C. — Macération du col
La lacération du col est une lésion qui a été jugée assez sérieuse pour motiver une opération chirurgicale qui est, a mon avis, une des plus justifiées de la thérapeutique utérine.
La plaie béante qui ouvre l'utérus favorise, en effet, la résorption par l'utérus et même par les annexes de tous les germes morbides déposés dans le vagin. C'est une porte ouverle à la salpyngite et au pyo-salpynx. De pins, elle s'oppose à la conception, prédispose aux fausses couches et entretient une douleur et une suppuration constantes de la région.
I. — Le véritable et rapide traitement de la lacération est la trachêlorrhaphie,Ou opération d*Emmet,qui consiste à exciser les tissus malades sur chacune des lèvres et à les réunir ensuite par des sutures. C'est une excellente opération, que j'ai été un des premiers à faire connaître en France après Emmet.
Mais toutes les femmes ne consentent pas à se laisser opérer, et le praticien n'est pas toujours placé dans des conditions et dans un milieu où celle opération peut être pratiquée. H y a donc lieu de formuler un traitement non opératoire des lacérations du col. Ce traitement peut toujours amener la cicatrisation de la plaie, s'il ne fait pas cesser l'ectropion des lèvres, et, de toutes façons, il constitue toujours une excellente préparation à la trachélorrhaphie, si celle-ci ne peut être évitée.
- Lorsque la lacération est très étendue et
endue et que