopterons cette règle lorsque les bâtiments sont à plusieurs étages, comme à Paris ; mais dans la plupart des écoles rurales les bâtiments n’ont guère qu’un étage sur rez-de-chaussée, tout au plus; les fondations sont alors moins profondes, moins lourdement établies, les caves moins importantes. Pour les écoles de moyenne importance, nous ne compterons donc les caves que pour un demi , comme les combles.

Afin de rendre plus précises nos comparaisons, nous tiendrons également compte de quelques éléments moins importants : les bâtiments en annexe, tels que salles de gymnastique, dépôts, qui ne comprennent qu’un rez-dechaussée en quelque sorte sommaire et un comble, seront comptés pour un et demi ; l’abri couvert qui ne comprend que des points d’appui et un comble sera compté pour un simplement.

Telle est donc la proportion adoptée :

Un abri couvert

Les annexes

Un bâtiment à rez-de-chaussée

— à un étage. . . .

— à deux étages. .

— à trois étages. .

— à quatre étages.

Si nous établissons, par exemple, que pour tel genre de construction le prix moyen du mètre superficiel par étage est de 50 francs, cela voudra dire qu’un bâtiment à rez-de-chaussée coûtera 100 francs par mètre carré de terrain ; la construction avec un étage coûtera 150 francs; à deux étages, 200 francs, etc.

Cette règle posée, voici approximativement ce que nous trouvons pour la mairie-école de Lorcy :

Annexe oo11”1 donnant 2 x5o = 168""‘

Rez-de-chaussée. ... 80 — 2 x 80 = 100

Bâtiment à un étage. 81- — 3 x 84 — 232

compte pour 1

Total

ÉCOLES DE GARÇONS AVEC SERVICES COMMUNAUX

La dépense de 15,240 francs se répariissant ainsi sur 580 mètres, donne 26 francs en nombre rond, par mètre superficiel et par étage.

Le règlement des dépenses a été établi comme suit :

4" Terrassements.

Fouille en rigole des fondations :

Habitation, un développement. 36.10x1.71x0.55= 21.805

Classe, id 35.00x1.10X0.55= 26.950

Mur de clôture sur le devant. . 11.85x0.50x0.10= 2.970

Murs de clôture 32.00x0.80x0.55= 11.080

Cellier 3.00x1.50x1.50= 20.250

Fosse 3.50x2 20x2.50= 19.250

Une partie fouille des latrines. . 2.00x0.80x0.55= 0.880

Magasin, un développement. . . 13.55x0.80x0.55= 5.900

Pignon du préau 7.00x0.80x0.55= 3.080

lin retour 1.70x0.80x0.55=: 0.718

Sur le devant une partie en plus. 2.10x0.30x0.55= O 396

Ensemble . . 119.459

A 0L60 le mètre cube, font

Nivellement et transport des terres

Fouille du puits de 0".93 de diamètre en moyenne intérieur, une profondeur de 3m.40, a 9 fr., font

Total des terrassements

francs

2° IïHaçosisicrie.

Maçonnerie en moellons avec une traverse par mètre superficiel et mortier, chaux et sable :

Les fondations = le cube de la fouille 79.959

En plus au bâtiment de la classe. 35.00x0.10x0.55= 7.700

— d’habitation. 36.10x0.26x0.55= 5.162

Pavillon, élévation, ravales compris, à 36.00x7.60x0.50= 136.800

Classe 34.94x1.50x0.50= 78.615

2 pointes chacune 7.97X1.10x0.50= 11.158

Préau, un développement. . . . 11.16x4.00x0.50= 28.320

Une pointe

Un retour derrière le cellier. .

1/2 pointe

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