FIÈVRES ÉRUPTIVES
OU faire, matin et soir, une injection de 10 à 20 cent, cubes de sérum gélatine à 2 pour 100.
7. Localement^ dans la variole (notamment sur la figure), pulvériser, pendant une minute (à plusieurs reprises dans la journée), le mélange suivant:
Sublimé )
Acide citrique j ^ ^ ^a"^-
Alcool à 90° 5 cent, cubes.
Ether Q. S. pour 50 cent, cubes -
puis appliquer du glycérolé au sublimé à 1/15 ou delà pommade au salol à 1,50 pour 20 de vaseline.
8. Si la convalescence est lente et traînante, forcer l'alimentation tonique [(jus de viande, viande crue en purée ou en boulettes...), boire de Teaud'Orezza ou de Pardina aux repas, prendre un à trois verres à liqueur par jour de sirop de quinquina arsénié (note de la p. 1^)-
Vie au plein air. — Voyage sur le littoral méditerranéen si c'est en hiver, dans les Alpes si c'est en été-
[Pour les complications, voir les mots correspondants, comme: Bronchopneumonies ^ Néphrite aiguë ]
Gale
Elément éliologiques. — Acare, contagion.
Signes cliniques. — Démangeaisons nocturnes, sillons, vésicules claires, papules de prurigo, pustules d'ecthyma ; localisation aux espaces interdigitaux, aux poignets, aux plis des coudes, à la partie antérieure des aisselles, à la ceinture, aux fesses, aux organes génitaux chez Thomme, au mamelon chez la femme.
i. Si la gale est compliquée, si la peau est très irritée, s'il existe de nombreuses pustules, commencerpar calmer Tirritation cutanée par des bains d'amidon et Tapplication d'une poudre inerte antiseptique :
Acide borique lOgram.
Salicylate de bismuth iO —
Amidon 80 —
2. Une fois l'irritation calmée, ou d'emblée si elle n'existe pas, exécuter dans un établissement spécial (hôpital, établissement de bains) le traitement dit do deux heures :
a. Friction de demi-heure avec du savon noir et de l'eau tiède.
b. Continuer ensuite la friction dans un bain tiède pendant la même durée.
c. Frictionner énergiquement pendant demi- heure toutes les parties atteintes avec la pommade d'IIelmerich modifiée :
Fleur de soufre 10 gram.
Carbonate de potasse 5 —
Axonge (>0 —
d. Prendre ensuite un bain sulfureux d'ime liemiheure ou d'une heure pour se débarrasser de la pommade, ou mieux garder celle-ci pendant 12 heuresel ne prendre le bain que le lendemain.
Pendant la durée du traitement, faire désiofecler h Tétuve tous les pfTfits portés depuis le début dp la maladie.
Les jours suivants, prendre quotidiennement m» bain d'amidon suivi de poudrage à l'amidon.
;i. Si on ne peut aller se faire traiter dans un établissement ou si la peau est délicate, faire à domicile le traitement par le baume du Pérou.
Se frictionner le soir, au moment du coucher, peD'. dant 30 à 40 minutes sur tout le corps, à l'aide d'un« brosse douce, avec:
Baume du Pérou pur ... . 50 à BO grani.
Garder le baume toute la nuit.
Le lendemain, prendre un bain d'amidon suivi je poudrage à l'amidon; à répélcr les jours suivant^. pendant huit jours.
Faire désinfecter ses vi^tements.
i. Chez les enfants jeunes, remplacer le baume di* Pérou par :
Onguent styrax 20 gram .
Huile de camomille camphrée. . 80 à 40 —
GASTROENTÉRITE DES ENFANTS 201
Gastroentérite des enfants du premier âge
Définition. — Maladie du tube diç^estif se développant chez les
nouveau-nés, au sevrage ou pendant la dentition : choiera
infantilis.
Éléments étiologiques. — Alimentation précoce, lait de mauvaise
(lualité, sevraçje, dentition ; climat chaud, été. — Infection
(microbe spécial).
Signes cliniques. — Diarrhée, selles vertes, amaigrissement.
Vomissements. Refroidissement des extrémités. Advnamie.
Collapsus.
/. — Pendant Vallailement
i. Supprimer toute alimentation autre que le lait de la nourrice. Régler rigoureusement les tétées toutes les deux heures.
2. Après chaque tétée, donner une cuillerée à café d'eau seconde de chaux et, si l'enfant a trop soif dans l'intervalle des tétées, permettre quelques cuillerées à ^fé d'eau de Vichy (Hauterive ou Saint-Yorre).
Si cela ne réussit pas, donner, après chaque tétée, ^ne cuillerée de
Eau sucrée 300 cent, cubes.
Acide lactique 5 gram.
et en permettre quelques cuillerées entre les tétées.
3. Donner, matin et soir, un bain tiède de cinq à dix ïninutes.
Maintenir constamment sur le ventre un cataplasme ïïiince de farine de lin entre deux linges.
202 GASTROENTÉRITE DES ENFANTS
Administrer, matin et soir, un lavement de décoctioi de graines de lin.
4. Vie au plein air, à Tabri des excès de tempéra — ture. Éviter spécialement les chaleurs et, si on est erz: été, envoyer Tenfant à la montagne dans un clinia frais, d'altitude moyenne.
//. — Après le sevrage
1 . Régler les repas d'une manière absolument sévère toutes les trois heures, un œuf à la coque, une puré^= et un bol de lait.
Si cela ne suffit pas, régime lacté absolu. Avoir ui bonne vache (dont on surveille Talimentation, à campagne) ou une ânesse et donner, toutes les dei heures, une tasse ou un bol de lait, jour et nuit sa^ sommeil. Aucun autre aliment ni aucune autre boisso:*:^
2. Comme pour I, en remplaçant les tétées par 1^ prises de lait ci-dessus.
3 et 4. Comme pour I.
II L — Cas graves
1. Si le régime lacté n'est pas supporté, supprin^^ le lait et donner, toutes les deux heures, de la pnf^ de viande crue avec un peu de bouillon froid.
2. Après ces petits repas et dans l'intervalle, donn^ ^ par gorgées le mélange suivant :
Acide lactique 5 gram.
Laudanum de Sydenham . . . Une goutte .
Rhum ou cognac 30 gram.
Sirop de coings 50 —
Eau Q. S. pour un demi-litr^
GASTROENTÉRITE DES ENFANTS 203
3 et 4. Gomme pour I.
En été et dans le Midi, le déplacement immédiat de l'enfant vers la montagne s'impose et peut le ressusciter, même mourant.
5, Dans les cas d'intolérance de tous les régimes cidessus, mettre Tenfant à la diète hydrique absolue : ne donner par la bouche que des cuillerées à café d'eau bouillie toutes les demi-heures ou toutes les heures. — Plus tard on revient à un des régimes ci-dessus ou aux lavements alimentaires.
IV, — Après la maladie
1. Surveiller très sévèrement et pendant très longtemps le régime de Tenfant. Régler toujours les repas très exactement comme heure et comme composition. Ne rien permettre entre les repas sous aucune forme et sous aucun prétexte.
Maintenir longtemps au lait, aux œufs, purées de viandes, farines alimentaires diverses. N'arriver que plus tard aux aliments ordinaires.
Eviter la diarrhée et la constipation. Assurer une selle régulière quotidienne.
2. A chaque repas, donner une cuillerée à café, à dessert ou à soupe (suivant l'âge) de
Biphosphate de chaux .... 10 gram.
Eau 300 cent, cubes.
3. Deux fois par an, donner à domicile vingt bains Uèdes de dix minutes avec 3 à 5 kilogrammes de sel marin et une demi-bouteille à une bouteille d'eauxïûères de Salies-de-Béarn : un tous les jours.
304 GASTROENTÉRITE DES ENFANTS
Tout le reste de l'année, lavage à l'eau froid» rapide, sur tout le corps, tous les matins.
Vie extérieure au plein air. Feu de travail in tuel. Exercices du corps, gymnase, sans surmen
4. En été, saison à la mer; séjour prolongé ai de la mer et deux bains par jour de cinq à dix mi ou saison à Salies-de-Béarn, Salins-de-Moutiers rue ou eaux semblables (traitement purement exi
GOITRE EXOPHTALMIQUE 205
Goitre exophtalmique
Définition et signes cliniques. — Névrose caractérisée par : ^'oitre, exophtalmie, tachycardie, tremblement des doijçts ; palpitations, souffles précordiaux et cervicaux ; symptômes névropathiques généraux (psycfiiques, moteurs, vasomoteurs).
Éléments étiologiques. — Hérédité névropathique. Tempérament nerveux. Névroses. Causes morales.
1. Hydrothérapie. — Douches à température moyenne (tiède d'abord) et à faible pression (en jet brisé ou en pluie).
2. Électrothérapie. — Courants continus, 5 à 10 milliampères au cou. Plus tard, interruptions, ou même courants faradiques.
3. Dix jours par mois, prendre, toutes les six heures, une pilule contenant :
Poudre d'ipéca 0,05 centigr.
Poudre de feuilles de digitale . 0,02 —
Extrait d'opium 0,002 milligr.
NMO.
Les dix jours suivants, prendre, deux fois par jour, au repas, un cachet de glycérophosphate (note de la p. 16) et un verre à liqueur de vin de kola arsénié (note de la p. 15).
Les dix derniers jours de chaque mois, repos thérapeutique complet.
4. Vie au plein air, sans émotions, préoccupations, secousses physiques ou morales.
â06 (JOltRE E^Ot^HtALMlQÙË
[Les traitements par le corps thyroïde (1) et chirurgical ne me paraissent pas encore avoir assez fait leurs preuves pour ôtre indiqués ici].
(1) Le traitement par le corps thyroïde me paraît même dangereux dans certains cas à tachycardie considérable.
GOÙtTË 20'?
Goutte
Définition. — Maladie chronique générale de la n\itrition ne pouvant être caractérisée (|ue par Turicéniie et l'ensemble des signes cliniques suivants.
Signes cliniques. — Crise aiguë s'annonçant par des troubles gastriques, puis gonflement du gros orteil avec rougeur ; peau luisante, grosses veines; douleur très vive; tiôvro. — Envahissement possible d'autres articulations.
Engorgements et déformations polyarticulaires, tophus en divers endroits.— Migraines, épistaxis, hémorroïdes, eczémas, dyspepsies, lithiases, obésité, furoncles, diabète ; artériosclérose, néphrite scléreuse.
Éléments étiologiques. — - Hérédité goutteuse ou arthritique. Vie sédentaire, bonne chère (aliments azotés, gibier ; vins fins;.
/. — Crise articulaire aiguë
1. Séjour au lit dans une chambre bien aérée et maintenue aune température uniforme.
Toutes les deux heures, jour et nuit sauf sommeil, prendre un bol de lait,