‹ Consultations médicalesChapitre 418 sur 517 · Nourrir avec du lait glacé et du Champagne frappé · texte numérisé non relu

Nourrir avec du lait glacé et du Champagne frappé

Si c'est supporté, joindre des œufs, des purées avec du bouillon à la boule et des purées de viande crue.

5. S'il y a des signes d'hypertension céphalorachidienne et de compression: ponction lombaire.

Migraine

Définition. — Syndrome douloureux caractérisé par les Signes cliniques suivants : douleur plus ou moins étendue à une moitié de la tête, anorexie, vomissements : hémianopsie, scotonie scintillant.... le tout par crises. Santé complète dans l'intervalle.

Eléments étiologiques. — \rthritisme (goutte, rhumatisme, maladies bradytrophiques, herpétisme...). Hérédité. Dyspepsie, sédentarité, surmenage cérébral.

Je ne vise ici que le traitement de la crise même. En dehors de la crise, il faut faire le traitement de la cause. (Voir les mots: Anémie, Arthritisme, Dyspepsies...).

Dès apparition de la moindre douleur (pourvu que ce ne soit pas dans les deux heures qui suivent un repas), prendre, toutes les demi-heures, un cachet

Bicarbonate de soude )

Antipyrine [ ^ ^'^^ eentigr.

Pour un cachet. — N** 10.

en prendre chaque fois de deux à quatre ; Ou:

Antipyrine 0,50 eentigr.

Citrate de caféine . 0,10 —

Sulfate de spartéine 0,02 —

Pour un cachet. — N<* 10.

deux à quatre chaque fois ; Ou:

Phénacétine 0,50 eentigr. à 1 gram.

(en cachets) seul ou associé à 1 gram. de sulfonal.

Le soir, prendre une pilule contenant : Extrait de belladone. . • . . )

Poudre de belladone > sSk 0,01 centigr.

Podophyllin )

Pour une pilule. — N" 10.

ou, le lendemain matin, prendre une bouteille d'eau de Villacabras.

MYÉLITE AIGUË 269

Myélite aiguë

Définition. — Maladie caractérisée par la localisation diffuse sur l'ensemble de la moelle des infections aiguës (non syphilitiques) ou des intoxications.

Pour les myélites aiguës systématisées, voir le mot : Paralysie atrophiquc de Venfance.

Éléments étiologiques. — Maladies infectieuses, refroidissement, traumatismes. Lésions voisines (mal de Pott, cancervertébral...). Névrites ascendantes.

Signes cliniques. — Frissons, fièvre, rachialgie ; paraplégie ; atrophie musculaire ; anesthésies, eschares ; paralysie des sphincters. — Marche ascendante des symptômes. — Douleur en collier, troubles pupillaires, dysphagie, troubles circulatoires et respiratoires, paraplégie cervicale, torticolis, contractures au cou.

i. Repos absolu au lit.

2. Application de ventouses scarifiées des deux côtés de la colonne vertébrale, au niveau de la région atteinte.

Plus tard, appliquer des vésicatoires ; plus tard encore, des pointes de feu (à renouveler tous les huit jours) ou des cautères à la pâte de Vienne.

3. Donner toutes les heures, dans du lait, un paquet contenant :

Calomel 0,05 centigr.

Sucre de lait Q. S.

S'arrêter quand il y a une forte selle et recommencer le lendemain.

4. Application de courants continus (5 à 10 milliampères): un pôle sur la colonne vertébrale, au niveau de

270 MYÉLITE AIGUË

la région malade; l'autre promené dans la sphère de distribution des nerfs émanés de cette région.

5. Aux heures où on ne donne pas le calomel, donner, toutes les heures, 0,05 centigr. d'ergot de seigle pulvérisé ou 0,10 centigr. de bromhydrate de quinine.

6. S'il y a des eschares, laver à Teau bouillie boriquée (à 4 p. 100) et panser à la poudre d'iodoforme.

MYÉLITE DIFFUSE CHRONIQUE 271

Myélite diffuse chronique

Définition. — Maladie chronique de la moelle, non syslématisée à un appareil médullaire spécial.

Pour les myélites chroniques systématisées, voir les mots: Ataxie locomotrice progressive, Atrophie musculaire progressive.

Éléments étiologiques. — Les mêmes que pour la myélite aiguë (voir ce mot) et en plus: arthritisme, alcoolisme, syphilis, artériosclérose...; surmenage génital.

Signes cliniques. — Les mêmes que pour la myélite aiguë, moins la fièvre et la rachialgie.

i. Appliquer, tous les huit jours, des pointes de feu le long de la colonne, au niveau de la lésion; ou appliquer deux cautères, un de chaque côté de la colonne, au même niveau.

2. Vingt jours par mois, donner, à chaque repas, une cuillerée de

Eau bouillie, 300 cent, cubes.

lodure de sodium 5 à 10 gram.

Arséniate de soude 0,05 àO,iOcentigr.

et les dix autres jours de chaque mois, à chaque repas, une préparation de glycérophosphate (note de la p. 16) et une préparation arséniée de quinquina ou de kola (note de la p. 15).

3. Tous les huit jours, le soir au coucher, prendre une pilule de 0,15 centigr. d'aloès.

4. Tous les deux jours, appliquer des courants continus moyens (10 milliampères) le long de la colonne

272 MYÉLITE DIFFUSE CHRONIQUE

et sur les membres atteints : vingt minutes de séance avec cinq minutes de repos au milieu.

5. En été, aller faire une saison à Balaruc ou à Lamalpu, suivant la prédominance des troubles moteurs ou sensitifs.

Néphrite aiguë

Définition. — Localisation sur le rein de certaines infections aiguës et de certaines intoxications aiguës (grippe, poisons alimentaires, bacille d'Ebertli, pneumocoques...).

Autres Éléments étiologiques. — Lithiase urinaire, refroidissement, traumatismes.

Voir les mots : Pyélite et Pyélonéphrite suppurées.

Signes cliniques. — Frissons, lièvre ; douleurs lombaires ; urines rares, albumineuses, sanguinolentes. Symptômes d'insuHisance urinaire (voir: Mal de Bright). Œdèmes, anasanjuc.

i. Régime lacté absolu et exclusif: un bol de lait toutes les deux heures, jour et nuit, sauf sommeil. Aucun autre aliment ni aucune autre boisson.

2. S'il y a une douleur vive, appliquer deux ventouses scarifiées de chaque coté de la colonne, à la région lombaire ;

Ou bien appliquer des pointes de feu superficielles (qu on pourra répéter) sur la même région.

3. Prendre, le matin, une cuillerée d'eau-de-vie allemande dans deux cuillerées de sirop de nerprun.

Renouveler le lendemain ou le surlendemain s'il y a lieu.

4. Inhalations d'oxygène, toutes les heures environ: 10 litres par vingt-quatre heures.

5. Plus tard, donner quatre à cinq pilules par jour, contenant chacune :

Tanin 0,25 centigr.

Pour une pilule. — X° 20.

Grasset; Consultations^ S"" édit. 18

274 NÉPHRITE AÎGUE

6. Analyser Furine tous les jours et doser Talbumine et Turée éliminées dans les vingt-quatre heures.

7. Plus tard, quand on arrivera au régime mixte, rester longtemps au régime lacté.

[S'il survient de Turémie ou si la maladie passe à Tétat chronique, voir le mot: Mal de Bright].

Neurasthénie

Définition. — Névrose générale caractérisée par les Signes cliniques suivants : lassitude le matin au réveil, céphalée en casque, rachialgie, douleurs errati(|ues; impressionnabilité, émotivité, phobies diverses ; aboulie ; tics psychiques ; dyspepsie atonique, entéroptose, gastreclasie, constipation ; amnésie, faiblesse générale, impuissance au travail; palpitations, troubles vasomoteurs.

Éléments étiologiques. — Surmenage (cerveau ou moelle) : travaux intellectuels, préoccupations professionnelles, peines morales, excès physiques, excès génitaux... Hérédité névropathique; arthritisme personnel ou héréditaire. Infections, intoxications, traumatismes.

/. — Forme légère

1. Manger le plus et le mieux possible tout ce que Festomac digérera.

Pas de travail intellectuel, ni surtout de préoccupation morale.

Vie au plein air; exercices du corps, sans fatigue ni surmenage.

2. Tous les matins, douche froide, de 20 à 30 secondes, en jet sur tout le corps, sauf la tête, suivie d'une friction sèche et d'une promenade.

A défaut d'installation suffisante, faire, tous les matins, une immersion rapide (entrer et sortir) et totale (jusqu'au cou) dans une baignoire d'eau froide, suivie comme la douche.

Le soir, avant dîner, massage méthodique de tout le corps.

â'î'6 NEURASTHÉNIE

3. Alterner, mois par mois, les deux traitements suivants (20 jours de traitement et 10 jours de repos tous les mois):

a. A chaque repas, prendre une préparation arséniée de quinquina ou de kola (note de la p. 15) et un cachet de glycérophosphate (note de la p. 16). h. A chaque repas, prendre un cachet contenant:

Fer réduit 0,10 centigr.

Pour un cachet. — N° 40.

et une cuillerée de

Eau bouillie 300 cent, cubes.

Acide chlorhydrique 1 gram.

ou un verre à Bordeaux de

Acide chlorhydrique 2 gram. 50.

Sirop de limons 100 —

Eau bouillie Q. S. pour 1 litre.

4. Au printemps et à Tautomne, aller, si possible, faire une cure de six semaines dans un établissement spécial d'hydrothérapie, comme Brioude, Champel, Divonne, Lafoux ou Saint-Didier.

En été, aller faire une saison minérale à Lamalou, Bigorre, Néris ou Ragatz...

//. — Forme grave

1. Extraire le malade de son milieu ordinaire, familial et social; l'isoler dans un établissement spécial de neurothérapie, sans famille, avec un ou deux gardesmalades intelligents et sous la direction constante et assidue du médecin-directeur.

Page 1