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XII. — Convalescences traînantes

Prendre deux fois par jour, avec les repas, une cuillerée de

Vin de quinquina j ^ 500 cent . cubes.

Vm de gentiane )

Arséniate de soude. . . . 0^20 centigr.

Grasset; Consultations, S"»» odit. l»^

et, deux fois par jour, avec les repas aussi, une cuillerée de sirop de kola (noie de la p. 15).

XIIL — Recommandation générale

Pendant tout le cours de la fièvre typhoïde, quelle que soit la forme, analyser Turine, au moins deux fois par semaine : albumine (?), dosage de Turée, quantité d'urine par vingt-quatre heures.

fièvRES ^.ruptiVes 195

Fièvres éruptives

{Rougeole^ scarlatine^ variole)

Définition et éléments éliologiqiies. — Maladies infectieuses aiguës, épidémiques et contagieuses, à déclarer (la variole et la varioloïde sous le N" 3, la scarlatine sous leN* 4 du carnet).

Isolement de 40 jours, à partir du début de la maladie, premier jour de l'invasion, pour la scarlatine, la variole et la varioloïde — de 16 jours pour la rougeole et la varicelle.

Signes cliniques. — A. Rougeole. Fièvre, catarrhe laryngonasal, oculaire et bronchique. Exanthème en petites saillies rouges inégales, quelquefois boutonneuses. Desquamation furfuracée. Complications respiratoires.

B. Scarlatine. Fièvre intense, angine douloureuse. Exanthème rt'abord sur le tronc, en plaques diffuses étendues, pointillé plus foncé. Desquamation en plaques, albuminurie. Complications rénales (anasarque) ; arlhropathies.

C. Variole. Fièvre, rachialgie, vomissements. Macules rouges, puis papules, vésicules et pustules. Desquamation croûteuse, suppurations.. Hémorragies.

i. Isoler le malade dans une chambre bien aérée et oaaintenue à une température uniforme : prendre toutes les précautions de désinfection indiquées au ^ot: Désinfection. — Dans le cas de variole, revacciner immédiatement tout le personnel de la maison, de la femille et même, si possible, de la localité (quelle que soit la date de la dernière vaccination chez chacun).

(L'isolement ne devra cesser qu'après la guérison ^ï^ès complète, une ou deux sorties à Tair libre et un grand bain général, dans les délais ci-dessus).

Tenir le malade au lit et lui donner toutes les deux heures, jour et nuit sauf sommeil, du bouillon ou du

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lail fdans la scarlatine, exclusivement tlu lait). — Dès que la lièvre est lombéo, ajouter du jus de viandi', puis des œufs, et arriver progressivement mais assez vile li une alimentation tonique.

Dans l'intervalle des petits repas indiqués, boire de l'infusion chaude de lilieul avec une feuille d'orannef^ Aucun autre traitement s'il n'y a pas dindicalion particulière ni de complication.

Ausculter tous les jours (surtout dans la rougeole) et analyser l'urine tous les deux jours (surtout dans la scarlatine).

2. S'il y a de l'embarras gastrique au début, ne pas employer de purgatif, mais donner 1 gram. 20 d'ipf'ca en trois paquets, un toutes les cinq minutes: eau tif-de â cliaque repas pour faciliter les vomissements.

Si l'embarras gastrique avec anorexie persiste au déclin et dans la convalescence, donner, trois matins d^ suite, un verre d'eau de Janos.

3. Si l'éruption se fait mal ou trop lentement, doni>*'' toutes les deux heures, une cuillerée de

Acétate d'ammonia<[ue .... 5 à 10 gram. Teinture d'aconit . . . Douze à quinze goutt-**

Eau de tilleul 90 cent, eut»*'

Sirop de lleui-s d'oranger ... 30 —

Appliquer des sinapismes aux membres ou bien '' envelopperdans de grands cataplasmes sinapisés(rao^* farine de lin, moitié moutarde), que l'on remplace ^^j' suite par des bottes ou des manchons de ouate et "" lalTetas ciré. ^

4. S'il y a des phénomènes nerveux graves (spéc-^* leoient dans la variole), donner, toutes les deux heur^^ ' une cuillerée de la potion suivanle :

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Extrait thébaïque 0,03 iï 0,10 cenligr.

Liqueur d'Ilofl'mann. Vingt à quarante goultps.

lîau do tilleul !I0 cent, cubes.

Sirop de Heurs d'oranger . . 30 — 4 bis. Dans la variole, ai le cas est plus grave, faire deux injections d'étlier par jour et administrer, d'heure en heure, une potion avec 0,15 à 0,20 centigr. d'extrait Ihébaïque.

5. S'il y a collapsus ou tendance au collapsus ou adynamie profonde, mettre dans le lait du rhum ou du cognac (2 verres à liqueur par 2i hem'es) et trois l'ois par jour une cuillerée à café de teinture de kolaarséniê (note de la p. 13).

Faire des injections hypodermiques d'éther (2 à 4 par jour) oude la solution suivante :

Caféine j ^ „

Benzoate de soude \^ 2 gram. ;.0.

Eau distillée et bouillie . . . Q. S. pour 10 cent, cubes de solution.

( 1 à i cent, cubes par jour) ;

Ou de sérum artificiel (voir p. 17).

Faire, trois ou quatre fois par jour, des inhalations d'oxygène: un quart d'heure chaque fois avec des repos toutes les deux ou trois minutes.

6. Dans la forme hémorragique {variole, scarlatine), donner de l'ergotine (2 gram. en potion ou un centim. cube en injection), donner, par cuillerée i\ soupe, toutes les deux heures, la potion suivante :

Chlorure de calcium cristallisé 4 à6 gram.

Kau-de-vie 30 gram.

Teinture de cannelle 3 ^

Sirop d'éc. d'or, amëres ... -iO gram.

Eau bouillie .... Q. S. pour 120 cent, cubes.

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