CALORIFÈRES
qu’on place l’émission de chaleur et le mélange à l’air frais venant du dehors, ce qui produira une température modérée; on trouvera plusieurs avantages à cette disposition : on n’aura pas dans certaines parties de la pièce de l’air très chaud, et de l’air froid dans d’autres ; la moyenne de température s’établit dès l’introduction de l’air chaud et de l’air froid, l'air froid qui pénètre parles fissures des baies étant aussitôt réchauffé. Le chauffage et la ventilation deviendront plus réguliers et plus uniformes.
Voici donc quelles sont les dispositions employées par MM. Geneste et Herscher. Un foyer formé d’une simple chambre de combustion, à parois réfractaires, est établi sur le sol à l’angle formé, dans chaque salle, à la rencontre du mur le plus froid et du refend contre lequel se trouve appuyée la chaire du maître. Ce foyer n’est pas destiné à chauffer par lui-même, il est donc construit en matériaux épais , résistants , peu conducteurs de la chaleur, pour que les élèves ne soient nullement incommodés du voisinage de ce foyer.
La fumée se dégage latéralement et parcourt un tuyau en métal disposé horizontalement ; ce tuyau a une section méplate, et est armé de nervures pour faciliter la transmission de chaleur. Il est placé à l’intérieur d’un coffre métallique, formant banquette au bas de la face la plus refroidissante de la salle.
Ce coffre communique d’une part avec l’extérieur au moyen d’ouvertures dans les murs, et d’autre part avec la salle à chauffer, par des orifices répartis de manière à émettre de la chaleur tout le long de la paroi froide et surtout au droit des fenêtres. Ges orifices sont pratiqués à la partie haute du coffre-banquette, et disposés de telle manière que l’air arrive assez divisé et à une vitesse assez faible pour que les enfants assis sur les bancs les plus rapprochés ne puissent en être incommodés. Les bouches d’émission d’air chaud sont munies de coulisses de réglage. Enfin une sorte de rigole, remplie d’eau et qui longe intérieurement les orifices d’émission d’air pur chauffé, tout le long du coffre-banquette, permet de pourvoir l’air introduit delà quantité d’humidité nécessaire.
La tablette qui repose sur le coffre doit être isolée par un bain de sable; la partie basse de la banquette doit être, de préférence, construite en briques recouvertes d’un enduit; la première partie du tuyau de chauffage est enveloppée d’une matière isolante, pour éviter d’avoir, dans cette région, de l’air porté à trop haute température. Au contraire, vers l’autre extrémité où le tuyau est déjà refroidi, on supprime les prises d’air sur le dehors pour éviter des rentrées d’air froid qui ne serait pas suffisamment réchauffé.
Enfin le tuyau de fumée, après son parcours horizontal, se redresse verticalement, et arrive au-dessus du
CHAUFFAGE ET VENTILATION
couronnement qui termine la gaine générale d’évacuation, au-dessus de la toiture.
La hauteur de cette gaine devra être aussi grande que possible ; quant à sa section transversale, on peut, pour la déterminer, suivre la règle suivante, disent les constructeurs : donner comme section franche de la gaine générale d’appel un demi-décimètre carré par élève.
On doit donner aux bouches d’appel de grandes sec-
tions, les répartir, autant qu'on le peut, sur plusieurs points de la salle et, de préférence, près du sol, du côté opposé à l’émission d’air pur.
Cependant cette disposition, nécessaire et suffisante pour l’hiver et spécialement pour l’occupation diurne, serait mauvaise pour la saison chaude, pendant laquelle la zone la plus viciée est assurément la région élevée des locaux habités.