RUE DE LUCK, O
« Signalex’ les traces de constructions romaines non encore observées dans la région, bains, aqueducs, villas, stèles, mosaïques, tombeaux, poteries, castra, castella, ponts, constructions privées et les points sur lesquels on a découvert des poteries ou des briques romaines. »
Bien que le nombre des personnes qui s’intéressent à l’archéologie ait augmenté considérablement depuis un certain nombre d’années, nous avons peu d’ouvrages qui mentionnent les trouvailles faites en ces derniers temps dans les départements qui forment la Provence.
L’auteur qui voudrait s’attacher à mentionner toutes les découvertes dignes d’étre citées se trouverait en présence d’une telle quantité de matériaux qu’il renoncerait probablement à lancer son volume, car ce livre dépasserait de beaucoup les dimensions habituelles des mémoires archéologiques.
En ce qui concernerait le département des Bouchesdu-Rhône tout seul, ce travail pourrait excéder les forces ou absorber les heures d’un seul homme, car il n’est pas une commune qui ne puisse offrir des constructions ou des œuvres dignes d’être décrites avec quelque développement.
Nous avions l’intention tout d’abord de présenter au Congrès archéologique une étude sur deux villes mortes de l’étang de Berre, sous le titre de : Villa Leonis ou la ville de Lion, et Capdolium ou la ville de Gapdeulh, mais le temps nous a manqué et nous avons renvoyé à plus tard la publication de ce mémoire.
Nous renfermant dans la question n° 22, nous donnerons seulement quelques détails sur des ruines qui ont été mal décrites, et des inscriptions ou des cippes nouvellement découverts.
Voici d abord une note venant de l’un de nos anciens collaborateurs à la Provence à travers champs, M. Henri Rielga :
« Au sud du département des Basses-Alpes, entre le village de Quinson et celui (VAlbiosc, à une altitude assez élevée, s’étend, jusqu’au delà de la petite ville de Riez, une vaste plaine sillonnée d’amandiers.
« Cette plaine, vue des hauteurs d’Albiosc, présente un coup d’œil féerique et semble se dérouler à l’infini dans un plan presque horizontal.
« C est sur ce sol que des cultivateurs occupés à creuser un fossé, trouvèrent, au mois de janvier de 1 année dernière (1881), à une profondeur de 0“60 environ, un amoncellement assez considérable d’ossements humains et une tombe en maçonnerie recouverte d’une pierre façonnée mesurant l”’-35 de haut, sur 0™53 de large, sur laquelle se trouve l’inscription suivante :