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TRAITEMENT DE LA NYMPHOMANIE

Chlorhydrate de cocaïne 2 grammes.

Eau de laurier -cerise 4 —

Eau distillée. 100 —

Pour lotions chaque soir, ou :

Chlorhydrate de cocaïne 2 grammes.

Vaseline blanche 20 —

Essence de roses I goutte.

VII. — L'hydrothérapie est indiquée dans tous les cas. Lorsque la douche scientifique n'est pas possible, faire une application d'eau très froide sur la colonne vertébrale à l'heure du coucher.

Les eaux minérales les plus utiles sont Néris et Royat.

VIII. Traitement moral. — Combattre l'onanisme, s'il existe, par les moyens d'ordre moral.

Le mariage est indiqué chaque fois que les malades ne sont pas menacées d'affections mentales.

Éviter l'isolement, la lecture des ouvrages licencieux, la fréquentation des théâtres ; voyages, vie à la campagne, aux bains de mer ou dans des pensions alpestres, mais toujours en compagnie.

IX. Indications chirurgicales. — Dans les cas où la nymphomanie est très intense, lorsqu'elle fait craindre des complications mentales et que tous les traitements rationnels ont échoué, la clitoridectomie est indiquée, surtout lorsque le mariage est impossible et que les habitudes d'onanisme sont invétérées. J'ai vu cette opération donner de bons résultats dans plusieurs cas graves.

La nymphoiomie a été également pratiquée avec succès dans les cas où les petites lèvres provoquaient par leur longueur la gêne de la marche et le prurit génital. C'est là une excellente opération, ne présentant aucun danger et qui rend de grands services à un bon nombre de femmes.

Le traitement de l'obésité présente quelques indications spéciales chez la femme, non seulement parce que la diathèse semble avoir une action particulière sur les organes génitaux (aménorrhée,stérilité,frigidité,etc), mais parce qu'elle est souvent accompagnée d'adhérences péri-utérines qui ne permettent pas d'appliquer avec la même rigueur les règles thérapeutiques auquel l'homme vigoureux peut être soumis.

Je vais formuler ici un traitement qui m'a donné de nombreux succès chez les femmes qui ont bien voulu le suivre avec persévérance.

Je le diviserai en quatre parties qui toutes ont leur importance et doivent être appliquées simultanément :

Traitement médicamenteux.

Traitement diététique.

Traitement local.

Traitement hygiénique.

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A. — Traitement médicamenteux.

La médication pure vient, à mon avis, en premier lieu chez la femme qui se soumet difficilement aux traitements diététique et hygiénique. Elle eBt basée sur les purgatifs, les alcalins, les iodures el les opiacés; elle a pour hut l'évacuation des graisses et des produi biliaires, la perversion de la nutrition et le ralentissement des échanges.

i. — Je me suis arrêté à la *cammo?iée parmi les purgatifs actifs les mieux supportés par la femme obèse. Elle agit sûrement sans fatiguer l'intestin et produit très rapidement une diminution de volume de l'estomac et de l'abdomen. Voici la formule que j'emploie :

Pour un cachet.

En prendre un le soir, vers minuit.

Il importe de prévenir les femmes qui prennent ce médicament pour la première fois que son action est très active et a lieu environ cinq ou six heures après l'ingestion. La dose sera renouvelée tous les deux ou trois jours, et même plus rarement, selon la tolérance des malades. Les femmes i/ui supportent bien la srammonée maiijrissenl rapidement.

II. — En même temps que la scammonée, je fais prendre chaque malin, immédiatement avant le premier déjeuner, un verre à bordeaux d'une des nombreuses

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eaux purgatives (Carabana, Janos, etc.) ou une cuillerée à café de la poudre suivante, dans un peu d'eau :

Follicules de séné en poudre \

Crème de tartre [ âa 3 grammes.

Soufre sublimé )

Anis étoile en poudre 2 —

Sucre 40 —

Parmi les nombreux médicaments spéciaux préconisés contre l'obésité, l'iodure de potassium est celui que j'emploie aujourd'hui ; j'y ajoute cependant l'extrait de fucus, qui a donné quelques résultats en l'associant dans la formule suivante :

Iodure de potassium 10 grammes.

Extrait alcoolique de fucus vesiculosus. 5 — Sirop d'écorce d'oranges amères.. ... 190 —

Une cuillerée à soupe tous les soirs, les jours où la malade ne prend pas la scammonée.

III. — Enfin, l'expérience acquise dans le traitement de la morphinomanie m'a permis de constater que les préparations opiacées, qui ralentissent les échanges, permettent à la femme de réduire l'alimentation sans en être trop incommodée. J'associe, dans ce cas, l'opium à l'iodure de potassium :

Iodure de potassium. 10 grammes.

Extrait thêbaïque 20 centigr.

Sirop d'écorce d'oranges amères 190 grammes.

Une cuillerée à soupe chaque soir (même réserve que pour la formule précédente).

B. — Traitement diététique.

Le traitement diététique est plus compliqué. Étant donnée la difficulté qu'on éprouve à l'imposer à la femme qui ne veut pas renoncer à ses habitudes mondaines, je l'ai simplifié le plus possible et ne lui ai pas donné cette forme mathématique des pesées, qui n'est pas toujours pratique.

La femme doit manger souvent, afin de se soustraire aux repas copieux. Il faut quatre repas et cinq si possible. Voici quelle en est la substance.

Premier déjeuner de sept à neuf heures.

Environ 50 grammes de viande (le choix en est laissé à la patiente), pain grillé ou en flûte à discrétion ; une tasse de café sans lait, pas de beurre.

Deuxième déjeuner de onze heures à une heure.

Viande à discrétion, un œuf, fromage, 50 grammes de pain grillé ou en flûte; une tasse de thé, avec ou sans lait.

Troisième repas ou goûter.

Une tasse de thé ou un verre de madère, avec des biscuits secs.

Quatrième repas entre sept et huit heures.

Pas de potage, viande et poisson à discrétion,

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malade, environ 50 grammes de légumes, fromage, 50 grammes de pain grillé ou en flûte, un fruit, un verre de bordeaux ou de bourgogne pur.

Cinquième repas entre onze heures du soir et une heure du matin (facultatif).

Légère collation composée d'un verre de madère, d'une tranche de viande froide et d'un biscuit sec.

Suppression absolue du beurre et des boissons gazeuses.

On voit que ce régime est d'une extrême simplicité, puisqu'il ne défend rien de l'alimentation ordinaire et ne diffère de la diète habituelle que par l'addition d'un repas à la fourchette, le matin.

G. — Traitement local.

Le traitement local a une très grande importance chez la femme dont l'obésité se complique d'affections utérines ou péri-utérines. H consiste dans un massage scientifique, non seulement des muscles de la région abdominale et lombaire, mais encore de l'utérus et de ses annexes lorsque ceux-ci sont enclavés et adhérents aux organes voisins.

Le massage n'est applicable que lorsque les complications inflammatoires ont disparu ou sont considérablement atténuées.

Il doit être appliqué avec persévérance, surtout chez les femmes qui ne peuvent marcher et se livrer aux exercices physiques.

D. — Traitement hygiénique.

L'exercice et l'hydrothérapie, ainsi que la sudation, sont nécessaires pour combattre l'obésité.

L'exercice a pour but d'augmenter l'oxydation des tissus, de tortiller le système musculaire et d'empôcher l'envahissement des fibres musculaires par la graisse interstitielle. C'est malheureusement cette partie du Iraitement qu'il est le plus difficile de faire accepter aux femmes, même lorsqu'il n'existe aucune contreindication du côté des organes génitaux.

La marche est rarement acceptée par les femmes obèses. On peut avoir recours a des appareils gymnastique* installés dans les appartements (gymnastique suédoise) et qui permettent un exercice rationnel des muscles- J'insiste, chaquo fois que cela est possible, pour que les séances de gymnastique aient lieu dans des établissements spéciaux, où les malades sont dirigées et stimulées.

Pour varier, je prescris l'usage de la bicyclette quand il n'y a pas de conlre-indication dans l'état local. La nouveauté de cet exercice, qui est en même temps un amusement, m'a permis de tirer un grand nombre de femmes de leur torpeur orientale.

Enfin, la sudation (bain turc), suivie de la douche et du massage, vient très utilement compléter la thérapeutique de la femme obèse, qui accepte très bien cette partie du Iraitement lorsqu'il n'existe aucune contreindication du coté des organes tboraciques.

Les cures thermales sont très utiles dans l'obésité

lans l'obésité,

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parce qu'elles obligent à un déplacement et favorisent l'application des méthodes thérapeutiques que j'ai formulées plus haut.

J'insiste surtout sur les eaux sulfatées sodiques (Marienbad et Carlsbad) et sur les eaux de Brides et de Châtel-Guyon.

TRAITEMENT DE L'OEDEME VULVAIRE

J'ai été appelé assez souvent à constater un véritable œdème vulvaire indépendant de la syphilis et de toute affection locale, telle que : abcès, cancer, éléphantiasis, blennorrhagie, etc.

Alors même que cet œdème reconnaîtrait une caust locale quelconque, il m'a paru utile de formuler le tri tement de cette complication.

.!e distinguerai, pour le traitement, deux variétés : l'œdème dur sans infiltration, l'œdème avec infiltration (complication fréquente de l'accouchement).

Œdème dur, éléphantiasis.

Dans Y œdème dur, qui peut être assimilé a un com mcncement d'éléphantiasis et chez lequel on doit toujours soupçonner la syphilis, le traitement est à la foi local e

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