UTÉRINE
Tous les gynécologues savent que chaque fois que l'utérus subit des modifications de volume ou de structure, dues soit à la grossesse, soit à la phlegmasie, soit à des néoplasmes, il se produit un état nauséeux, puis des vomissements pouvant devenir assez graves pour déterminer la cachexie.
I. — Le meilleur médicament à opposer aux vomissements est la cocaïne, qui agit à la fois sur les centres nerveux et sur la terminaison des nerfs sensibles de la région du cardia.
Voici la formule que j'emploie habituellement :
Chlorhydrate de cocaïne 10 centigr.
Antipyrine 1 gramme.
Eau distillée. 100 grammes.
Par cuillerée à café toutes les demi-heures jusqu'à cessation des vomissements.
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II. — Lorsque l'estomac ne peut tolérer même n petite quantité de liquide, j'ai recours à une préparation plus concentrée :
('rendre d'abord dii gouttes de celle solution; renouveler la dose au bout d'une heure, puis au bout de trois beures, s'il n'y a pas de résultat. Donner ensuite une dose de trois ou quatre gouttes avant les repas.
III. — Je me suis bien trouvé des applications locales de cocaïne sur le col dans la grossesse ou lorsque les vomissements étaient dus à une métrite aiguë. J'applique sur le col un tampon imprégné de la pommade attirante :
r.hlorhyii raie do coca'iiiL' 1 gramme.
Extrait de belladone 25 ceutigr.
Vaseline !0 grammes.
H est, du reste, un fait d'observation, non expliqué, n savoir: que les applications locales faîtes sur Je col font souvent cesser les vomissements de la grossesse. On connaît la méthode de Copeman, qui consiste à dilater l'orifice du col avec le doigt dans les vomissements graves. Ce procédé fait souvent cesser les vomissements sans provoquer l'avortement.
IV. — J'ai obtenu plusieurs succès en appliquant le procédé indiqué par Routh, et qui consiste à découvrir le col avec le spéculum et à le badigeonner avec de la teinture d'iode.