Analyser Turine tous les mois
Grippe
Définition et éléments étiologiques. — Maladie infectieuse, épi- (lémique et contagieuse, déterminée par un microbe spécial (Pfeiffer).
Saisons plus favorables : hiver et printemps.
Signes cliniques. — Début brutal par frissons, fièvre intense, courbature générale, céphalalgie, douleurs dans les reins et les membre». — Toux sèche, fréquente, pénible avec douleur rétrosternale; coryza, angine érythcmateuse, laryngite, bronchite ou bronchopneumonie, susceptibilité prolongée des muqueuses respiratoires. — Anorexie, dyspepsie, diarrhée; atonie digestive prolongée. — Phénomènes nerveux bruyants au début ; neurasthénie intense, rapide et prolongée. —Tachycardie, diminution du premier bruit cardiaque, arythmie, collapsus.
/. — Forme ordinaire nerveuse
Si la langue est sale et s'il y a des nausées, donner 1 gr. 20 d'ipéca en trois paquets, un paquet toutes les cinq minutes (avec un peu d'eau tiède ensuite).
Envelopper, en même temps, les pieds et les chevilles avec de la ouate ou du taffetasciré.
Après les vomissements, donner, toutes les deux heures, du bouillon ou du lait, et si la céphalalgie est intense, toutes les deux heures (l'autre heure), une cuillerée de
Antipyrine 2 gram.
Teinture d'aconit Quinze gouttes.
Eau de tilleul 90 cent, cubes*
Sirop de fleurs d'oranger. . . 30 —
OU mieux, donner, quatre fois par jour, un cachet contenant :
Bromhvdrate de quinine . . . / • ^ ^..
17 4 •/ 1 ^ A ' • [ ^ ^»2i> centigr.
hxtrait alcool, de quinquina. . ^ ^
ou:
Pyramidon 0,05 centigr.
Bromhydrale de quinine . . . 0,10 —
Pour un cachet. — N® 20.
6 à 8 par jour.
Au déclin, donner, le matin à jeun, une bouteille d'eau de Villacabras.
Alimenter ensuite progressivement et donner à chaque repas une cuillerée de sirop de quinquina arsénié (note de la p. 15).
Vie au plein air, à la campagne, à Tabri des variations brusques de temps et des températures extrêmes.
//. — Forme respiratoire
Commencer le traitement comme I, par Tipéca et la potion à lantipyrine et à l'aconit ;
Ou mieux, après l'ipéca, donner trois ou quatre fois par jour, dans une infusion chaude de tilleul et d'oranger, une cuillerée de
Kau bouillie 200 cent, cubes.
Sirop de polygala 100 —
Benzoate de soude 10 gram.
Puis (|uand la toux est féquente, quinteuse et pénible, donner quatre à cinq cuillerées par jour (dans du lait chaud) de
Eau dist. de laurier-cerise. . . . lOOgram.
Teinture d'aconit Cent gouttes.
Sirop de Tolu .... Q. S. pour un demi-litre, ou la potion au bromoforme formulée plus haut (p. 3). Quand la toux devient plus humide et que les crachats commencent à se former, donner, toutes les deux heures, une cuillerée de
Kermès minéral 0,20 centigr.
Looch blanc 90 cent, cubes.
Sirop diacode 30 —
S'il y a de la bronchopneumonie, donner, toutes les deux heures, une cuillerée de
Ipéca 1 gram. ou 1 gram. 50.
Faire infuser dans :
Réduire à 90; passer et ajouter :
Sirop de poh^gala 30 —
S'il y a de Tasthénie respiratoire, alterner cette potion d'ipéca avec la suivante :
Julep simple 120 cent, cubes.
Ergoline 2 gram.
et donner comme tisane du café additionné de rhum. Localement, appliquer tous les jours de la teinture d'iode et des ventouses sèches, et, si cela ne suffit pas, un vésicatoire (ou même une série de vésicatoires), après analyse préalable de l'urine et constatation de l'absence d'albumine.
m. — Forme gaslroinlestinale
Administrer d'abord le vomitif (1 gram. 20 d'ipéca), puis le purgatif (30 à 45 gram. de sulfate de soude).
Ensuite, donner avec chaque petit repas un cachet contenant :
Benzonaphtol 0,20 centigr.
Benzoate de bismuth 0,30 —
Pour un cachet. — N® 40.
ou un cachet contenant :
Dermatol 0,50 centigr.
Pour un cachet.— N" 20.
Alimenter avec des œufs, de la viande grillée ou rôtie et du lait (pas de bouillon).
Si la diarrhée persiste, instituer le régime lacté absolu et exclusif: un bol de lait toutes les deux heures, jour et nuit sauf sommeil ; aucun autre aliment ni aucune autre boisson.
Avec chaque bol de lait, prendre une cuillerée de
Eau bouillie. 300 cent, cubes.
Acide lactique 5 gram.