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Appliquer, tous les huit ou dix jours, des pointes

presses imbibées d'eau boriquée ou la pommade à l'oxyde de zinc.

Appliquer, ensuite, pendant la nuit, Templâtre de savon noir, fait en étendant sur un morceau de flanelle du savon noir dissous dans l'alcool.

Dans le jour, mettre la pommade :

Acide salicylique 0,30 centigr.

Résorcine 1 gram.

Oxyde de zinc 2 —

Vaseline 20 —

Continuer l'application de l'emplâtre de savon noir jusqu'à irritation vive des parties. Suspendre alors et calmer par les moyens précédemment indiqués. Puis recommencer, et ainsi de suite.

7. Si les lésions lupiques sont torpides et qu'il n'y ait pas de contre-indication du côté des viscères, aller faire, l'été, une saison à La Bourboule, Uriage, Challes, Salies, Balaruc.

Tuberculose pulmonaire

Définition,— Maladie spéciale déterminée par le bacille de Koch.

Eléments étiologiqucs. — Hérédité (du bacille ou du terrain bactéricole). Contagion (immédiate ou médiate). — Lympliatisme, surmenage, excès... Misère physiologique. — Infections provocatrices (grippe, rougeole...).

Slgnea cliniques. — Anorexie, amaigrissement, chlorose ; toux sèche fréquente ; rhumes faciles ; adénites... — Bronchite fébrile du sommet : submatité, expiration prolongée, exagération des vibrations thoraciques (au toucher et à l'auscultation) ; craquements secs. — Pleurésie sèche (ou avec épanchement).— Hémoptysies. — Craquements humides, crachats purulents épais contenant des bacilles, douleurs erratiques. — Fièvres, sueurs, diarrhée. — Râles caverneux, souffle, pectoriloquie. — Phtisie (consomption).

/. — Tuberculose pulmonaire chronique en pleine évolution, sans fièvre ni hémoptysies, avec un bon tube digestif,

\. Manger le plus et le mieux possible, en variant Talimentation.

Prendre, tous les jours, 200 à 300 gram. de viande crue, en boulettes (mouton ou cheval) ou la macération de viande crue préparée de la manière suivante:

On met 500 gram. à 1 kilogr. de viande crue hachée dans son cinquième (en poids) d'eau froide (bouillie ou filtrée): 100 à 200 gram.; on fait macérer deux heures; on enveloppe dans un linge résistant et on presse ou bien on jette le tout sur un tamis fin, reposant sur une capsule ou terrine qui reçoit le liquide.

Prendre, en nature, additionné d'un peu de sel, demi-heure avant le déjeuner.

2. Vivre au plein air, à l'abri des variations brusques de température, du vent et des températures extrêmes. Pour cela, habiter en hiver les climats chauds du littoral méditerranéen (Cannes, Hyères, Menton, Grasse) ou Amélie, et, en été, les climats frais d'altitude dans les Pyrénées, les Alpes ou l'Auvergne ; ou passer toute l'année dans un sanatorium spécial, comme celui du Canigou.

S'il y a moins de 37^5 (sous l'aisselle), matin et soir, marcher et faire de l'exercice, mais sans arriver jusqu'à la fatigue. Le reste du temps, et constamment s'il y a ST^'S ou plus, vivre au plein air, sur la chaise longue.

3. Pas de travaux intellectuels fatigants, ni de préoccupations d'affaires.

Distractions sans veillées tardives. Pas de jeu, de cercles, de cafés.

Aucun excès.

Ni tabac ni alcool.

Ne jamais cracher par terre ni dans son mouchoir ; se servir de crachoirs à couvercles, qui seront vidés dans les lieux et lavés avec une solution de sublimé à 1/2000. (Voir: Antisepsie et Désinfection).

[Ce régime et cette hygiène seront mieux obtenus et, dans certains cas même, seront exclusivement obtenus dans un sanatorium spécial, comme ceux du Vernet, de Leysin, etc., où la direction médicale est constante et absolue].

4. En hiver, prendre la plus grande quantité possible (2 à 4 verres ^ liqueur par jour) de

Huile de foie de morue i litre.

Créosote pure 25 gram.

ou, deux fois par jour (à 4 h. et à 10 h. soir), dans une tasse d'infusion de feuilles d'oranger, une cuillerée à café de créosotal (carbonate de créosote) ou de phosphotal (phosphite de créosote) au 1/5 (dilution ou émulsion), ou dix à vingt capsules par jour, contenant chacune :

Créosotal 0,50 centigr.

et, au repas, de l'huile de foie de morue pure.

En été, prendre, matin et soir, en lavement, un demi-verre d'eau chaude, dans lequel on aura émulsionné, avec un demi-jaune d'oeuf, une cuillerée de

Huile d'olives 300 cent, cubes.

Créosote pure 30 gram.

ou quarante à cinquante gouttes de créosote dans un demi-litre ou dans un quart de litre de lait ; ou une cuillerée à café de phosphotal au 1/5 dans un quart de litre de lait.

S'il y a de la diarrhée, ajouter six à huit gouttes de laudanum au lavement.

5. Alterner, dix jours par dix jours, le phosphate de chaux (0,50 centigr. de phosphate neutre en poudre à chaque repas), ou une cuillerée à chaque repas de

Biphosphate de chaux 10 gram.

Eau bouillie 300 cent, cubes.

ou un cachet (à chaque repas) de glycérophosphate (note de la p. 16) et les injections de cacodylate de soude : 0,05 centigr. par jour dans 1 cent, cube d'eau bouillie.

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