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ÉCLAIRAGE DILATÉ I\AL

Ombres portées.

ÉCLAIRAGE

pour certains bancs, il y aura une ombre portée de droite à gauche. Ce défaut n’existe pas pour les bancs du bas de la salle, il se manifeste vers le milieu et devient très prononcé pour les rangs supérieurs. Nous reviendrons sur ce sujet en parlant de l’éclairage différentiel.

Tel est donc le bilan de cette disposition : supériorité qui nous paraît incontestable et très marquée sur le premier système en ce qui concerne la quantité de lumière et sa répartition ; résultats peu différents pour la troisième condition ; résultats inférieurs relativement à la deuxième condition.

Si l’on tolérait un jour venant par la partie antérieure, l’inconvénient signalé disparaîtrait, parce que les ombres portées, gênantes surtout pour les premiers rangs, seraient immédiatement éclairées par ce jour de l’avant. Est-il vraiment impossible d’utiliser cet éclairage, en le plaçant un peu plus haute!, en le tamisant par des stores auxquels on peut, en outre, donner une coloration verte, par exemple? Nous n’en sommes pas encore absolument convaincu; mais nous devons dire que les hygiénistes consultés se sont formellement prononcés contre ce genre d’éclairage.

L’éclairage par derrière, accepté d’ailleurs dans certains pays, serait également une amélioration. Le règlement actuel l’interdit, il est vrai, mais il n’est rien moins que démontré qu’il ait eu raison. Cette fois, les hygiénistes se sont montrés tout à fait partisans de cette amélioration.

Reste encore l’éclairage par le haut, employé avec tant de succès pour nos bibliothèques publiques, par exemple, recommandé par les savants français qui ont été consultés, et qui compléterait, avec l’un des systèmes précédents, un excellent éclairage. Il a été interdit par le règlement qui, à notre avis, est tout à fait dans son tort.

Il nous semble que l’on ferait bien de revoir cette partie du sujet; on a rejeté tout d’abord l’éclairage parle haut et l’éclairage par derrière, sans songer peut-être que ces éclairages, défectueux si l’on voulait les adopter isolément, le sont sans doute beaucoup moins quand on les associe à d’autres, et quand la lumière est répandue partout; qu’ils peuvent alors devenir d’excellents auxiliaires.

3° Éclairage bilatéral différentiel.

Abordons enfin l’éclairage différentiel, qui a causé bien de la joie à ses inventeurs; c’est un éclairage bilatéral, dans lequel les baies de droite occupent une surface notablement moins grande que les baies de gauche.

En ce qui concerne la troisième condition, disons tout de suite que les observations faites pour le cas précédent s’appliquent presque identiquement à celui-ci; d’ailleurs

cette condition est à peu près remplie de la même façon pour les trois éclairages. Voyons maintenant ce que deviennent la première et la deuxième conditions.

Supposons, par exemple, comme on le fait très souvent, que les baies de droite aient une section égale à la moitié seulement de la section fournie par les baies de gauche. Supposons, en outre, ce qu’on ne dit par toujours, mais ce qu’on suppose bénévolement, que la lumière du dehors arrive avec la même intensité sur la droite et sur la gauche du bâtiment. L’éclairage intérieur venant de droite est alors moitié de l’éclairage venant de gauche.

sur les épures que nous avions tracées, les ordon • nées qui représentent l’intensité de la lumière provenant de droite ; la courbe M'ON' est maintenant descendue de moitié. Si, comme nous l’avons fait pour l’éclairage bilatéral ordinaire, nous superposons les ordonnées de cette courbe à celles de la courbe MN, nous verrons, en examinant les courbes mon, qui finalement figurent les éclairages en ACD,A'G'D', que la répartition est moins uniforme qu’avec l’éclairage bilatéral, mais plus qu’avec l’éclairage unilatéral , ce qui était d’ailleurs facile à prévoir.

Voyons maintenant quelles ombres donne ce mode d’éclairage. En chaque point il y a deux ombres, l’une fournie par le jour de gauche, l’autre par le jour de droite; l’intensité de ces ombres est proportionnelle à l’intensité de la lumière qui les produit ; nous les traçons par le procédé que nous avons déjà décrit pour les cas précédents.

Nous pouvons donc, sur un plan de la salle, représenter ces ombres, et indiquer approximativement leur direction et leur longueur; leur intensité est, comme dans les deux cas déjà étudiés, représentée proportionnellement par la largeur que nous avons donnée à ces ombres ; les bandes les plus larges correspondent aux ombres les plus fortes. On voit que, pour les points

Réduisons donc de moitié,

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