C) 3 CONSULTATIONS
serait nuisible dans une maladie où l’irritation nerveuse prédomine. On ne se permettra donc ces remèdes que sous la forme de frictions et de lavemens.
i°. On fera plusieurs fois le jour des frictions sur les extrémités supérieures et inférieures et le long de la colonne épinière , avec une teinture d’opium , de camphre et de succin : quinze grains d’opium , demi-gros de camphre et un gros de succin , dans huit onces d’eau-de-vie , formeront cette teinture.
2°. On administrera , chaque jour au moins , un lavement fait avec une décoction de fleurs de camomille et de valériane sauvage , où l’on aura fait dissoudre un peu de camphre et d’assa-fœtida ; ces lavemens seront donnés à demi-seringue ou à moitié dose , en faisant précéder un premier lavement d’eau simple à dose complète..
III. Il reste encore la troisième partie du traitement, qui doit avoir pour objet de dissiper la fièvre entretenue par les deux affections contre lesquelles nous venons d’indiquer les remèdes les mieux appropriés. La plupart de ces remèdes auront un effet salutaire par rapport aux mouvemens fébriles, car il est clair qu’on doit les calmer en diminuant l’intensité des affections qui concourent à les produire. On a vainement tenté de les attaquer d’une manière directe par l’administration du quinquina. Ce remède n’a pu être supporté intérieurement à cause de l’irritation fâcheuse qu’il excitait : cependant il faudra bien y revenir encore, si la fièvre résiste aux moyens précédons;
DE MÉDECINE. 2<6g
mais alors on adoptera une méthode différente pour le faire passer avec moins d’inconvénient*
i°. La résine de quinquina remplacerait peut-être avantageusement la substance ou l’extrait de ce fébrifuge, et nous n’hésiterons pas d’en recommander l’essai , pour peu qu’il soit facile de se la procurer. Les pharmacies de Toulouse et de Bordeaux doivent en être pourvues ; et il n’est aucun artiste expérimenté qui ne puisse la préparer lorsqu’on la lui demandera.
2°. À défaut de cette résine , le quinquina , soit en extrait , soit en substance , cessera peut-être de nuire , si on le mêle avec quelques préparations d’opium. Des bols où l’on fera entrer l’opium gommeux et l’extrait de quinquina ; ou bien une teinture aqueuse de cette écorce mêlée avec le laudanum liquide; ou bien encore la poudre de quinquina elle-même, avec le laudanum liquide et le sirop diacode , fourniront des combinaisons capables de corriger l’action irritante du quinquina.
5°. Une autre manière d’introduire le quinquina, si les voies digestives se refusent à le supporter, est la méthode des frictions sur différentes parties de l’organe cutané. Si l’on juge ces frictions nécessaires, elles seront faites avec une teinture spiritueuse de quinquina où l’on aura dissous une suffisante quan* tité d’opium et de camphre ; elles seront répétées fréquemment , et pendant leur durée elles tiendront lieu de celles qui ont été prescrites n° 1 , tit. 4-
4°. On ne négligera pas surtout les applications