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pas compte de tous les éléments de réduction: il est facile de voir sur la figure perspective indiquée plus haut que, plus on recule vers le fond de la salle, et plus le mur devient apparent, plus aussi le trumeau et le mur masquent la fenêtre. En réalité, la réduction d’éclairage est donc beaucoup plus considérable que nous ne l’indiquons, et il faudrait sans doute, pour parler exactement, dire que l’éclairage n’est plus que le
(1) Nous donnons seulement la direction générale de celte courbe, sans tenir compte de quelques légères inflexions qu'on pou rait y indiquer.
(2) Depuis le moment où nousavions, pour notre propre salisfcction, tracé cette épure, nous avons eu connaissance des objections faites par M. Gariel au système de M. Trélat, et constaté qu’il a dû suivre une marche analogue pour établir ses conclusions.
Si maintenant, après avoir ainsi figuré Ja quantité de lumière en chaque point, nous voulons représenter les ombres, nous remarquerons que la vigueur de l’ombre est proportionnelle à l’intensité lumineuse au même point; les ordonnées AM,G'0,DN, etc., que nous venons de tracer, nous donnent en même temps la mesuré de rintensitéd’oinbro. 11 reste deux éléments à déterminer: la direction et la longueur de cette ombre ; il suffit, pour déterminer au moins approximativement ces deux éléments, de considérer les positions relatives des points A , 1> ou C et du centre de la surface éclairante: joignant, sur le plan de la classe, le milieu K de cette surface au point considéré, on a la direction de l’ombre. La longueur dépend delà distance entre ces deux points, elle est plus grande en D qu’en C, en C qu’eu A. De même pour les points D',C',À' ou D",G",A". C’est par ce procédé qu'ont été tracées les ombres sur le plan ; les largeurs de cellesci sonl proportionnelles aux intensités, de même que les chiffres dont elles sont accompagnées.
De cette longue analyse, nous sommes en droit de conclure que l’éclairage unilatéral satisfait mal à la première condition; que cet éclairage, avec les inégalités que nous venons de signaler, ne permet pas, dans la plupart des cas, de donner en tous les points de la salle un éclairage suffisant.
Aussi conclurons-nous volontiers avec les hygiénistes : on ne peut adopter l’éclairage unilatéral que dans les classes où la largeur n’excède guère la hauteur du linteau. Pratiquement, la hauteur des classes ne peut pas excéder de beaucoup 4 mètres; nous dirons donc : pour les petites classes dont la largeur n’excède pas 4m.50, ou 5 mètres a la dernière limite, l’éclairage sur une seule face est excellent; au delà il n’y faut pas songer, si ce n’est, comme nous le disions plus haut, pour les régions méridionales.
Une remarque à ce propos. Une restriction, très sage d’ailleurs, bien qu’insuffisante encore, a été mise parle règlement à l’emploi de l’éclairage unilatéral, en ce qui concerne le rapport de la hauteur à la largeur; elle a pour conséquence, prévue ou non, d’en rendre l’emploi très difficile, surtout clans les écoles urbaines: dans la plupart de ces écoles, où les enfants sont très nombreux, les salles sont généralement vastes; elles auront donc facilement la largeur de 7m.30 que nous adoptions; la hauteur sous le linteau devrait donc être, d’après le règlement, de 5m.25 au moins. Si, au lieu d’accepter la proportion tolérée par le règlement, on suivait la règle fixée par les hygiénistes, on serait conduit à des hauteurs bien plus fortes encore. Cette ampleur de formes serait excellente, à coup sûr, à ne consulter que les avantages hygiéniques ; mais pratiquement peut-on l’exiger dans la construction des écoles de villes, pour tous les étages d’une école? Ce serait créer une quasi-impossibilité de
COMPARAISON DES DIFFÉRENTS SYSTÈMES D’ECLAIRAGE
construction. De pareilles salles seraient très coûteuses; très difficiles à chauffe]* pendant l’hiver; enfin de pa~ erilles hauteurs seraient un obstacle à la portée de la voix, le maître s’v épuiserait en pénibles efforts pour se faire entendre de ses élèves.