TRAITEMENT DU PRURIT DE LA VULVE
Pour un cachet. Un ou deux cachets à l'heure du coucher.
Prurit diabétique.
Il faut toujours penser au diabète lorsque le prurit est persistant et ne s'accompagne pas de lésions locales appréciables.
Après s'être assuré de la présence du sucre dans les urines et ordonné le régime spécifique, on se contentera de simples lotions chaudes boriquées :
Acide borique 50 grammes.
Biborate de soude 5 —
Eau distillée i litre.
TRAITEMENT DE LA SALPINGITE, DE L'OVARITE, , DE LA PÉRI-OVAÏUTE ET DE LA SALPINGO- OVARITE.
Je réunis dans un mémo groupe le traitement non chirurgical des affections inflammatoires de l'ovaire, de la trompe et des tissus péri-ovariens, et cela pour plusieurs raisons. La première est qu'il est impossible d'établir un diagnostic différentiel précis pendant la période aiguë' entre les affections très diverses qui atteignent les annexes; la seconde est que, même le diagnostic nettement établi, le traitement médical est à peu près identique pour chaque variété.
Il importe cependant de définir aussi nelLement que possible les affections qui font l'objet do cet article.
L'ovarite, dont l'existence est inconlcjlable, malgré les négations des nêopathologislcs. est l'inflammation limitée au parenchyme de l'ovaire. 11 faut reconnaître qu'elle est très rare et qu'elle s'accompagne le plus souvent de pelvi-néritonito (péri-ovarite) eL do salpingite {salpingo-ovarite).
La péri-ovarite est une variété de pelvi-périlonii
ITEMENT DE LA SALPINGITE, DE 1,'OVAIUTE, ETC. 133
limitée à la partie de la séreuse qui touche l'ovaire.
La salpingite présente une plus grande importance pathologique, non pas comme phlegmasie, mais par suite des modifications que subit l'organe. Il faut envisager, en effet, trois variétés kystiques: tantôt la trompe contient (lu pus, c'est le pyo-mlpinx ; tantôt elle contient de la sérosité, c'est 1 : ' hydro-salpinx ; tanlôtelle contient du sang, c'est l'hèmalo-salpinx.
Cette distinction une fois établie, j'aborde la thérapeutique.
Pendant la période aiguë, le traitement se confond avec celui de la pelvi-péritonite, que j'ai déjà décrit.
Dans la période subaiguë et chronique, j'applique encore la révulsion. Je dis encore parce que j'appartiens à ces réactionnaires qui croient à l'utilité des révulsifs et des pointes de feu dans le traitement des inflammations et des épanchetnents de la cavité abdominale.
Lorsque l'empâtement inflammatoire est limité à la légion péri-ovarienne et lorsque le palper abdominal révèle encore une douleur assez vive, je conseille l'application de pointes de feu toutes les semaines sur la région empâtée.
Le vésicatoire. dont on a tant usé jadis, mérite encore d'être employé non comme résolutif, mais surtout pour son action révulsive. J'ai, en outre, observé, comme tant d'autres, que le vésicatoire a une action incontestable sur l'élément douleur.
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; Ii y a encore d'aulres médications locales qu'il coiivient d'essayer, quoique leur el'licaci lé soit plutôt démoq. trée par l'empirisme ; telles sont les applications de tein. ture d'iode, les onctions avec des pommades à base de mercure, lés cniplàtrcsde Vigo, les applications décompresses avec des eaux mères de Salîns-du-Jura, etc.
La médication vaginale ne sera pas négligée- OuLre une asepsie rigoureuse, on conseillera des injections ou plutôt des irrigations vaginales chaudes.
Les ovules médicamenteux a la glycérine trouvent ici leur application. Je donne la préférence aux ovules a la belladone, à t'ichthyol ou à la cocaïne.
Enfin, dans la période chronique non douloureuse et lorsque la salpingo-ovarite ne se termine pas par la suppuration, l'indication la plus importante consiste a détruire les adhérences par le massage.
Pour être efficace, le massage doit être bimnnuel et pratiqué suivant les règles habituelles.
Un ou deux doigts de la main droite seront introduits dans le vagin jusqu'au niveau de la lésion, pendant que la main gauche, appliquée sur l'abdomen, s'efforcera, par des frictions douces et répétées, de détruire les adhérences. Je conseille deux ou trois séances par semaine, suivies d'un repos absolu de quatre ou cinq heures.
Lorsque les adhérences sont très tenaces, il y a parfois avantage k anesthésier la malade et à dégager les organes. C'est la une excellente pratique, qui doit être appliquée avec prudence et seulement lorsqu'il n'existe plus aucune trace de pelvi-péritonite.