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En été, aller faire une saison à Luchon ou à Uriage

Grasset; Consultations, S»"' édit. 24

Tuberculose cutanée

Eléments étiologiques. — Bacille de Koch, primitivement ou secondairement fixé à la peau, toxine tuberculeuse; siyels jeunes, lymphatiques, scrofuleux.

Siffnes cliniques. — Lupus tuberculeux (caractérisé par nodule tuberculeux), simple ou ulcéreux, lupus érythémateux; gommes scrofuloluberculeuses ; tuberculose verruqueuse ; ulcérations tuberculeuses proprement dites.

i. Faire le traitement général et hygiénique de la scrofule et de la tuberculose. (Voir ces mots).

Prendre, quinze jours par mois, à chaque repas, une à deux cuillerées à café de

Cacodylate de soude 1 gr. 50

Rhum 20 gram.

Sirop d'éc. d'or, amères. Q. S. pour 150 cent, cubes.

2. Dans le lupus tuberculeux ulcéré, employer, sauf contre-indication, les injections de calomel, comme pour la syphilis : faire tous les huit jours, au début, puis tous les quinze jours, une injection avec:

Calomel 0,05 centigr.

Huile d'olives stérilisée. ... 1 cent. cube. Aller, suivant les cas, jusqu'à quinze ou vingt injections, en mettant un intervalle de plus en plus long entre chaque injection.

3. Localement, faire une antisepsie rigoureuse des placards lupiques.

Dans le lupus ulcérocronlcux, faire tomber les croules au moyen de cataplasmes de fécule faits avec Teau horiquée.

TUBKRCULOSR CUTANÉE 371

Délerger ensuite les parlîes par des lavages répéléa ^atia et soir, avec un verre d'eau chaude, auquel on lljoutera une cuillerée à café de

Sublimé 1 gram.

Alcool 20 —

Eau distillée Q. S. p. 100 cent, cubes.

Panser, soit avec l'aristol pur, soit avec la pommade :

Arislol. . . . ■ 3 gram.

Vaseline 30 —

Cautériser les ulcérations lupi(]ues rebelles, en -tpuchant, à l'aide d'uu pinceau de coton, avec :

Acide lactique ( „ ,„

Eaudislillée 1 """S™"-

■i. Dans le lupus non ulcéreux, pratiquer les mômes lavages que ci-dessus.

En outre, badigeonner le placard lupique deux l'ois par semaine avec :

Monochlorophénol 2 gram.

Glycérine neutre 10 —

Au cas d'irritation provoquée trop vive, caUner par des applications de vaseline boriquée.

Dans les formes congesfives, appliquer, loua les soirs, la pommade suivante :

Ichthyol 1 gram.

Acide salicylique 0,50 cenligr.

Glycérolé neutre d'amidon . . . . 30 gram.

5. Dans la plupart des cas, les moyens précédents ne suffisent pas à guérir le lupus, et il faut avoir recours, en même temps, au traitement chirurgical (curetlage, scarifications quadrillées, ignipunclure).

6. Dans le lupus érythémateux, calmer, au début, les poussées congestives par des applications de com-

presses imbibées d'eau boriquée ou la pommade à l'oxyde de zinc.

Appliquer, ensuite, pendant la nuit, l'emplâtre de savon noir, fait en étendant sur un morceau de flanelle du savon noir dissous dans l'alcool.

Dans le jour, mettre la pommade :

Acide salicylique 0,50 centigr.

Résorcine 1 gram.

Oxyde de zinc 2 —

Vaseline 20 —

Continuer l'application de l'emplâtre de savon noir jusqu'à irritation vive des parties. Suspendre alors et calmer par les moyens précédemment indiqués. Puis recommencer, et ainsi de suite.

7. Si les lésions lupiques sont torpides et qu'il n'y ait pas de contre-indication du côté des viscères, aller faire, l'été, une saison à La Bourboule, Uriage, Challes, Salies, Balaruc.

Tuberculose pulmonaire

Définition,— Maladie spéciale déterminée par le bacille de Koch.

Eléments étiologiques. — Hérédité (du bacille ou du terrain bactéricole). Contajfion (immédiate ou médiate). — Lympliatisme, surmenage, excès... Misère physiologique. — Infections provocatrices (grippe, rougeole...).

Sif/nefi cliniques, — Anorexie, amaigrissement, chlorose ; toux sèche fréquente ; rhumes faciles ; adénites... — Bronchite fébrile du sommet : submatité, expiration prolongée, exagération des vibrations thoraciques (au toucher et à l'auscultation) ; craquements secs. — Pleurésie sèche (ou avec épanchement).— Hémoptysies. — Craquements humides, crachats purulents épais contenant des bacilles, douleurs erratiques. — Fièvres, sueurs, diarrhée. — Râles caverneux, soutfle, pectoriloquie. — Phtisie (consomption).

/. — Tuberculose pulmonaire chronique en pleine évolution, sans fièvre ni hémoptysie s, avec un bon tube digestif,

i. Manger le plus et le mieux possible, en variant ralimentation.

Prendre, tous les jours, 200 à 300 gram. de viande crue, en boulettes (mouton ou cheval) ou la macération de viande crue préparée de la manière suivante :

On met 500 gram. à 1 kilogr. de viande crue hachée dans son cinquième (en poids) d'eau froide (bouillie ou filtrée): 100 à 200 gram.; on fait macérer deux heures ; on enveloppe dans un linge résistant et on presse ou bien on jette le tout sur un tamis fin, reposant sur une capsule ou terrine qui reçoit le liquide.

presses imbibées d'eau boriquée ou la pommade à Toxyde de zinc.

Appliquer, ensuite, pendant la nuit, Templâtre de savon noir, fait en étendant sur un morceau de flanelle du savon noir dissous dans l'alcool.

Dans le jour, mettre la pommade :

Acide salicylique 0,50 centigr.

Résorcine 1 gram.

Oxyde de zinc 2 —

Vaseline 20 —

Continuer l'application de l'emplâtre de savon noir jusqu'à irritation vive des parties. Suspendre alors et calmer par les moyens précédemment indiqués. Puis recommencer, et ainsi de suite.

7. Si les lésions lupiques sont torpides et qu'il n'y ait pas de contre-indication du côté des viscères, aller faire, l'été, une saison à La Bourboule, Uriage, Challes, Salies, Balaruc.

Tuberculose pulmonaire

Définition,— Maladie spéciale déterminée par le bacille de Kocli.

Eléments étiologiqucs. — Hérédité (du bacille ou du terrain bactéricole). Contagion (immédiate ou médiate). — Lymphatisme, surmenage, excès... Misère physiologique. — Infections provocatrices (grippe, rougeole...).

Sif/nefi cliniques. — Anorexie, amaigrissement, chlorose ; toux sèche fréquente; rhumes faciles; adénites... — Bronchite fébrile du sommet : submatité, expiration prolongée, exagération des vibrations thoraciques (au toucher et à l'auscultation) ; cra(|uements secs. — Pleurésie sèche (ou avec épanchement).— Hémoptysies. — Craquements humides, crachats purulents épais contenant des bacilles, douleurs erratiques. — Fièvres, sueurs, diarrhée. — Râles caverneux, souffle, pectoriloquie. — Phtisie (consomption).

/. — Tuberculose pulmonaire chronique en pleine évolution, sans fièvre ni hémoptysies, avec un bon tube digestif,

i . Manger le plus et le mieux possible, en variant ralimentation.

Prendre, tous les jours, 200 à 300 gram. de viande crue, en boulettes (mouton ou cheval) ou la macération de viande crue préparée de la manière suivante:

On met 500 gram. à 1 kilogr. de viande crue hachée dans son cinquième (en poids) d'eau froide (bouiUie ou filtrée): 100 à 200 gram.; on fait macérer deux heures ; on enveloppe dans un linge résistant et on presse ou bien on jette le tout sur un tamis fin, reposant sur une capsule ou terrine qui reçoit le liquide.

Prendre, en naluz'e, additionné d'nn peu de sel, demi-lieure avant le déjeuner.

2. Vivreau plein air, à Tabri des variations brusques (le température, du vent et des températures extrêmes. Pour cela, habiter en hiver les climats chauds du littoral méditerranéen (Cannes, Hyères, Menton, Grasse) ou Amélie, et, en été, les climats frais d'altitude dans les Pyrénées, les Alpes ou l'Auvergne; ou passer toute l'année dans un sanatorium spécial, comme celui du Canigou.

S'il y a moins de 31"^ (sous l'aisselle), malin et soir, marcher et faire de l'exercice, mais sans arriver jusqu'à la fatigue. Le reste du temps, et conslamment s'il y a 37°5 ou plus, vivre au plein air, sur la chaise longue.

3. Pas de travaux intellectuels fatigants, ni de préoccupations d'affaires.

Distractions sans veillées tardives. Pas de jeu, de cercles, de cafés.

Aucun excès.

Ni tabac ni alcool.

Ne jamais cracher par terre ni dans son mouchoir ; se servir de crachoirs à couvercles, qui seront vitlês dans les lieux et lavés avec une solution de sublimé à 1/2000. [Voir: Antisepsie et Désinfection).

[Ce régime et cetle hygiène seront mieux obtenus et, dans certains cas môme, seront exclusivement obtenus dans un sanatorium spécial, comme ceux du Vemel. de Leysin, etc., où la direction médicale est constante et absolue].

4. En hiver, prendre la plus grande quantité possible (2 à 4 verres ^ liqueur par jour) de

Huile de foie de morue i litre.

Créosote pure 25 gram.

ou, deux fois par jour (à 4 h. et à 10 h. soir), dans une tasse d'infusion de feuilles d'oranger, une cuillerée à café de créosotal (carbonate de créosote) ou de phosphotal (phosphite de créosote) au 1/5 (dilution ou émulsion), ou dix à vingt capsules par jour, contenant chacune :

Créosotal 0,50 centigr.

et, au repas, de l'huile de foie de morue pure.

En été, prendre, matin et soir, en lavement, un demi-verre d'eau chaude, dans lequel on aura émulsionné, avec un demi-jaune d'oeuf, une cuillerée de

Huile d'olives 300 cent, cubes.

Créosote pure 30 gram.

ou quarante à cinquante gouttes de créosote dans un demi-litre ou dans un quart de litre de lait ; ou une cuillerée à café de phosphotal au 1/5 dans un quart de litre de lait.

S'il y a de la diarrhée, ajouter six à huit gouttes de laudanum au lavement.

5. Alterner, dix jours par dix jours, le phosphate de chaux (0,50 centigr. de phosphate neutre en poudre à chaque repas), ou une cuillerée à chaque repas de

Biphosphate de chaux 10 gram.

Eau bouillie 300 cent, cubes.

ou un cachet (à chaque repas) de glycérophosphate (note de la p. 16) et les injections de cacodylate de soude : 0,05 centigr. par jour dans 1 cent, cube d'eau bouillie.

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