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En dehors de cela, traitement médical comme pour I. B

///. — Péritonites tuberculeuses

Signes cliniques. — (Je ne parle ici ni de la péritonite par perforation d'une ulcération tuberculeuse de l'intestin, ni de la péritonite faisant partie d'une tuberculose aiguë généralisée : granulie).

A." Tuberculose pleuropéritonéale subaiguë. — En général, début par la plèvre (pleurite ou léger épanchement) : mais attention primitivement attirée par péritoine (quoique ultérieurement atteint) : troubles digestifs (souvent diarrhée douloureuse), ventre météorisé, matités limitées, ascite... Pour la localisation pleurale, voir le mot: Pleurésie.

B. — Tuberculose péritonéale chronique. — Début et évolution

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insidieux, ventre augmenté de volume ; bosselé, contractions intestinales douloureuses (coliques), diarrhée alternant avec do la constipation, vomissements, matités éparses, ascite enkystée ou libre (et alors abondante), gâteau sous la main (périombilical ou surtout sous-ombilical).

Si on fait une ponction, examen bactériologique, inoculation, examen cytologique du liquide extrait.

1. Hygiène générale des tuberculeux (voir le mot Tuberculose): long séjour au plein air au bord de la mer en hiver, à la montagne en été; repos absolu (sur la chaise longue), si le thermomètre marque sous Faisselle 37*^5 ou au-dessus, à une heure quelconque de la journée...

Alimentation très surveillée: lait en grande quantité, viande crue en boulettes ou en macération, purées, farines de céréales.... Surveiller de près les digestions intestinales.

2. Dix jours sur vingt, appliquer tous les soirs un suppositoire avec 0,05 centigr. de naphtol camphré et 0,10 centigr. de tanin;

Les dix autres jours, injecter tous les jours 0,05 centigr. de cacodylate de soude dans un centimètre cube d'eau bouillie.

3. Dans les formes très chroniques, sans poussée aiguë, avec tendance à Tamélioration, aller, tous les ans, faire une saison d'un mois à six semaines à Saliesde-Béarn (au printemps ou à l'automne).

4. Si le traitement médical paraît inefllcace et sans trop attendre, intervention chirurgicale.

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Phtiriase

( Pédiculose )

Éléments étiologlques. — Poux de la tète, du pubis, du corps.

Signes cliniques. — Démanj»eaisons, prurigo, oxcorialions, ecthyma, impétigo du cuir chc\ élu [impétigo g ranula ta) ^ mélanodermie du corps; présence des parasites et de leurs lentes accolées aux cheveux ou aux poils.

/. — Poux de tête

1. S'il s*agit (l'un enfant ou d'un homme, couper les cheveux ras.

S'il y a de l'impétigo, faire tomber les croûtes à l'aide de cataplasmes de fécule.

Laver tous les matins la tête à la décoction chaude de feuilles de noyer et au savon noir.

Appliquer ensuite, soit de la vaseline boriquée à 1/10, soit la pommade:

Acide salicylique 1 gram.

Soufre précipité 3 à 6 —

2. S'il s'agit d'une femme, respecter la chevelure, à moins d'impossibilité absolue.

Traiter d'abord, s'il y a lieu, les lésions du cuir chevelu par les moyens précédents.

Puis lotionner les cheveux, afin de détacher et de détruire les lentes, avec :

Sublimé 1 gram.

Vinaigre 500 —

qu'on fait chauffer au moment de s'en servir. Peigner ensuite soigneusement au peigne fin.

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//. — Poux du pubis [morpions)

Prendre un bain avec :

Sublimé 20 gram.

Chlorhydrate d'ammoniaque . . 20 —

Eau distillée 200 —

Faire le soir une onction avec de l'onguent napolitain (moyen dangereux), qu'on aura soin d'enlever au bout de quelques heures par un savonnage énergique à Teau chaude.

Il vaut mieux faire d^s lotions pendant trois ou quatre jours avec le vinaigre au sublimé, d'après la formule indiquée en 2 de I.

///. — Poux du corps

i. Poser les vêtements infectés et les faire désinfecter soit à l'étuve, soit aux vapeurs de soufre.

2. Prendre, tous les jours, alternativement un bain sulfureux (à 80 gram.) et un bain amidonné.

3. Le soir, pour calmer les démangeaisons, appliquer sur les téguments la pommade :

Acide phénique 1 gram.

Oxyde de ziac . )

Amidon 1 ^ ^^ g^am.

Vaseline /

Lanoline \^ m gram.

Poudrer par dessus avec de la poudre d'amidon.

Pleurésie aiguë

Définition et éléments étiologiques. — Maladie caractérisée par la localisation sur la plaie de diverses infections aiguës, notamment la tuberculose, la grippe, la pncumococcie, le rhumatisme aigu.

Signes cliniques.^ Frissons, fièvre, douleur thoracique latérale, toux sèche. — Submatité, frottements pleuraux, diminution des bruits respiratoires.— Matité à la base limitée par une parabole à convexité supérieure et à maximum axillaire avec sonorité tympanique sous la clavicule, diminution et absence des vibrations thoraciques, diminution et absence du murmure vésiculaire, soutïle, œgophonie (pectoriloquie aphone) ; déplacement du cœur (ou du foie).

Avec une seringue, on peut extraire 20 cent, cubes de liquide et faire l'examen microscopique, bactériologique (direct et après inoculation au cobaye) et cytologique après centrifugation (1).

Formules cytologiques (Widal, Sicard, Ravaut):

a. Pleurésie tuberculeuse primitive : lymphocytes ;

b. Pleurésie en cours de tuberculose: éléments polymorplies en destruction;

c. Pleurésie infectieuse non tuberculeuse : polynucléaire ;

d. Pleurésies mécani<iues (cardiaques, Bright) : grandes cellules endothélialcs soudées.

/. — Pleurésie aiguë avec épanchement

i. Séjour au lit, dans une chambre aérée, sans courants d'air, avec une température égale.

(1) Et aussi, si possible, sérodiagnostic (Arloing etCourmont): agglutination des bacilles de Koch en culture homogène par le li(iuide pleural.

Régime lacté absolu et exclusif: toutes les deux heures, jour et nuit sauf sommeil, prendre un bol de lait additionné de 0,25 centigr. de bicarbonate de soude. — Aucun autre aliment.

Dans l'intervalle, boire, par vingt-quatre heures, un demi-litre à 1 litre de tisane de chiendent additionnée de 4 gram. de sel de nitre par litre.

2. Au début, prendre une infusion de A gram. de feuilles de jaborandiou faire une injection hypodermique d'un centigramme de chlorhydrate de pilocarpine.

Puis, quatre fois par jour, prendre une pilule contenant :

Poudre de scille 0,10 centigr.

Extrait de scille 0,05 —

ou un cachet contenant :

Théobromine 0,50 centigr.

Phosphate neutre de soude . . . 0,25 —

Pour un cachet. — N*' 40.

et tous les deux jours, le soir au coucher, une pilule de 0,10 à 0,15 centigr. d'aloès.

3. Vers le 7"® jour, si Tépanchement n'est pas en voie de résolution, appliquer sur le thorax, successivement derrière et devant (pas dans la région verticale de l'aisselle), un large vésicatoire fortement camphré et recouvert d'un papier de soie huilé.

A, Après cela et au plus tard au 20™" jour, si l'épanchement est très abondant (déplacement du cœur ou du foie, matité jusqu'à la clavicule et dans la fosse susépineuse), même sans dyspnée intense, pratiquer la thoracentèse : dans l'asepsie la plus rigoureuse, retirer

Grasset; Consultations, 5"« édit. ^^

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avec un aspirateur, lentement et avec des interruptions, 1 litre à i litre et demi de liquide.

5. Après cela, remettre quelques vésicatoires pour achever de faire disparaître le liquide ; reprendre les diurétiques (notamment la théobromine) et y joindre deux cuillerées par jour de

Eau bouillie 300 cent, cubes.

lodure de potassium 10 gram.

Voir III pour les suites.

//. — Pleurésie aiguë avec point de côté violent et forte angoisse respiratoire. — Pleurésie diaphragmatique

1 . Appliquer sur le côté malade six à douze ventouses scarifiées ; et, si cela ne suffît pas, injecter sous la peau un centigr. de morphine.

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